Lofofora

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Depuis le temps que Lofofora nous parlait du Val d’Ajol à longueur de concerts, il était clair qu’il se passait quelque de spécial entre le groupe et cette petite salle vosgienne qui a vu se succéder toute la fine fleur de la scène alternative hexagonale depuis plus de 25 ans.

Un dimanche soir chez Narcisse : petit bar de village typique placé juste à côté de l’église d’une charmante bourgade de montagne. Si ce n’est l’attroupement de jeunes gens débraillés se réchauffant devant le stand de grillades improvisé, rien ne laisserait présager de la tempête sonore qui allait s’abattre sur ces lieux.

Une salle mythique, qui n’organise des concerts que le dimanche soir et qui au fil des années est devenu le passage obligé de tous ceux qui ont fait l’histoire du milieu alternatif français depuis 25 ans : Les Sheriffs, les cadavres exquis, Parabellum, les Wampas, One Eyed Jack et des dizaines d’autres. Pas étonnant donc que les Lofo se sentent ici chez eux. L’organisation familiale est exemplaire et le public a pour la plupart fait des centaines de bornes pour être présent.

Avec dans leur besace une envie d’en découdre décuplée par le plaisir d’être là, Reuno et sa bande livreront un concert de dingue. De mémoire de grand aficionado du groupe, on n’avait jamais vu ça. De l’arrivée des Lofo sur la scène en poussant des cris de primates surexcités à l’ultime promesse de nous revenir très vite, le concert aura été à l’image de leur dernier album : rageur et sans concession. Une décharge d’adrénaline pure. Un moment d’une intensité rare à l’image de ce groupe qui ne cesse d’avancer sans jamais perdre son intégrité et son authenticité.

Retour quelques heures auparavant pour un entretien avec Reuno et Pierre, confortablement installés dans le salon de chez Narcisse, qui sert de loge au groupe.

Ce n’est pas vraiment la première fois que vous venez jouer au Val d’Ajol..

Reuno: Ah non. Carrément pas. Mais je ne saurais pas dire combien de fois. La cinquième peut être.

Vous venez de jouer 3 dates parisiennes consécutives. Comment ça s’est passé ?

Reuno: C’était bien. Mais on était un peu dégoûté car depuis qu’on joue à Paris avec Lofo, depuis le tout début, il n’y a eu qu’une ou deux dates où il n’y a pas eu de grèves de transport. Sinon on y est abonné.

En fait c’est vous qui les provoquez.

lofo4 Reuno: Je crois que les gars se disent,  » Ben ouais, c’est un groupe un peu social, ils nous en voudront pas « . Donc ils choisissent ce moment-là. Mais on a été vraiment content, parce qu’il y a eu du monde et on sait que les gens se sont tapés des bonnes galères pour venir nous voir. Notamment le dernier jour à la Maroquinerie c’était complet. La Boule Noire c’était surchauffée. Le Nouveau Casino c’était une ambiance plus club. C’est une petite salle, mais la scène est assez haute donc il y a moins de promiscuité avec le public, mais pareil, c’était un bon moment. On est content d’avoir réussi ça et d’en sortir la tête haute malgré les grèves. On en a profité également. Si tu veux c’est assez rare pour un public parisien de nous voir dans un contexte de club, vu que les dernières fois on a toujours fait des Elysées Montmartre, Bataclan, Cigale ou Trabendo . On en a profité pour jouer vraiment longtemps et on a fait des sets de 2h00 quasiment tous les soirs. Donc pas de première partie sauf le dernier soir où il y avait Captain Brackmard, qui est un truc de rap comique on va dire. Ils sont venus foutre leur boxon en début de soirée.

J’ai cru lire qu’il y avait également King Ju qui vous a rejoint sur scène.

Reuno: Exactement. C’était l’occasion pour King Ju de Stupeflip, qui a fait notre pochette et avec qui on a fait un morceau sur le dernier disque, de venir sur les 3 dates faire le titre avec nous ainsi qu’avec Aurélien, ancien guitariste de Noxious Enjoyment, qui joue sur ce morceau également.

Qu’est ce qui t’a plu dans le personnage de King Ju ?

Reuno: Déjà l’univers de Stupeflip ça me parle complètement. C’est un mélange de Tim Burton, de grand guignol, de réalité crue, de cauchemars d’enfants. Tout ça c’est l’univers de Julien avant tout, vu que c’est lui qui écrit toutes les paroles, qui fait toutes les musiques, et qui est avec ses deux potes, l’auteur du concept. Je suis client à fond et l’on avait besoin de quelqu’un pour faire la pochette, parce que Phil (bassiste) ne voulait pas la faire et on voulait une peinture. On s’est donc demandé qui faisait de la peinture qui nous attrape, vu qu’on sentait que l’album allait être assez tendu, et on a pensé à Julien . On a pris contact avec lui. Il nous a un peu testé, parce que c’est un mec assez méfiant, mais il avait déjà une affection particulière pour nous. On s’était déjà croisés deux trois fois sur des dates et il y avait eu une bonne approche.

Vous envisagez la possibilité qu’il fasse une première partie ou un bout de tournée avec vous ?

Reuno: Il n’y a plus de Stupeflip pour l’instant et lui il travaille pour avec une petite nana qui s’appelle Simone elle est bonne . C’est une espèce de Lio vulgaire, une espèce de Banana Split d’aujourd’hui. C’est très kitsch et très con. C’est le côté pop-hip de Julien . Dans Stupeflip, Julien fait plusieurs personnages, il est King Ju l’épouvantable épouvantail mais quand il fait des chansons niaises comme Depuis que je fume plus de shit ou les cages en métal, c’est pop-hip . C’est son côté con. Son côté cul-cul, démago et compagnie.

Ce nouvel album s’est t-il fait dans la joie ?

Reuno: Disons que la composition a été assez longue. On a procédé d’une manière différente cette fois. On avait décidé de prendre plus de temps et pendant 6 mois, on a enregistré pleins de débuts de morceaux et de riffs, sans jamais rien aboutir. Dès que ça tournait un peu, on enregistrait tout et on passait à autre chose. On a stocké pleins de matières premières et au bout de 6 mois on a réécouté tout ce qu’on avait enregistré, on a mis le nez dedans et on en a fait des morceaux.

On ne fonctionne pas tous pareil dans le groupe. On est 4 personnalités différentes, et je pense que c’est ça qui fait la force de Lofo aussi. Par exemple Pierre (batteur) et moi, on serait les deux plus impulsifs du groupe donc on voudrait que ça boeuf tout le temps. Alors que Daniel (guitare) et Phil peuvent passer un peu de temps à réfléchir sur leurs manches sans sortir une note, et penser à ce qu’ils vont jouer. Donc parfois il y a des silences qu’avec Pierre on vit de façon un peu pesante. J’essaye d’écrire pendant ce temps, lui il a du mal à se retenir de fracasser sa batterie.. On était chez les Gojira, pour bosser avec Laos, leur ingénieur son, et dans ce contexte-là avec ce gars-là, cela a été une vraie partie de plaisir..

S’en suit l’entrée fracassante et hurlante de Pierre, le batteur du groupe..

Reuno: Donc voilà c’est Pierre qui fait son entrée.

Ça va être dur à retranscrire.

Reuno: ( rires ) Tu peux mettre que mes minces cheveux se sont dressés sur ma tête.

Pierre : Je suis venu boire un jus de pomme et fumer une clope avec vous.

Au niveau des textes, tu les écris à quel moment ?

Reuno: Comme je viens de t’expliquer notre façon de composer, pour les textes, cela a été un peu pareil. Je n’ai jamais rempli autant de feuilles de papiers que sur cet album-là. Mais il n’y a pas loin de la moitié de ce que j’ai écrit qui n’a jamais abouti. Après je me suis attardé sur les morceaux qui allaient devenir des compos définitives. J’essaye avant tout de m’inspirer de la musique.

As-tu eu beaucoup de commentaires de la part de tes collègues à ce niveau là ?

Reuno: Non, j’ai eu du bol ( rires ). Sur l’écriture même, on m’a fait zappé une ou deux phrases qui ne sonnaient pas. Il y avait une phrase ridicule, on l’a dit dans une interview il n’y a pas longtemps, c’était  » Les carottes sont cuites « . Et c’est devenu un truc très..

Pierre : Je l’ai encore dans mon ordi..

Reuno: C’est un truc quand on y pense, qui nous fait encore rire de temps en temps. Mais sinon ils sont assez clients. Je leur montre les textes, au fur et à mesures, et je sais que ça va les influencer dans leurs interprétations. Quand ils connaissent le thème, le jeu s’en ressent assez rapidement. Pierre m’a pas mal aidé, on a bossé ensemble sur certains trucs. Il avait des idées rythmiques et vocales. En tant que batteur c’est un peu normal aussi.

Pierre : Il y a toujours un échange. Reuno écrit ses textes et nous ça nous convient toujours. Il écrit bien. Nous on a plus travaillé dans le sens musical de ses textes, plutôt que de les remanier.

Justement, quelle est la couleur musicale que vous avez essayée de donner à cet album ?

Pierre : On a pris ce qui venait sur le coup.

Reuno: C’est exactement ça. Il n’y a rien de prémédité dans Lofo . C’est ce qui se ressent dans cet album. Même si on a travaillé différemment, sur une longue période, ce qui nous fait sortir les premiers riffs, les premiers mots, c’est avant tout l’humeur du moment.

Pierre : C’est album, c’est vraiment ça.

Est ce que vous êtes satisfaits de l’accueil du public ?

Reuno: Plutôt. Apparemment ça se passe bien. Les critiques des gens qui nous écoutent sont plutôt bonnes. Maintenant il y a toujours des insatisfaits, qui voudraient qu’on leur fasse l’oeuf en boucle depuis 15 ans, avec des versions et des paroles différentes. Nous on n’est pas là pour se faire chier non plus.

Pierre : Les gars, ils ne savent pas que le monde a évolué.

Reuno: Non mais c’est vrai. Nous ce qui nous plait avant tout dans cette aventure-là, c’est de se sortir les tripes sur la table, tous les quatre avec nos personnalités et puis d’en faire quelque chose de très compact et le plus cohérent possible.

Pierre : Je trouve qu’il y a plus de cohérence dans cet album-là. Tout le monde a vraiment pris sa place. Quand je réécoute les morceaux maintenant, c’est vraiment le truc qui me saute à la gueule. Personne n’est à côté. On est vraiment tous à notre place.

On s’est vraiment tous largement exprimés, chacun dans nos spécialités. Il y a une bonne unité. Mais si je te disais qu’il y a des différences de personnalités au sein du groupe, on était quand même souvent dans le même genre d’humeur. Faire ce disque à Paris, en pleine période électorale, le froid, rentrer tous les soirs de répètes dans un métro où t’es serré comme du bétail, ça te fait écrire un texte comme Comme des bêtes. On est très influençable par notre environnement en fin de compte.

Après 6 mois de cohabitation avec notre nouveau président, vous attendiez vous à pire ?

Reuno: Non, non. On s’attendait exactement à ça. Qu’est ce qu’on pourrait attendre de pire aujourd’hui ?

Chanter plus, pour gagner plus ?

Reuno: Mais même ça c’est complètement incroyable, qu’un mec ait pu se faire élire avec Travailler plus, pour gagner plus, parce que la suite c’est quand même pour consommer plus, pour polluer plus. Et ce n’est pas dans cette direction-là qu’il faut aller, si on a envie de continuer à exister en tant qu’êtres humains sur cette planète. Il va falloir changer d’optique.

Est ce qu’on a déjà essayé de vous faire changer ?

Reuno: Il y a un mec, que les gens ont pu voir à la télé il n’y a pas longtemps, puisqu’il faisait partie du jury de Pop Star . Le mec s’appelle Benjamin et il m’avait pris dans son bureau pour me demander si je ne voulais pas rouler en Mercedes comme lui et faire un duo avec Bertrand Cantat .

Et tu n’as pas voulu ?

Reuno: À la fois chanter avec Cantat, ça ne me dérangerait pas, mais que se soit amené comme ça pour faire un coup commercial. Je respecte Noir Désir et jamais je n’ai pensé à eux de cette manière-là. Donc voilà, c’est la seule fois. Et après on s’est très vite plus entendu du tout et notamment sur l’album Dur comme fer, on a eu droit au minimum de promo. Vite fait les gens se sont rendus compte, de qui l’on était, à la fois dans le milieu associatif et chez les gens qui organisent des concerts. On a plutôt bonne réputation de gens assez accueillants, mais bizarrement les gens du vrai business nous craignent un peu. Mais ce n’est pas plus mal qu’ils se fassent cette image-là. C’est des gens pour la plupart, qui ne vont pas dans des concerts, qui ne savent pas vraiment comment ça se passe la vie sur la route.

Pierre : Il y connaissent que dalle ouais.

Pour eux on est un peu des extraterrestres. Ils sentent vite que notre motivation, contrairement à eux, ce n’est pas de faire de la thune, mais c’est de se faire plaisir avant tout. Alors qu’eux dans 6 mois, ils peuvent aller bosser chez Danone ils n’en auront rien à péter, tu vois.

Vous vous sentez donc bien chez Athome

Reuno: Chez Athome c’est des gens qui aiment la musique. On parle de musique avec eux, c’est pas mal. C’est rare. C’est un indépendant, donc avec des petits moyens. Mais il vaut mieux qu’il y ait une somme raisonnable d’argent qui soit investie sur toi et utilisée de façon optimum, que comme à l’époque où l’on était chez Virgin, de faire des clips qui coûtaient deux fois le prix d’un l’album. Moi ça me faisait déjà un peu chier à l’époque. Mais ça ne se passe plus comme ça. Aujourd’hui, les clips ne coûtent plus grand chose, si tu compares.

As-tu déjà pensé à te lancer dans l’écriture d’un roman ?

Reuno: Tout le monde me demande ça en ce moment ( rires ). Il faudrait que je trouve une bonne histoire, c’est ce qui me manque. Mais j’y pense de plus en plus souvent. Je le ferais sans doute un jour. Je me dis toujours que c’est un truc que je ferai avec 50 balais.

Pierre : Au coin du feu à la cool.

Reuno: Ou face à l’océan. Je me louerais une baraque pendant 6 mois sur les plages de Picardie, et j’écrirais un bouquin ( sourires ). J’adore les bonnes histoires, avec des tonnes de rebondissements. Je suis un fan de romans noirs et j’aimerais bien en écrire un, un jour. Mais il faudrait que je trouve une belle intrigue.

Il y a t-il une chanson que vous ne jouerez plus ?

Reuno: Il y a des chansons que nous n’avons jamais jouées. Un morceau comme L’emprise sur les choses qui nous dérangent, on l’a juste enregistré et c’était clair avec les copains que ce morceau n’existerait que là. Sinon il y a un titre qu’on ne joue plus du tout, le deuxième morceau des choses qui nous dérangent, Rien au monde . En live on n’est jamais arrivé à le faire sonner. C’était accordé en do, je crois, et ça ne passait pas.

Pierre : Je l’ai même oublié, je crois.

Reuno: Pareil. Sinon un morceau comme Irie Style du premier album par exemple. Aujourd’hui je chante Dernier jugement à la place. Mon opinion a un peu changé à ce sujet.

Sur les deux derniers albums, on te sent très rageur. Est-ce plutôt le reflet de ton état d’esprit personnel ou de celui du groupe dans son ensemble ?

Reuno: Même si je m’interdis de m’autocensurer, j’essaye de prendre la température du groupe en général. De toute façon c’est leur musique qui m’inspire mes paroles. On est peu sur la même longueur d’onde. Mais c’est vrai qu’on a eu des discussions enflammées cette année. On n’a pas toujours à 100% les mêmes opinions, mais c’est vrai que nous sommes un peu énervés. Là ça ne se voit pas trop ( rires ), mais c’est vrai qu’il y a une certaine rage dans cet album et une envie de sortir les dents. Mais ça vient de la tiédeur ambiante. C’est un truc qui ne nous satisfait pas nos vies. Nous on ne veut pas vivre pour prendre des crédits, regarder Cauet et acheter Max Havelaar pour avoir une bonne conscience. Ce n’est pas une fin en soi dans nos existences.

Le slam est-ce quelque chose qui t’inspire ou qui pourrait t’inspirer ?

Reuno: Non pas trop. J’aime bien, mais je ne me vois pas du tout en faire. Il y a des bonnes choses, Abd al Malik par exemple. Grand Corps Malade, ça m’ennuie un peu. Ça sent le pathos. Et je n’aime pas le pathos de foie ( rires ). Par contre Spoke Orchestra, je trouve ça terrible. Il y a D’ qui était dans Kabal, avec Félix J. et un mec qui s’appelle Nada . Il y a un album qui sort ces jours-ci, et il y a des textes vraiment terribles, bien hardcore. Surtout les textes de Nada, il a fait un morceau qui s’appelle Les gens lui aussi, et ça vaut vraiment le coup d’oreille. Les instrumentations sont très intéressantes en plus. Ils sont forts ces mecs-là.

Vous vous verriez monter un label ?

Reuno: On a essayé. Mais bon voilà, aujourd’hui sortir des disques on ne sait pas vraiment comment ça va se passer dans les années à venir. Si le support va encore exister.

Pierre: Mais la musique existera toujours, ce sera peut-être sous une forme différente. Moi monter un label ça me brancherait grave.

Reuno: Il y avait bien Sriracha Records, mais c’était quinze ans d’une structure. C’est une histoire. Maintenant c’est fini et peut être que ça me reviendra le goût de vouloir travailler sous une autre forme. Mais pour l’instant je suis content d’être limite freelance avec Lofo . Ça me dégage les bronches. Mais c’est clair que si on pouvait, on se démerderait pour emmener avec nous des groupes en première partie, on produirait des disques. On a trop la passion de ça. Là on a croisé un jeune groupe qui s’appelle Noïd l’autre jour, et c’est sûr que si on avait d’autres moyens avec Lofo, ces mecs là on leur mettrait une petite claque au cul histoire qu’ils décollent un peu plus vite.

Justement cette ambiance de Sriracha Tour, ça ne vous manque pas trop ?

Reuno: On aime bien ce genre d’ambiance, cet aspect-là qui ressemble un peu à du cirque. ( rires )

Pierre: De toute façon moi j’ai ça dans les gènes…

Reuno: Il vient de là lui (en désignant Pierre ). Pour l’instant ce n’est pas au goût du jour. Mais bon on a un tourneur avec lequel on s’entend très bien et des idées derrière la tête. Ça va paraître égoïste, mais on a beaucoup travaillé en collectif avec Lofo et être un peu tout seul sur la route, en équipe légère, cela a un côté agréable quand même.

Pierre : Une sorte d’autogestion

Reuno: Oui voilà. C’est vraiment notre business à nous. Ce n’est pas pour en avoir plus pour nous de façon égoïste, mais c’est juste que jamais je n’ai autant été investi dans le merchandising, le visuel du groupe et ce genre de choses. Ça nous oblige à être plus au fait de tout ce qui se passe et ce n’est pas plus mal.

Des nouvelles d’Eyeless ?

Reuno: Ils viennent de jouer en première partie de Marilyn Manson à Montpellier hier soir. Je ne sais pas comment s’est passée l’after . Apparemment ils n’avaient pas le droit d’aller dans les loges. On joue avec eux la semaine prochaine à Pau et à la Roche sur Yon.

Et de Mudweiser ?

Reuno: C’est un peu en stand by à cause de l’actualité de Lofo et du fait du glandisme de mes collaborateurs montpelliérains ( rires ).

Toujours sur Montepellier ?

Reuno: J’habite encore sur Montpellier mais plus pour très longtemps. Je retourne sur Paris bientôt.

Pierre : On pourra aller se faire des concerts ensemble, boire des binouzes.

Dans le milieu musical, les amitiés sont t-elles durables ?

Reuno: Et bien ouais ! Il y en a pas mal quand même. Pour les mecs qu’on aura croisés et qui existent encore en tant que groupe, il y a Tripod par exemple. Comme à un moment on était basé plutôt sur Marseille, c’est un groupe avec qui l’on a passé pas mal de moments hors contexte concerts. Il y a aussi les Burning Heads . Eux on ne les connaît pas du tout à côté, mais c’est le genre de gens avec qui l’on s’entend bien et avec qui dans des musiques différentes on a l’impression de mener un peu notre barque de la même manière : avec pas trop de concessions, et surtout beaucoup de plaisir. T’as aussi les Sleepers et les Punish Yourself . Même si les Punish c’est des vrais freaks et qu’il faut avoir la santé pour partir 3 jours en tournée avec eux ( rires ).

Que dirait le Reuno d’il y a 15 ans sur le Lofo d’aujourd’hui ?

Reuno: Il se dirait :  » Putain comment ça troue le cul, c’est trop ça que j’aimerais faire comme musique !  » ( rires ).

Qu’est ce qui vous fait lever le matin ?

Reuno: La trique et l’envie de pisser ( rires ).

T’avais des micros quand on a préparé les questions ?

Reuno: Pourquoi vous aviez dit ça ? Non mais souvent l’envie de pisser franchement. ( Rires )

Pierre : Et moi souvent les deux ( rires ).

Un grand merci à Flo d’Athome pour avoir rendu cette entrevue possible…

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Site officiel: http://www.lofofora.com/

Myspace: http://www.myspace.com/lofofora

Chez Narcisse: [ http://www.cheznarcisse.com/-> http://www.cheznarcisse.com/]

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Image de : Fondateur de Discordance.

1 commentaire

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  1. 1
    le Mardi 11 décembre 2007
    Anonyme a écrit :

    Voilà une itw qu’elle est bonne ! :)

    S.

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