Lostprophets – The Betrayed

par Cyd Greene|
Il aura fallu quatre ans et rien de plus qu'un demi-million de dollars aux Lostprophets pour enfin nous présenter leur nouvel effort, The Betrayed.

Image de Lostprophets - Betrayed Après leurs tentatives heureusement infructueuses pour produire l’album auprès de Bob Rock (The Offspring, Metallica) et John Feldmann (Goldfinger, Good Charlotte) nos 6 Gallois ne savaient plus trop par où (re)commencer. S’ajoute à ça une étiquette d’emo-band première classe bien collée sur leurs mèches depuis leur précédent disque, Liberation Transmission (2006), qu’on pourrait gentiment qualifier de commercial. Pour s’en sortir, il ne leur restait plus qu’une chose à faire : prendre la direction des opérations. Et c’est notamment grâce au bassiste Stuart Richardson, qui avait déjà fait ses preuves sur l’album prometteur d’Attack ! Attack !, que Lostprophets nous balance enfin de la nouveauté.

Mais à l’arrivée du premier single en octobre dernier, It’s Not The End Of The World, But I Can See It From Here, c’était la perplexité la plus totale. Qu’était-ce ? Le remake de 2012 façon Rooftops ? Quelques mois plus tard, le groupe dévoile enfin l’intégralité de l’album. Au soulagement général, il en résulte onze titres abrasifs et salvateurs, où interludes et riffs pêchus à la sauce The Fake Sound Of Progress (2000) ne sont pas sans rappeler les meilleurs moments de Start Something (2004).

Dstryr/Dstryr, Next Stop, Atro City ou For He’s a Jolly Good Felon lorgnent vers le son de leurs débuts, valorisé par l’expérience acquise depuis plus de dix ans sur les routes et surtout par une production bien léchée. Le groupe renoue avec ses origines, de quoi rassurer les fans de la première heure, mais reste inégal sur l’ensemble et s’essoufflant un peu sur la fin.

Dommage d’ailleurs que l’édition japonaise propose quelques titres bonus très frais, comme Sunshine ou The Light That Burns Twice As Bright, indisponibles sur les distributions du reste du monde et qui auraient renforcé l’originalité de l’album. Au final, une bonne surprise de la part des Gallois, à préférer tout de même en import nippon pour ses petits extras bienvenus. 

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