Liars | Nouveau Casino | 7.06.2012

par |
Liars formule trio revient faire coucou au Nouveau Casino.

La foule s’est déplacée, le concert est complet, on aura évidemment le droit à un public de feu : sosie officiel de Kamel Ouali, gothos sur le retour pratiquant la danse du ventre ou jeunes culs tout bourrés lançant leur bière à la première note, 2012 confirme les mains dans les poches son statut d’année apocalyptique.

Liars ou trois têtes d’art kids qu’on pourrait vite claquer si seulement ils n’étaient pas responsables d’excellents albums, depuis le premier, sorti en 2002. Le batteur affiche des tresses, une chemise à fleurs et porte le genre de moustache qui hurle quelque chose comme « je tue des animaux à coups de batte« , le guitariste est coloré blond, coupe mi-junkie défoncé à l’héro, mi-collectionneur de magazines de décoration d’intérieur, et ce grand échalas d’Angus Young, toujours fidèle à lui-même, l’air d’un nourrisson un peu grassouillet ayant pris deux mètres en moins d’une semaine. 10 ans plus tard, les Liars viennent de sortir un nouvel album, et, comme à leur habitude, jouent le contre-pied à fond : ils font de la techno. Une large partie du set sera consacré à cette dernière sortie, WIXIW. On n’entendra malheureusement que très peu de titres des précédents albums : Let’s Not Wrestle Mt. Heart Attack, Scarecrows On A Killer Slant, Plaster Clouds on Everything en rappel, deux ou trois autres des premiers LPs, le reste sera consacré à de la pure nouveauté, et le trio ne s’en sort pas trop mal, ayant réussi à conserver leur sorte d’aura mystique, tribale, et surtout relativement autiste, même en version électronique.

Problème, même si Angus fait le clown, agite ses bras, affiche des grimaces, le trio new-yorkais donne un peu trop l’impression d’effectuer un concert de routine, sans véritable passion, sans hargne, sans menaces. Le tout manque cruellement d’envie, les titres se suffisent à eux-même mais on les aurait tout de même espéré un minimum plus jouasse. La différence par rapport à leurs précédentes tournées, avec Fol Chen en backing band, a peut-être laissé des traces : moins de folie, plus de contrôle. Dommage.

PS -carnet-de-liaison : Nous avons manqué la première partie Nelson pour cause de problèmes de transports en commun.

Crédits photo : Zen Sekizawa

 

Partager !

En savoir +

A propos de l'auteur

Image de : (a + b)² = a² + 2ab + b²

Aucun commentaire

Abonnez vous au Flus RSS des commentaires

Réagissez à cet article