Luke à la Machine

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Quand on est jeune et con, comme dirait un certain Damien S., on met vite un groupe à la trappe parce que sur scène «ils n’étaient trop pas rock’n’roll ! » On vieillit et on nous donne l’occasion de revoir ce groupe. Et là c’est la claque.

Passée l’envie de vomir devant la nouvelle décoration du lieu que nous qualifierons de kitch, on se place devant la scène histoire de ne rien manquer du spectacle. Les lumières s’éteignent et un chant grégorien retentit. Se serait-on trompé de concert ? Non c’est bien Luke qui prend place dans cette ambiance religieuse que semble respecter le public, à moins que ce ne soit la chaleur qui n’empêche l’audience de manifester sa bonne humeur.

Le groupe lance les hostilités avec fini de rire, effectivement on reste sans voix devant l’énergie déployée. Le contraste entre la salle et la scène est impressionnant, seuls quelques fans aux premiers rangs semblent réellement en communion, le reste de la salle apprécie, mais ne se manifeste pas. Pour cela il faudra attendre de grands morceaux tels que Le reste du monde, Pense à moi, Soledad

Thomas Boulard, chanteur de profession, n’est pas très bavard ce soir, mais il offre avec ses camarades un spectacle de qualité au public de la Machine : petit coup de pied pendant les parties de guitares, concours de celui qui poussera le plus fort sa tête contre celle du guitariste pour l’embêter pendant qu’il joue. Luke est tout de même un groupe de rock, normal donc que le chanteur réclame sa bière au milieu du concert.

Annoncée par la célèbre blague du « on va vous jouer une chanson inédite », voilà que débarque le grand succès du groupe, La sentinelle et la température monte dans la salle : on cri, chante, danse, le public se lâche et c’est bon. Des moments plus calmes alterneront avec titres tels que Le robot, Stella ou Zoe et achèveront de convaincre tout le monde.

Le groupe s’en va sur une révérence, avec le génial Cuba qui ce soir-là durera encore et encore pour le plaisir de nos oreilles. Décidément, il ne faudra plus jamais se baser sur des sur des a priori vieux de 6 ans…

Crédits photo : Morgane Sabouret

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Site officiel : http://www.luke.com.fr/

A propos de l'auteur

Image de : Photographe lilloise de 25 ans tombée soudainement dans la fosse des photographes de concerts, passe dorénavant la majorité de ses soirées à allier la passion de la photographie à la (re)découverte des groupes en concert dans son grand nord. Des sonorités post-rock, post-métal ou plus rock dans les oreilles, elle s'adonne avec plaisir au roller et à la basse.

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