Lovely girls are blind

par Arno Mothra|
Avouons-le, il n’est pas toujours tâche aisée que d’accrocher l’auditeur tout au long d’un album entièrement instrumental. Avec son premier LP éponyme et autoproduit, Lovely girls are blind relève pourtant parfaitement le défi.

lgab_lgab_avant_200x200Mêlant plusieurs styles de rock assez froids à des effets électroniques reposés et de second plan, Lovely girls are blind laisse les instruments se faire une voix à travers ces dix titres, tantôt tendres, tantôt énergiques, tantôt tristes, mais toujours ravissants. Aucune sonorité grossière ne vient perturber l’écoute. La très jolie pochette réalisée par L’homme aux yeux rouges (voire [interview sur Discordance->758]) caractérise pour le mieux ce tableau musical : une toile complexe se gorgeant de toutes les couleurs de la peinture, même sèche, sur des morceaux alternant de six à onze minutes.

Les titres s’enchaînent en un pot-pourri de sensations surprenantes. Bibendum chamallow 1 vous charmera pour l’exhalaison des ombres de Tool et Radiohead, Chernabog pour ses onze minutes mélancoliques de rock grinçant, Sainte Rita pour son opéra rock électrique et glacé, ravageur en diable, tout en crescendo durant ses neuf minutes, Interlude 1 pour son côté rétro psyché 70′s et désuet, Franska et Bibendum chamallow 2 pour leur basse extrême digne de la grande période post-punk cold-wave entamée avec Second seconds de The Cure, Interlude 2 pour l’accalmie éphémère.

Au total, près de soixante-dix minutes parsemées de brouillard, de pluie, de ciel gris ouvert à toutes les éclaircies. Lovely girls are blind nous invite à un voyage onirique, bercé de chimères et de brumes particulièrement mystérieuses. A découvrir absolument, surtout si Pink Floyd vous fait toujours planer.

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Lovely girls are blind, Eponyme, 10 titres, Autoproduction
Site officiel: http://www.lgab.tk

2 commentaires

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  1. 1
    le Samedi 27 décembre 2008
    Fred a écrit :

    Cest mal écrit et contradictoire ce texte: Des ombres ca n’exhale pas. Faut relire Rimbaud. Èt si« Aucune sonorité grossière ne vient perturber l’écoute.«  minutes mélancoliques de rock grinçant«  donc quand c’est grincant ca ne perturbes pas l`écoute ? Et finalement: Les superlatifs melant le nez et les yeux et la bouche aux oreilles, en musique ca fait toujours patate et bling bling. ;-)

  2. 2
    le Jeudi 1 janvier 2009
    Arno Mothra a écrit :

    Merci, de la part d’un philosophe j’apprécie le compliment. ;-) Alors maintenant, puisque ça m’étonnerait que Rimbaud constitue l’un de tes livres (ouvrages où des mots assemblés [formant ensuite des phrases] sont imprimés sur du papier) de chevet, je vais tenter de t’expliquer quelques détails, qui me paraissent pourtant essentiels.

    Leçons rapides :

    L’exhalaison est une odeur qui s’échappe d’un point. Après, leçon de vocabulaire (achète-toi un dico [écrin de définitions imprimées sur du papier]) : je te refais cette phrase (sans rien modifier) :

    « … vous charmera pour l’exhalaison des ombres de Tool et Radiohead »

    Cela donne aussi :

    « … vous charmera pour les parfums lointains et fins de Tool et Radiohead »

    Ceci s’appelle de la métaphore (la métaphore constitue à faire travailler le cortex, hormis lorsque l’on en est dépourvu).

    Ensuite, encore métaphore (et logique, mais bon) : fais-moi le rapprochement entre la grossièreté et ce que je qualifie de « rock grinçant ». Comme dans le reste, il n’y a aucune contradiction. A toi de savoir lire.

    Tu as tout à fait raison pour les superlatifs, quand bien même il n’y en ait aucun dans ce texte et encore moins renvoyant à la bouche par exemple.

    Après, sérieusement, pour le reste, ce n’est surement pas toi qui m’apprendras à écrire, ne t’en déplaise ! CQFD

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