Making Of : Les yeux dans la Meuh (1/2)

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A quelques heures du coup d'envoi de la 8e édition du Festival la Meuh Folle qui se déroulera ce Week-end au Parc des Expositions d'Alès, retour en arrière sur la dernière ligne droite pour l'organisation du festival.

La Meuh Folle est le premier festival du Gard à ouvrir le bal cette année. À l’aube du printemps et comme tous les derniers week-ends de Mars à Alès, le Cercle des Étudiants de l’École des Mines remet le couvert. Cette année particulièrement, la programmation a gagné en maturité et ses organisateurs espèrent une nouvelle fois attirer la foule. Rencontre avec Morgane Caromel, Présidente du Festival de la Meuh Folle.

Tu peux me faire une petite présentation de toi et du festival ?
Image de Je suis Morgane Caromel, élève en 3e année de l’École des Mines d’Alès, et présidente du festival de la Meuh Folle 2011. Le festival de la Meuh Folle est un festival de musiques actuelles comme on dit, deux soirs, avec un camping gratuit au Parc des Expos…

Combien de bénévoles compte le festival ?
Cette année on est presque 80. À savoir qu’en 2001 quand ils ont commencé ils étaient 20 ! Ensuite ça a augmenté tous les ans… et depuis 2-3 ans on tourne entre 60 et 80.

Ils sont tous de l’École des Mines ?
Oui.

Tu peux m’expliquer pourquoi la « Meuh Folle » ?
Ça vient de ME. La Maison des Étudiants de l’École des Mines, abrégée ME. Donc le surnom est simple : la Meuh Folle !

OK. Alors en quelle année a eu lieu la première édition ?
En 2001 ! Par des étudiants de l’École des Mines, notamment Lucas. L’objectif était de créer un évènement musical dans le coin, puisqu’à part le festival des Rocktambules de Rousson il n’y a rien, mais aussi d’ouvrir l’École au jeune public alésien. Créer des liens entre l’École des Mines, la ville d’Alès, et sa région. Le problème c’est qu’on a la réputation « d’école fermée ». Fermée sur elle-même par rapport à la ville d’Alès. Je pense que l’idée de s’ouvrir s’est également fait sentir…

Ça me fait penser, quand tu parles d’Alès, il n’y a rien ici. Pas un seul concert dans l’année, c’est quoi le problème ? Pas de volonté ?
C’est pour ça que l’on est là aussi. Il faut faire bouger les jeunes de la région… Après je ne sais pas si la population est assez « jeune » pour faire de tels évènements ou créer même des salles de concert. Montpellier n’est pas loin (1 h).

Oui à Alès, à part l’École des Mines, grosso modo après le lycée tout le monde s’en va… Mais au lycée, peu ont la chance d’aller à Montpellier pour aller voir des concerts. Tu enlèves la Meuh, il reste quoi ? Les Rocktambules ? C’est déjà ça ! Mais depuis quelque temps leur programmation est plutôt branchée « jeune », à coup de rock et de ska ! Alors que la Meuh a dépassé ce cadre-là, a mûri par rapport à ça. Du dub de programmé avec High Tone, l’ethno transe de Domb, ça a été le début de la démarcation musicale…
Bah nous on va peut-être plus suivre nos envies que les Rocktambules par exemple. Ils ont peut-être plus la pression, je ne sais pas… Le fait de plaire à tout le monde pour s’en sortir. Nous aussi on a la pression, il ne faut pas se le cacher. On n’a pas des subventions astronomiques… Puis soyons honnête : ça me ferait chier de programmer de la musique que je n’aime pas !

Enchainement logique : un festival sans « étiquette » donc ?
Il y avait une étiquette à l’époque, en 2007…

Oui, « Rock/Ska/Reggae » ?
Ouais voilà, c’était précisé sur l’affiche ! Au bout d’un moment on en a eu marre, il y a tellement de choses à côté alors pourquoi se limiter seulement à ça ? Pourquoi passer à côté à cause d’une étiquette ? Alors on l’a enlevé de l’affiche et ça a été le nouveau départ.

Sur l’édition où High Tone était là, il me semble…
Oui, en 2008, ça n’apparait plus.

OK, si tu devais faire un petit bilan sur les sept dernières éditions, tu retiendrais quoi comme évolution depuis le temps ?
Ah la première année, 2001 ! C’était un peu le pari. Ils partaient un peu de rien, ils n’y connaissaient rien… dur ! Le budget programme n’était pas énorme, juste de quoi faire une petite affiche ! En 2006, grand retour…

Entre temps, délocalisation à Saint Étienne ?
À Saint-E oui, en 2002. Ça n’a pas marché. Et c’est d’ailleurs pour ça qu’en 2003, 2004 et 2005 il n’y a rien eu. Gros plantage en 2002. Puis en 2006, quelqu’un a dit : « il faut reprendre tout ça ! ». Et le truc a été relancé, avec Dub Inc’ notamment.

Ensuite, évolution en 2007 avec le tremplin. On cale pour le Téléthon le tremplin en décembre avec des groupes amateurs, le gagnant passe ainsi en tout début de soirée pour ouvrir le festival. Puis surtout depuis 2006, un festival qui ne cesse de grandir, indéniablement. La programmation prend de l’ampleur à chaque fois, ça fait venir de plus en plus de monde… Selon les organisateurs il y a des variantes dans les styles musicaux, c’est l’avantage de se renouveler de notre côté. Il est clair qu’on a tous envie de faire grandir le festival même s’il y a toujours l’éternel dilemme de préserver l’état d’esprit du festival.

Quand tu dis le faire grandir, c’est-à-dire ? Car je regardais les chiffres niveau affluence et j’essayais de comparer avec le festival Skabazac. Eux aussi ont commencé avec 1 500 personnes pour leur première, les quelques années suivantes ils tournaient avec 4 000 personnes en moyenne, donc comme vous. Et l’an dernier, ils sont montés à 30 000 ! Même si ce n’est pas les mêmes financements, vous par exemple, le Parc des Expos, il est ouvert à combien ? De moitié ?
Non, deux tiers. Donc c’est clair, à terme, on peut rajouter un tiers niveau capacité. Ça laisse une petite marge, on a le potentiel de grandir encore un peu. Je pense sincèrement, si le festival suit sa route, on va arriver à remplir le CAPRA en entier. Mais voilà, il est clair que 2010 a été un tournant pour nous. La programmation a fait venir des gens différents, pas forcément habitués à la Meuh, notamment grâce à Pony Pony Run Run et Beat Torrent. Ensuite comme autre évolution, les fameux gobelets en plastique rigide (NDLR éco-festival) que chacun d’entre nous collectionne (rires) ! Puis de toute façon c’est dans l’air du temps : tous les festivals ont leurs gobelets personnalisés. Donc voilà cette année avec plusieurs grosses têtes d’affiche, on va continuer à grandir ! On va passer la barre des 4 000 entrées !

C’est donc l’objectif de cette édition, 4 000 ? L’an dernier ce n’était déjà pas 4 000 ?
Non ! L’an dernier c’était 3 935 ! (rires). Non, c’est plus symbolique… Les 4 000 ont été atteints en 2006, pour notre retour, et depuis ça n’a pas été refait. On tourne cependant toujours autour de cette moyenne.

J’avais pensé que l’an dernier il y avait plus de monde qu’en 2006… D’ailleurs, l’an dernier, quel soir a attiré le plus de monde ?
Le deuxième. Avec 2 100 personnes et quelques, le vendredi 1 850 environ.

C’est curieux quand même… avec Pony Pony le vendredi, en pleine bourre à l’époque.
Oui et c’est très rare que la tête d’affiche du festival soit le premier jour. Mais après il y a toujours le problème du vendredi et du samedi. Tous les gens qui bossent la semaine, constat renforcé s’ils viennent de loin, n’auront pas forcément envie de sortir le vendredi. Alors que le samedi, ils n’hésiteront pas.
Puis il y a eu aussi un public très varié l’an dernier : ceux qui sont venus le vendredi pour Pony Pony ne sont pas forcément venus le samedi… Ça s’est clairement ressenti au niveau des préventes. On avait vendu beaucoup de pass 1 soir par rapport aux années précédentes où l’on vendait nettement plus de pass 2 jours.

Et cette année ?
Beaucoup de pass 2 jours. Bonne nouvelle ! La prog’ est intéressante et les gens qui aiment les groupes du premier soir aiment généralement ceux du second.

Pour poursuivre, est-ce que tu trouves que c’est de plus en plus dur en année, pour organiser un festival ?
Nous, cette année, on a augmenté notre budget. On a demandé plus, du fait que l’on faisait venir les Ogres. Les Ogres, c’est un groupe qui demande de l’argent, mais qui attire aussi. Il est clair que si on avait eu une programmation comme l’an dernier, on n’aurait pas demandé un budget plus important.

D’ailleurs, est-ce que tu as remarqué auprès des groupes une hausse des cachets ?
Non. Après, notre situation est un peu particulière. On arrive à leur faire comprendre que nous sommes un petit festival pour qu’ils adaptent leur cachet. Éric dans l’orga est très bon dans ce domaine ! Honnêtement, j’ai du mal à voir si c’est la crise pour les artistes. Certains en tout cas. Concernant les groupes que l’on a fait venir cette année, quand les cachets sont tombés, je n’ai pas été surprise.

Après nous on a une programmation de meilleure qualité, car on cherche à prendre des groupes assez réputés dans leur style, donc oui, notre budget artistique a augmenté, mais ce n’est pas dû à l’augmentation des cachets. Au contraire, à notre volonté de faire venir jouer des plus gros groupes d’année en année.

Tu dis que le budget 2011 a augmenté par rapport à 2010, même constat l’année dernière par rapport à 2009 ?
Ouais. Sur les trois dernières années.

D’ailleurs cette année, je ne sais pas si tu vas répondre à cette question, quel est le seuil d’entrée pour rentabiliser le festival ? Tout à l’heure tu disais « il faut passer la barre des 4 000 », c’est symbolique ou une obligation financière ? Vous pouvez vous permettre de faire moins ?
Non. Dans le budget on a prévu moins que 4 000. Pourquoi ? Chaque année on se cale sur l’édition précédente. Notre vendredi, par rapport à l’an dernier, on le prévoit moins bon. Notre samedi, on l’annonce comme équivalent. On espère qu’il soit meilleur pour compenser ! Bon, plus ça va et plus c’est une évidence ! On est optimiste ! Mais c’est vrai que même en étant optimiste, tu peux te faire avoir, donc…
Donc je pense, première estimation assez large : entre 3 500 et 4 000 personnes minimum.

L’objectif des 4000 me semble largement jouable…
Oui je suis confiante. Il suffit qu’on n’ait pas une merde de dernière minute ! Ouf, finalement il fera beau !

Oui j’avais vu en début de semaine que le week-end serait plus que mitigé…
Dimanche matin je regarde : beau vendredi et samedi. Dimanche soir : pluie vendredi et samedi. Lundi matin : beau vendredi, pluie samedi. Aujourd’hui (NDLR Mardi) : beau vendredi et nuageux samedi ! Ça va passer ! (rires).

Mais oui ! Bon abordons le financement maintenant. Comment vous fonctionnez ?
J’arrondis. On a environ un budget de 100 000 €, pas tout à fait, 95 000 €. Le tiers part dans la programmation… On a 10% de subventions : École des Mines, Mairie, Gard, rien par contre de la région Languedoc Roussillon. Tout le restant c’est les entrées, et un peu d’échange de services.

Donc dans ce que tu me dis, vous n’avez que des partenaires publics ?
Oui, pratiquement. On a quelques partenaires privés, mais l’apport est très très faible. L’an dernier il y avait la Mep et la Maif. Cette année c’est terminé.

Il y avait NRJ aussi au départ comme radio ?
Au tout début oui. Ensuite ça été Virgin, l’an dernier c’était Le Mouv’… et cette année c’est Ouï FM. Sans oublier les radios locales comme R.G.O. (Radio Grille Ouverte). Et Ouï FM c’est pas mal, car on la capte ici, alors que Le Mouv’…

Pas de partenaires privés ou de sponsors comme à l’étranger ?
Non, non. On travaille avec des partenaires depuis un certain temps, ils nous connaissent, ils peuvent adapter leur tarif.

Tu as tenté malgré ça de faire des démarches auprès de partenaires privés ou cela était des refus systématiques ?
Honnêtement : mettre un nom d’entreprise dans le festival, non, on n’y a pas pensé. Après par contre, on fait toujours des demandes auprès de partenaires… Cette année on a vraiment tripé, on a appelé tous les noms d’entreprise qui avaient des vaches dans leur logo ! Donc Milka, Ben & Jerry’s, lait de vache… !! On leur a demandé s’ils voulaient faire un geste pour le festival sachant que ça serait bon pour leur comm’ ! On a pris des « non » à chaque fois !

Trop grosses boîtes non ? Je voyais mal Milka
Bah nous on voulait juste leur demander de nous filer une grosse vache gonflable par exemple ! Je pense vraiment qu’ils n’auraient pas été contre, mais c’est une énorme boîte qui fait traiter des dossiers et c’est interminable !

D’ailleurs vous, on le voit chaque année, des mecs qui viennent déguiser en vache, vous n’avez jamais eu l’idée de faire des concours pour déconner ? Du style chacun vient avec un signe distinctif en rapport avec une vache, et le meilleur truc gagne, je te dis n’importe quoi, un pull du staff !
On a un jeu déjà en place. On fait gagner une guitare, en partenariat avec Rock’n’roll le magasin à Nîmes, et cette année c’est pareil. Genre il va y avoir 2 affiches, il faudra trouver les sept différences et ensuite il y a un tirage au sort. On avait fait un autre concours l’an dernier, mais sur le camping. C’était un concours photo. Le thème c’était « Oh la vache ! ». C’est un peu nos délires !

Puisque tu me parles de délires, c’était quoi cette soirée organisée le 14 février dernier ? Elle était planifiée par la Meuh ? Ouais c’était la soirée Saint Valentin ! On avait déjà fait une soirée l’an dernier pour ramener quelques sous pour l’organisation. Cette année on l’a fait le 14, voilà, ça tombait comme ça… Du coup on a monté ce truc, ça a eu vachement de succès…

« Vachement » de succès, c’est bien tu joues sur les mots en plus ! (rires)
J’ai pas fait exprès ! (rires). Donc tu donnais une étiquette à une personne qui rentrait et il fallait qu’elle trouve son duo dans la salle. S’il avait le papier « Aladdin », il devait chercher « Jasmine » dans le bar ! Si tu trouvais ton duo, tu allais voir le barman et il t’offrait le cocktail de l’amour, créé pour l’occasion ! Ça a été un véritable succès. Il y avait ces duos improbables qui essayaient de demander des cocktails ! (rires)

Le mot de la fin, avant de te retrouver après le festival pour le débriefing. Tu as dû voir que Skabazac, Chapiteuf, Rock Fest dans les régions du Midi et du Sud de la France ont tout bonnement disparu. Est-ce que l’année prochaine la Meuh sera toujours là ?
Oui ! (elle touche du bois). Je l’annonce : la Meuh sera là ! Enfin j’annonce, j’aimerai bien… réponse le week-end prochain.

Allez, 3 500 entrées, sans porter la poisse, vu la programmation c’est extrêmement jouable !
Oui, c’est sûr. On ne peut être que positif à la veille du festival. Regarde : aujourd’hui j’ai passé ma journée à régler des merdes qui me sont tombées dessus. Ouais, ce n’était pas prévu, mais voilà ! On est en mode « ce week-end ça va marcher » et ça marchera !

On a le soleil, on a les ventes, on a le CAPRA, on a les artistes, c’est bon ! À moins d’une catastrophe, je ne vois pas ce qu’il peut nous arriver… ! (on retouche du bois).

Les dates clés de la Meuh Folle 2011 :

- Location de la salle : Avril 2010
- Prise de contact avec les groupes/démarchages : Septembre 2010
- Confirmation des groupes : de fin Novembre à mi-Décembre 2010
- Bouclage de la programmation : Décembre 2010
- Début des promos (internet, réseaux sociaux, etc) : Décembre 2010
- Blocage du budget : Janvier 2011 (très aléatoire)
- Début d’affichage : Fin Janvier 2011
- Confirmation gendarmes/autorités : Fin Janvier/début Février 2011
- Autorisation Mairie : Février 2011
- Assurance : Février 2011
- Tenue du festival : Mars 2011

Archives et affluences :

- 2010 : 7e édition, 3 935 personnes = Pony Pony Run Run, Beat Torrent, Oai Star, Kaophonic Tribu, Danakil, Oldelaf, Le Comptoir des Fous, A Million Little - 2009 : 6e édition, 4 000 personnes = La Phaze, Hilight Tribe, Debout Sur Le Zinc, Jim Murple Memorial, As de Trêfle, Une Touche d’Optimisme, PASS, Deskaya - 2008 : 5e édition, 3 500 personnes = High Tone, Les Tambours du Bronx, Domb, Les Fils de Teuhpu, Pep’s, Goulamas’k, Insomniak, The Steppers - 2007 : 4e édition, 3 500 personnes = Les Fatals Picards, La Ruda, Freedom For King Kong, Les Suprêmes Dindes, Les Doigts de l’Homme, Mauresca Fracas Dub, La Bronca, No Named Family - 2006 : 3e édition, 4 500 personnes = Dub Incorporation, Raspigaous, Les Frères Couennes, Le Baratin de la Joie, Lutin Bleu, Stevo’s Teen, 10 Rue d’la Madeleine, Shtah - 2002 : 2e édition (à Saint Étienne) = Marcel et son Orchestre, Les Caméléons, Kanjar’oc, Maximum Kouette, Positive Roots Band - 2001 : 1ère édition, 4 000 personnes = Spook & The Guay, Billy the Kick, Kargol’s et Rageous Gratoons

Le Festival de la Meuh Folle 2011, c’est à Alès dans le Gard (30) :

Vendredi 25 Mars avec Punish Yourself, Deportivo, Broussai, The Afrorockerz
Samedi 26 Mars avec Kaly Live Dub, Les Ogres de Barback, Moussu T e lei Jovents, Merci Marlène

Le festival, c’est trois jours de travail d’arrache-pied pour aménager la salle :

La Meuh Folle 2011La Meuh Folle // Making Off - MercrediLa Meuh Folle // Making Off - MercrediLa Meuh Folle // Making Off - MercrediLa Meuh Folle // Making Off - MercrediLa Meuh Folle // Making Off - MercrediLa Meuh Folle // Making Off - MercrediLa Meuh Folle // Making Off - MercrediLa Meuh Folle // Making Off - MercrediLa Meuh Folle // Making Off - MercrediLa Meuh Folle // Making Off - MercrediLa Meuh Folle // Making Off - JeudiLa Meuh Folle // Making Off - JeudiLa Meuh Folle // Making Off - JeudiLa Meuh Folle // Making Off - JeudiLa Meuh Folle // Making Off - JeudiLa Meuh Folle // Making Off - JeudiLa Meuh Folle // Making Off - JeudiLa Meuh Folle // Making Off - JeudiLa Meuh Folle // Making Off - JeudiLa Meuh Folle // Making Off - JeudiLa Meuh Folle // Making Off - JeudiLa Meuh Folle // Making Off - JeudiLa Meuh Folle // Making Off - JeudiLa Meuh Folle // Making Off - JeudiLa Meuh Folle // Making Off - VendrediLa Meuh Folle // Making Off - VendrediLa Meuh Folle // Making Off - VendrediLa Meuh Folle // Making Off - VendrediLa Meuh Folle // Making Off - VendrediLa Meuh Folle // Making Off - VendrediLa Meuh Folle // Making Off - VendrediLa Meuh Folle // Making Off - VendrediLa Meuh Folle // Making Off - VendrediLa Meuh Folle // Making Off - VendrediLa Meuh Folle // Making Off - VendrediLa Meuh Folle // Making Off - VendrediLa Meuh Folle // Making Off - Vendredi

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: Etre thésard et mélomane, c'est possible. Enfin du moins pour l'instant ! Véritable électron libre dans le Sud de la France navigant entre Montpellier, Nîmes, Avignon et Marseille, je conserve cette passion à partager mes coups de cœur, mes trouvailles... et aussi mes coups de gueule. Pour ceux qui auraient envie d'en savoir un peu plus, vous pouvez toujours jeter un œil à mon site perso, Le Musicodrome (www.lemusicodrome.com).

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