Lofofora – Mulhouse

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Voici Reuno et sa bande de retour au Noumatrouff et tout comme en 99 et en 2003, nous sommes en décembre et ça sent la fin de tournée à plein nez pour le quartet énervé le plus respecté de l'hexagone.

lofo_1Plus de 15 ans d’existence, 5 albums à leur actif et des centaines de dates au compteur. Référence incontestée du métal français, traversant toutes les époques et toutes les modes, intègre et authentique, Lofofora est définitivement un groupe à part. Que dire sur eux qui n’a pas encore été dit ? L’exercice serait sans doute vain si ce n’était ce sentiment d’urgence se dégageant en permanence de leurs prestations scéniques et qui fait qu’en définitive rien ne ressemble moins à un concert de Lofo qu’un autre concert de Lofo .

Un public entièrement acquis à leur cause et un taux de remplissage plus que correcte pour une salle trop souvent vide, les Lofofora sont à Mulhouse un peu comme chez eux pour cette avant-dernière étape de la tournée de leur dernier album en date, les choses qui nous dérangent . Une soirée placée avant tout sous le signe de la décontraction et de la détente, entre vieux de la vielle qui suivent le groupe depuis de longues années et nouveaux venus qui s’apprêtent à en prendre pleins les oreilles.

Après avoir dû subir la fin du set de Vivage (arriver en retard n’est pas toujours une mauvaise chose), ce sont les montpelliérains de Scorch qui débutent les choses sérieuses. C’est la première fois que j’entends parler de ce groupe et sûrement pas la dernière. Puissant, rapide et incisif, leur hardcore fait instantanément mouche. Près d’une centaine de concerts à leur actif selon leur site web. Cela se voit et s’entend. Bien en place, nos 4 gaillards prennent visiblement leur pied et le public ne s’y trompe pas en leur réservant un très bon accueil largement mérité. Excellente découverte à suivre de près, surtout que leur deuxième album ne devrait pas tarder à pointer le bout de son nez.

Courte transition, le temps d’aller faire un saut du côté du bar et voilà que déjà les lumières s’éteignent à nouveau. Cigarette qui fait rire au coin de la lèvre, c’est un Reuno très décontracté qui monte sur scène. Les musiciens se mettent en place et attaquent d’emblée par la première surprise de la soirée, une reprise en français dans le texte du célèbre hymne punk Anarchy in the UK . Le ton du set est donné et reflète bien l’état d’esprit de leur dernier opus: direct et sans détour. Et à partir de là ça va enchaîner non stop. Les nouveaux morceaux passent très bien l’épreuve du live et alternent avec les classiques que sont L’oeuf, Arraché, Macho Blues ou encore Les gens .

lofo3-2 Lofofora se donne à fond et Reuno impressionne toujours autant par son charisme et sa répartie. Sur le fil, imprévisible et spontané, il donne en permanence cette impression qu’avec lui tout peut arriver. Visiblement la démagogie et les attitudes de poseurs sont des choses qu’il semble ignorer totalement. Sa relation avec le public est à l’image du personnage: franche, directe et passionnelle comme l’illustre la façon dont il a remis en place un mec un peu trop lourd à la fin d’ Autopilote ou encore le baiser fougueux d’une jolie demoiselle se hissant sur scène lors de Humide Song

Bruit, sueur, fureur et décibelles pour un set de 90 minutes qui bien entendu passe beaucoup trop vite. Juste le temps d’une petite dédicace à Parabellum avec qui ils ont partagé l’affiche récemment, une excellente reprise du Wonderful world de Louis Armstrong en version électrique et leur nouvel hymne punk Buvez du cul en guise d’adieux et voilà que déjà Lofofora quitte la scène en raflant une fois de plus la mise.

Intemporel et se renouvelant sans cesse, Lofofora est un de ces groupes dont on ne se lasse pas. D’ailleurs à peine les lumières rallumées que déjà ils nous manquent. Vivement la suite…..

Un grand merci à Vincent de At(Home)

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Image de : Fondateur de Discordance.

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