-M- Mister Mystère @ L’Olympia

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En plein milieu de sa tournée et avant d'attaquer les festivals de l'été, M nous présente à l'Olympia son dernier spectacle intitulé Les saisons de passage, où il vient présenter en partie son dernier album Mister Mystère.

Image de M à l'Olympia Sur une dominante scénique blanche, les éclairages sont très soignés. Comme sur sa tournée précédente, M reprend l’idée d’une ouverture milieu de scène mais ici en forme de son double M inversé transperçant un écran où sera projeté beaucoup de choses, mais toujours en subtilité, dans l’originalité, grâce à de nombreuses caméras disséminées tout autour de la scène.

Par exemple, la classique présentation des musiciens est accompagnée de portraits visuels. Ou ce passage trop court où chaque corde de sa guitare représente un carré lumineux vibrant à l’intensité du son.

Un concert de M, c’est retrouver des valeurs sûres qui font qu’un live est plus intense que la vie réelle. Une maîtrise de la guitare incroyable et inépuisable. Des plateaux très divers autour d’un fil conducteur ; quelques chorégraphies là où on ne s’y attend pas trop ; une phase solo guitare sur fond de rideau noir ; le hold up et sa mise en scène géniale où tout le monde s’échappe… par le public ; ou cette chanson du début où Mathieu Chedid part jouer de la gratte au fond du balcon.

Élément crucial d’un concert de M : le partage. Mathieu Chedid donne tout à son public. Comme il le dit dès le début  « Ce soir, on va essayer comme tous les soirs de tout donner, d’être au maximum de nos capacités » . Et son public le lui rend bien, par sa capacité à mettre le feu, et comme il le dit « Vous êtes fous d’avoir achetés vos billets, mais c’est grâce à ça qu’on a fait tout ça« .

Ainsi toucher son public et venir y jouer sont aussi monnaie courante que faire monter 50 personnes sur scène pour danser, ou faire assoir la fosse histoire de les faire pogoter plus énergiquement ensuite. Au programme, après un début plutôt « nouvelles chansons », viennent les plus classiques Complexe du corn flakes , Amssetou ou le très attendu Machistador, qui durent chacun bien 20 minutes. Alors forcément, pour contenter tout le monde, d’autres ne seront présentes qu’en version « medley » pour contenter un public déjà heureux. Ce qu’il fera dans un passage plutôt calme sur fond de rideau noir, ce qui permet au public de reposer un peu ses oreilles après cette déferlante de créativité, mais qui traine un peu en longueur.

Il était ici entouré de huit musiciens dont Anna et Joseph Chedid. Bien dommage : pas de Vincent Segal ou de Sebastien Martel… préférant donner la priorité à la nouveauté. Deux batteries (dont une pour le ouf Cyril Atef), un piano, deux ou trois claviers, trois guitares. Pour avoir goûté le personnage à plusieurs reprises, on note que M s’est encore surpassé sur cette tournée. On reste maintenant curieux de savoir comment il va exporter son spectacle… notamment aux Solidays, d’ici un mois. Dans un format plus court, évidemment, et avec sûrement moins d’artifices.

M sera présent sur les festivals de cet été (Festival de Poupet, Musilac, Voix du Gaou, Nîmes, Bayonne…) et reviendra en décembre pour remplir très sûrement deux Bercy.

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A propos de l'auteur

Image de : Mathias est né de l'union du soleil et de la lune en -851 av JC. Après avoir enseigné l'art dramatique à Eschyle, l'amour à Cléopâtre, les maths à Pythagore, la culture des lauriers à César, la pâtisserie à Jésus, la sexualité à Jeanne d'Arc (mais ça ne lui a pas plu), la philosophie à JCVD et la coiffure à Lucchini, il tombe amoureux de Britney et tombe dans l'enfer de la spirale. Depuis, et tous les soirs, il enfile son plus beau reflex et part shooter à tout va, dans le désespoir et l'abandon de soi, oubliant sa honte, ses scrupules jusqu'à sa vie, arpentant les salles obscures aux hasards des rencontres; en se disant qu'un jour, il la retrouvera bien par hasard sur une scène sous les spotlights. Ainsi naquit une passion.

1 commentaire

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  1. 1
    le Lundi 7 juin 2010
    Roger la Truite a écrit :

    Vivement Solidays!

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