Madina Lake – Les voies de l’ataraxie

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En perpétuel mouvement, l’histoire de Madina Lake s’inscrit dans les esprits par son authenticité et sa singularité.

L’imagination et l’empirisme semblent être les moteurs principaux de cette légende à demi ésotérique réunie autour de Nathan Leone (chant), Matthew Leone (basse), Mateo Camargo (guitare) et Dan Torelli (batterie/ piano). Le groupe distille une musique pop-punk enivrante et punchy, sorte de synchronisation audacieuse de samples, de riffs et de beats bercée par la voix puissante et délectable de Nathan.

Repérés par Linkin Park pour participer au Projekt Revolution Tour en 2007 aux côtés de My Chemical Romance, Saosin et Placebo, entre autres, ils ont également arpenté les scènes du légendaire Warped Tour. Sillonnant les routes du monde entier depuis quelques années déjà, ils sont en constante évolution musicale et personnelle. Aristote disait que « Le doute est le commencement de la sagesse », et ce précepte semble avoir été parfaitement assimilé par les membres du groupe. À force de remises en questions incessantes, Madina Lake a su imposer son style et a réussi à atteindre une maturité fascinante. Leur principale motivation étant de procurer du plaisir et de partager ce pour quoi ils sont faits : la musique.

Résultant de l’inspiration fortuite de Matthew, le récit s’établit au milieu des années 50 dans la ville de Madina Lake dont le protagoniste, Adalia, disparaît mystérieusement. Outre la poursuite de cette histoire romancée, leur second album est axé sur la délivrance d’un message à base philosophique et spirituel. Emprunt d’originalité, les thèmes abordés tournent autour des expériences de la vie, des apprentissages que l’on peut en tirer et à quel point il est important de vivre le moment présent.

Après un brillant premier album, From Them, Through Us, To You, ils reviennent courant 2009 avec leur deuxième opus, Attics To Eden, enregistré en collaboration avec le producteur notoire David Bendeth (Paramore, Underoath, Killswitch Engage …). Renouvelant le genre, cet album est substantiellement plus abouti et universel. S’efforçant de gérer les contraintes de temps, ils ont su repousser leurs limites afin d’étendre leur créativité et délivrer un album dont ils puissent être fiers.

De passage en France après une tournée anglaise mémorable, les membres de Madina Lake s’installent à Glazart pour une unique date. Nous rencontrons en cette occasion Nathan et Dan, respectivement chanteur et batteur du groupe. C’est avec sympathie, humour et sagesse qu’ils reviennent sur la composition de leur album, les événements marquants qu’ils ont vécus ces dernières années et la façon dont ils envisagent l’avenir…

Votre deuxième album, Attics To Eden, prouve définitivement que la maturité s’acquiert avec l’expérience. Il est vraiment très différent de votre premier album, From Them, Through Us, To You. Qu’en pensez-vous ?

Nathan : C’était vraiment délibéré. From Them, était notre tout premier album. C’étaient les premières compos qu’on n’ait jamais écrites et on en était super fiers, mais je pense que les groupes ont besoin de quelques albums, tout du moins, pour pouvoir trouver leur identité. Je pense qu’avec Attics il n’y avait pas de primalité ou quoi que ce soit dans le genre. On avait décidé qu’on pouvait faire de la dance, de l’industriel, du métal, de la pop ou peu importe. Je pense que s’affranchir de ces barrières nous a aidés à trouver notre identité musicale.

Il y a vraiment beaucoup plus d’instruments et de composants sur Attics

Nathan : Ouais c’est exactement ça !

Dan : From Them ressemblait à beaucoup d’autres choses déjà existantes. On trouve qu’il y a un tas de groupe qui enregistrent des albums super simples. On voulait vraiment faire quelque chose d’unique qui ne ressemblerait à personne d’autre que nous.

Cet album vous ressemble plus au final ?

Dan : Oui c’est certain ! Tous les éléments de Madina Lake sont présents.

Nathan : Ouais on est en train de grandir, on est un peu en pleine période de puberté… (rires)

Quels étaient les meilleurs moments que vous ayez vécu lors de l’enregistrement de votre album avec le célèbre producteur David Bendeth ?

Dan : Probablement quand on a enfin pu faire la fête quand tout était fini. (rires) C’était vraiment un album très dur à réaliser. David est très talentueux, mais c’est vraiment très difficile de bosser avec lui, il est vraiment très exigeant, voire sévère. Il ne laisse rien passer du tout. Ce qui est une bonne et une mauvaise chose à la fois, mais c’était totalement différent de notre façon de bosser pour le premier album. On était détendu et on a relativement travaillé à la cool pour le premier, mais sincèrement David est un mec génial. Donc on peut dire qu’on a commencé à s’éclater quand l’album était fini.

Nathan : Non, mais c’était un peu la guerre chaque jour ! Puis vers 21h, on allait s’acheter une bouteille de vodka et après quelques négociations il nous laissait faire la fête et ça faisait vraiment du bien ! (rires) Dan : C’est le genre de gars qui va hurler dans le micro et tout d’un coup tu vois les choses voler au travers de la pièce quand un truc ne lui plaît pas, puis trois heures plus tard il vient t’offrir un verre et il devient vraiment quelqu’un de différent. (rires)

Au final, vous êtes content de ce que vous avez accompli ?

Nathan : Tout à fait et comme je le disais, je pense qu’après un mois et demi en studio, et malgré l’enfer que ça a été, tout s’est absolument bien résolu donc oui c’est clair, on est super heureux.

Pensez-vous que David Bendeth vous a aidé à murir musicalement parlant ?

Dan : Oui je le pense. Il a porté à notre attention certaines choses auxquelles ont n’aurait jamais pensé auparavant. À travers des petites choses qu’il voulait apporter à nos chansons, je ne peux pas les citer spécifiquement, mais il nous a amenés à repousser nos limites pour faire en sorte que chaque partie de nos morceaux signifie quelque chose qui compte à nos yeux. C’était à base de questions, qui peuvent paraître idiotes sur le moment, comme « pourquoi est-ce que tu viens de jouer ça ? ». Bêtement je lui répondais « je ne sais pas » et il enchainait directement en me disant: «Hey ! Si tu ne sais pourquoi tu le joues, ne le fais pas ! » David voulait nous faire prendre conscience de ce qu’on jouait à chaque instant. Je pense très honnêtement qu’il a apporté ce petit plus à nos chansons.

Nathan : Je pense que pas mal de groupes se focalisent sur le refrain et ensuite il s’occupe des couplets, des intros et outros, des ponts, et toutes ces choses découlent les unes des autres. Mais avec David ça ne fonctionne pas comme ça. Pour lui tout est à améliorer ou à jeter. Les intros doivent être plus rapides et les ponts doivent être plus intenses. C’est peut-être l’une des choses avec lesquelles on a eu le plus de mal à composer, parce qu’on a vraiment eu peu de temps pour travailler et David était vraiment sans pitié avec la plupart de nos morceaux. (rires)

Dan : Oui, et c’est en cela que c’est super bizarre parce que c’est notre meilleur album. Pour le premier album, on a eu une bonne année pour bosser dessus parce que c’était avant que l’on parte en tournée et tout ce qui s’en suit. Pour le second, on a à peine eu deux ou trois mois pour le faire donc c’était un challenge énorme.

Les paroles sont bien plus métaphoriques sur cet album et l’approche est axée sur la spiritualité et l’universalité. Est-ce que vous êtes d’accord avec ça ?

Nathan : Oui tout à fait ! J’adore ce point vu ! (rires) Je t’adore ! On est tous de grands lecteurs. On aime beaucoup lire, que ce soit des livres sur la philosophie ou sur la mafia, mais nos compos n’ont rien d’aussi fou ! (rires) Je pense qu’on a évolué de cette façon à cause des années que l’on a passées sur les routes en tournée, des choses que l’on a dû apprendre et par lesquelles on est passés. Ça a développé chez nous une approche très différente et bien plus philosophique de la vie. C’est ce que l’on a essayé de traiter et de développer sur Attics parce que toutes les épreuves qu’on a traversées et expérimentées nous ont profondément changés. Je suis passé par plusieurs phases dans ma vie, des moments très difficiles, et je pense que j’ai vraiment extériorisé tout ça grâce au lyrisme et aux textes que j’ai écrits sur cet album.

Est-ce que vous êtes passés par des phases difficiles au sein du groupe ?

Nathan : La plupart du temps c’est comme si on était tous membres de la même famille. On est les meilleurs potes au monde. Mais comme dans toutes les situations, quand tu bosses constamment avec les mêmes personnes et que tu vis quasiment avec eux, dans un Tour Bus ou en studio, ça devient un travail de tous les jours. C’est comme si j’étais marié à trois femmes à la fois ! (rires) Donc oui c’est clair que ça génère pas mal de stress, mais à la fin de la journée, on se connait assez et notre amitié est assez forte pour faire la part des choses, savoir ce qui est important, et laisser les autres broutilles de côté. (rires)

Ça veut donc dire que les liens que vous avez tissés sont vraiment solides !

Dan : Oui !

Nathan : Oui c’est exactement ça et c’est vraiment ce qu’on a réalisé après coup. C’est vraiment génial ! (rires)

Quel était le message que vous vouliez transmettre au travers de cet album ?

Nathan : Je pense que c’est relativement compliqué d’en choisir un seul. Quoi qu’il en soit, si je devais le faire je dirais que la vie est définie par la façon dont on perçoit les choses. Tu peux être misérable ou bien être agacé par n’importe quoi, mais c’est juste ton esprit qui te joue des tours. C’est tout simplement une question de point de vu et de la façon dont tu perçois et regardes les choses. Si tu y prêtes attention au moment précis où tu vis le truc, tu peux enfin les apprécier à leur juste valeur et quelques fois tu les aimes dix fois plus ! Je pense donc que le message principal, sur Attics To Eden, est de vivre le moment présent et de le faire aussi pour les pires expériences de ta vie et de les apprécier pour ce qu’elles t’apportent ou ce que tu en as tiré. La musique et la vie sont des domaines très subjectifs. Tu as le droit d’être qui tu es, d’avoir tes propres opinions, d’aimer ce que tu as envie d’aimer et de détester ce qui te rebute. Et si jamais tes potes ne sont pas d’accord, ce n’est pas grave, il n’y a pas de soucis ! Enfin, je suppose ! (rires)

Qu’est-ce que vous pouvez nous dire sur le processus de création de cette Friends & Lovers qui a été composée sans l’aide des guitares ?

Nathan : On tente tout le temps de repousser nos limites et de développer notre sens créatif. C’est un peu comme ça avec notre batteur Jeezi (Dan Torelli, NDLR). C’est notre batteur bien évidemment, mais il joue aussi du piano. Donc il peut venir et écrire des partitions au clavier ou au piano et ainsi on peut essayer de créer une chanson. C’est comme ça qu’on en a crée une juste lui et moi. On a commencé avec le clavier et les voix et Matéo a ajouté des programmes, sans guitares.

Dan : C’est important de préciser que tous les membres de notre groupe se focalisent sur l’importance du résultat final du morceau. C’est pas comme si on était pas consentant ou quoi que ce soit d’autre et que ça représentait un énorme sacrifice pour nous. Sur notre premier album, il y avait déjà un morceau sans ajout de batterie et je veux dire par là que c’est bon je ne vais pas faire une crise parce que je ne joue pas de batterie sur ce morceau. Matéo s’en fout s’il ne joue pas de guitare non plus. Si cela apporte un plus à la chanson, ça ne nous dérange absolument pas de nous mettre à l’écart. On ne va pas se prendre la tête pour des questions d’égo ou je ne sais quoi…

Revenons sur un autre morceau, Statistics. Est-ce que cette chanson a été écrite par rapport à l’une de tes ex ou est-ce que la réflexion est beaucoup plus générale ?

Nathan : je pense qu’on peut le prendre dans les deux sens. Dans mon cas, c’était écrit à propos d’une fille dont je n’arrivais pas à me détacher du tout et je faisais une sorte de blocage psychologique… Aussi parfaites que les choses puissent être dans une relation de couple quelquefois ça en devient maladif et on est tous passés par là à un moment donné. On pourrait comparer ça au fait que des fois il y a 99,9 % des choses qui te disent que tu fais les mauvais choix que tu te trompes de chemin, mais il reste toujours ce 0,01 % qui te retient enchaîné à la personne.

Not For This World évoque l’idée que nous devrions profiter de chaque instant, des possibilités qui nous ont été offertes et faire quelque chose auquel nous croyons. Dans ce morceau, tu chantes Stand For Something et ça résonne un peu comme une devise, non ?

Nathan : Je veux dire que c’est relativement facile de s’aveugler et de suivre la masse. Tu sais, il y a cette sorte de théorie statistique et philosophique du 86/14. Il y a 86 % des personnes qui veulent être dirigées et 14 % des gens qui veulent diriger. Je ne sais même plus d’où ça provient…

D’où est-ce que tu sors ça ?

Dan : C’est supposé s’appliquer à tous les aspects de ta vie. Il y aurait d’un côté les gens qui veulent diriger et de l’autre ceux qui souhaitent suivre. On a dû lire ça dans un livre où il découpait le Monde en 86 % et 14 %. Ce serait toujours ce même quota qui s’applique dans tous les différents domaines de la vie.

C’est super strict comme jugement !

Nathan : Je pense que ce 14 % devrait être un 100 % ! Yeah (rires). Donc je pense que derrière cette chanson il y a une sorte d’issue, puisque ça c’est avéré être le cas pour moi-même…

Qu’est-ce qui vous révolte dans la vie de tous les jours ?

Nathan : Si on parle en termes religieux… Prenons la religion comme exemple. Je ne vais pas ouvrir le débat, car c‘est un peu risqué, mais si tu as un certain passé religieux, peu importe lequel, mais prenons la chrétienté… Si c’est ton cas OK, mais forcer les autres à le devenir… Ça ne délivre aucun sens ou message auxquels je peux croire. Je pense que la plupart des problèmes dans le monde sont engendrés par ce genre de mentalité, cette façon étroite de penser que « Tu dois croire en ce que je crois ! », « Tu dois faire ci et ça ». Tu fais ce que tu veux et ce n’est pas pour autant que je vais te juger. Peu m’importe. Tu fais ce que tu veux, mais si tu me juges ne t’étonnes pas si ça me passe par-dessus la tête.

L’histoire de Madina Lake était supposée être délivrée sous trois albums et un livre. Attics To Eden est votre second album, est-ce que vous travaillez déjà sur le troisième ?

Nathan : Toute l’histoire a déjà été écrite. Musicalement, on est tout juste en train de commencer. On a la fin et ça nous trotte en tête depuis pas mal de temps. C’est juste une question de temps avant que l’on puisse assembler le tout.

Quand rentrez-vous en studio ?

Dan : Probablement cet été je pense. N’est-ce pas ?

Nathan : Ça va nous prendre pas mal de temps cet été pour composer et enregistrer et on sera certainement de retour après ça.

Qu’en est-il de votre livre ? Je n’ai jamais pu en lire une seule ligne !

Nathan : Vraiment ?! C’est en ligne pourtant.

Dan : Je suppose que ça doit être sur notre site internet. Il y a déjà les deux premières parties, From Them, Through Us, To You et Attics To Eden.

Nathan : On avait décidé dès le départ que lorsque le troisième album serait fini on sortirait un livre un peu plus tangible de manière officielle. Mais de ce que je me rappelle, les deux premières parties sont déjà en ligne quelque part.

Dan : On devrait en mettre un peu plus sur le site officiel, c’est ce que les gens me réclament en général…

Et en ce qui concerne votre quatrième album, vous allez donc être obligés de troquer le nom de votre groupe ? (rires)

Nathan : Non, je ne pense pas. On ne changera jamais de nom, mais on va certainement se diriger vers quelque chose de différent.

Ainsi, l’histoire de la ville de Madina Lake s’arrêtera là ?

Nathan : À ce moment-là, oui on en aura fini. On poursuivra vers un angle créatif différent ou sinon on sortira des morceaux en addition des albums parce que je pense que les CDs sont vraiment démodés. Maintenant, et c’est vraiment dommage, lorsque tu sors un album, sur les quatorze morceaux qui te tiennent vraiment à cœur, les gamins n’en écoutent que les deux ou trois premiers, et de toute façon, ils les mettent en « aléatoire » sur leur Ipod. Et pour nous c’est un peu : « C’est quoi le problème ? »

Vos clips ont toujours ce punch et cette énergie particulière, avez-vous un réalisateur avec lequel vous aimez travailler ou est-ce que vous en changer relativement souvent ?

Nathan : On n’a jamais retravaillé avec un réalisateur. On a changé à chaque fois et aujourd’hui encore je ne pense pas que l’on puisse trouver une sorte de réalisateur favori, mais on reste à l’affut.

Est-ce que vous vous impliquez personnellement dans la réalisation de vos clips ?

Nathan : Jusque là non, mais quand on sera prêts pour le prochain album on va s’y intéresser de plus et on commencera à ce moment-là.

Quelles ont vos influences musicales ?

Dan : Je pense que musicalement parlant on a eu les mêmes influences. On a tous évolué et grandi ensemble dans le même domaine musical, comme tout ce qui se faisait au début des années 90, les Smashing Pumpkins, Nine Inch Nails

Yeah NIN !!!

Dan : Ouais quand tu es en pleine période d’adolescence, ça te fait forcément grande impression. On a donc tout ça en commun et je pense que ces quelques artistes que j’ai cités se reflètent dans notre groupe, du point de vue philosophique et émotionnel des choses… Je veux dire par là que nous nous inspirons musicalement de tout ce qui est relié à l’art ou à la nature ou encore des tas d’autres choses dans le genre. On s’est vraiment sentis passionnés par toutes les choses qui se passent dans le monde, ça a agi comme un fil conducteur, et c’est un peu ça le message caché de nos albums. Ce n’est pas comme si on avait écouté un nouveau groupe et qu’on s’était forcé à faire quelque chose d’approximativement identique. Tu vois ce que je veux dire ? C’est juste toute la frustration que l’on a pu accumuler pendant des années de tournées à travers le monde qui s’est transformé en autre chose. C’est devenu une motivation suffisante pour sortir un album qui signifiait quelque chose pour nous et pour les autres.

Quel est le meilleur show auquel vous êtes allés ?

Nathan : Primus à Chicago est l’un des miens. Ils ont joué à l’Arrogant il y a 6 ans à peu près et c’est vraiment l’un des meilleurs concerts auxquels j’ai assisté.

Dan : J’ai vu Nine Inch Nails et David Bowie. Ils étaient en première partie de David Bowie et c’était vraiment incroyable. Trent Reznor a débarqué sur scène pendant le show de David Bowie, et David a dit « On va faire une chanson ensemble », genre ils allaient chanter tous les deux sur la même scène ! C’est vraiment le concert le plus incroyable que je n’ai jamais vu de ma vie !

Par la même occasion, est-ce que ça vous fait plaisir de jouer à Paris ce soir ?

Dan : Tellement !

Nathan : Oh mon Dieu ! J’entends par là que c’est un rêve devenu réalité ! J’en parlais à mon père hier au téléphone et il me disait : « Mec rends toi compte, tu vas jouer à Paris ! » C’est vraiment génial et nous sommes les personnes les plus chanceuses que je connaisse ! Et surtout, on vous en est très reconnaissant !

Crédits photos : Phil Abdou

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A propos de l'auteur

Image de : Mes passions ont toujours été dévorantes et poussées à leur paroxysme. Les mots sont un exutoire idéal et mon admiration est totale envers des écrivains tels que Robert Heinlein, Hubert Selby Jr., Bret Easton Ellis, Franz Kafka ou encore Albert Camus. http://www.tasteyourmusic.wordpress.com

2 commentaires

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  1. 1
    le Jeudi 6 mai 2010
    Marie-Audrey a écrit :

    Bonne interview, assez intéressante. Bravo :)

  2. 2
    le Jeudi 6 mai 2010
    Camille a écrit :

    Très bon article dans son ensemble, les questions sont très bien amenées je félicite votre style d’écriture qui reflète votre talent dans ce domaine.

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