Li-Cam & Jean-Emmanuel Aubert

par Arno Mothra|
Auteur attitré d'Organic Editions depuis 2004, Li-Cam sort enfin son premier roman, Lemashtu, chroniques des stryges chez Griffe d'Encre début 2009. Un conte féerique et bouleversant ancré dans la philosophie. L'occasion idéale pour s'entretenir avec Li-Cam, mais aussi avec Jean-Emmanuel, membre du collectif d'Organic et photographe.

licam_logo_image01 Li-Cam, Lemashtu est ton premier roman après une vingtaine de contes et nouvelles publiés dans des revues spécialisées depuis 2004. Quelle est son histoire ?

Li-Cam : Mon roman raconte l’exil d’un adolescent voïvode strigoï – « roi vampire » en roumain – à Londres. Il n’a que quinze ans et il s’appelle Lemashtu. Il fréquente le lycée de Saint-Charles, une école très huppée. Pour protéger les autres élèves de la menace qu’il représente, Lem est contraint de mener une vie monacale, surveillé par Aratar, un précepteur, sévère et implacable. Il ne côtoie pas les jeunes de son école et envie leur vie normale, joyeuse et animée. L’arrivée de Liéga, un autre adolescent strigoï, va bouleverser son morne quotidien.
Plus tard, confronté aux adolescents humains, Lemashtu va découvrir l’amitié et l’amour, mais aussi la part la plus obscure de ses instincts. Il est prêt à se battre contre lui-même pour réussir à s’intégrer, mais c’est difficile en raison de sa nature et de la haine qu’il cristallise. Malheureusement, si les jeunes sont tolérants à son égard, il n’en va pas de même pour tous les adultes.

Avec Lemashtu, j’ai voulu surtout divertir, même si le « pitch » que je viens de faire n’est pas très drôle. Il y a beaucoup d’humour dans le roman, de l’aventure et des sentiments également. Certes, les thèmes sous-jacents sont sombres, mais l’intrigue principale est axée sur des personnages qui ont la chance de bénéficier de l’insouciance de la jeunesse.

A côté d’une aura plus fantastique, tu te sers de la légende des stryges et de celle de Vlad Tepes III (quinzième siècle), un des personnages les plus sanglants de notre Histoire, que l’on rapporte à tous les fantasmes (Dracula) sans finalement révéler sa véritable identité à grande échelle.

Je me suis inspirée du Dracula de Bram Stocker qui lui-même avait construit son vampire en s’inspirant du voïvode Vlad Bessarab, alias Dracula. Vlad l’Empaleur est une figure historique complexe. C’était à la fois un tyran sanguinaire sans commune mesure, et un croisé membre de l’ordre des Chevaliers Dragons. Encore aujourd’hui, les roumains le considèrent comme un héros parce qu’il a repoussé les Turcs et l’Islam. Dracula montre à quel point tout est affaire de point de vue. Un même homme peut être un monstre ou un sauveur, en fonction de l’intérêt particulier de celui qui le juge. Pour moi, il ne fait aucun doute que Vlad était fou et qu’il a entraîné une partie de l’Europe et l’Eglise catholique tout entière dans sa folie destructrice. Son histoire nous démontre que les hommes jugent en fonction de la fin ou des moyens selon si le crime leur profite ou pas.

Dans Lemashtu, j’ai d’ailleurs multiplié les points de vue, comme on ajoute des couches sur une peinture pour donner plus de relief et de vue à l’ensemble. Il y a plusieurs narrateurs. Il y a le point de vue des stryges, des humains tolérants ou intolérants (respectés dans leur intolérance), celui des adolescents « insouciants », ou plutôt « angoissés mais égocentrés », et le point de vue plus global, plus ouvert au monde des anciens stryges. Chez les vieux stryges, il y a le point de vue de Féhik (NDLR : le nosférat), le point de vue d’Aratar et celui de Merlin (NDLR : le moroï) qui est différent, en fonction de leur vécu. Je pense que c’est en multipliant les vues subjectives qu’on arrive à une vue d’ensemble plus objective, et plus réaliste. Je ne voulais surtout pas que le narrateur juge, les personnages ont leur point de vue, mais la narration se devait d’être à l’écoute des personnages pour montrer sans juger.

A travers Lemashtu, un novice en apprend beaucoup sur les voïvodes, les moroïs et les strigoïs, tout en naviguant sur le déroulement presque onirique que tu as cousu. Vers quoi se sont tournées tes recherches avant l’écriture ? As-tu des liens d’attache avec la Roumanie ?

Je voulais parler de l’intolérance et des difficultés d’intégration qu’elle entraîne. Il me fallait une figure archétypale qui symbolise le mal absolu pour opérer une « dé-monstration », c’est-à-dire redonner visage humain à un monstre, et j’ai assez vite pensé au vampire, ce non mort qui a sacrifié son âme pour obtenir la vie éternelle et se nourrit du sang des vivants. Cet archétype me permettait de parler de religion en opérant quelques modifications sur le mythe, de parler également de science, car ces deux points de vue diamétralement opposés ont servi à « mettre à l’écart » et servent encore trop souvent ce but.
J’ai fait beaucoup de recherches, principalement sur le mythe roumain du vampire, car il véhicule plus que le vampire actuel. Le strigoï est plus qu’un buveur de sang démoniaque, il a aussi un côté « fatalité qui vous tombe sur le coin de la tête » qui me plaisait. On ne choisit pas de devenir vampire chez les Roumains, un strigoï est aussi bien le septième fils du septième fils que tout simplement un enfant roux. Le terme strigoï véhicule une part de xénophobie ; la peur de ce qui est Autre et qui nourrit toutes les superstitions. C’est pourquoi je me suis inspirée du bestiaire vampirique roumain pour créer les différentes castes de stryges présentes dans Lemashtu (les nosférats, les nékurats, les voïvodes strigoïs et les strigoïs). Le côté gothico-romantique du vampire tel que nous le connaissons dans la littérature actuelle (bit-lit) ne m’intéressait pas pour ce que j’avais en tête.

licam_logo_image02 Ce livre se révèle au lecteur tel un conte moderne, qui mélangerait de manière assez personnelle le parcours du Petit Prince à celui d’ Elephant Man . Une leçon sur l’intolérance entre les hommes, sur la dangerosité des stéréotypes, du manque de communication.

J’aime beaucoup ton parallèle. Le célèbre « Je ne suis pas un animal, je suis un être humain » que hurle John Merrick dans Elephant Man de David Lynch est certainement l’un de mes plus grands traumatismes cinématographiques. J’exagère un peu. Quoique. Ce film me parle beaucoup parce qu’il raconte l’histoire d’un homme dont l’apparence monstrueuse cache une âme profondément humaine. Il est incapable de haine alors qu’il est la cible de toutes les haines et les peurs du monde.
Le Petit Prince d’ Antoine de Saint-Exupéry était l’un de mes livres de chevet quand j’avais onze ans, avec Alice au pays des merveilles de Lewis Carroll . Alice et le Petit Prince ont en commun cette curiosité insatiable et cette innocence typiques de l’enfance. L’un comme l’autre, ils ne jugent pas. Ils ne sont pas encore aveuglés par les a priori. Lemashtu est un peu comme eux, il a vécu en retrait du monde. Il ne sait rien et s’apprête à être jugé. Il a en commun avec Elephant Man de représenter le monstre, le Mal. Celui qui mérite la mort, sans compassion possible car son humanité lui est reniée. Oui, Lemashtu est un adepte du grand écart, il est à la fois le Petit Prince et l’Homme Elephant, avec de grandes dents pour mieux vous manger mon enfant.

On ressent également une réflexion plutôt intègre sur l’accompagnement spirituel de tout un chacun. Quel est ton message à ce sujet ?

Je ne suis pas croyante, j’ai même une incapacité pathologique à croire. Par contre, j’ai des valeurs et je me suis très longtemps documentée sur les religions pour essayer de percer le mystère de leur contagion. J’ai acquis au fil des années une forme d’admiration pour les croyants car ils font preuve d’une confiance et d’un lâcher prise dont je suis incapable. Le commandement « Tu aimeras ton prochain comme toi-même » m’a toujours intriguée, en raison du terme « prochain » qui me semble un peu réducteur. Je sais que ce point de vue est certainement consécutif à ma singularité (je souffre d’une légère forme d’autisme), par conséquent je laisse très peu de personnes vraiment m’approcher (mon mari et mes parents sont les seuls à voir ce que je cache au reste du monde). On peut dire que d’une certaine façon, je n’ai pas beaucoup de « prochains ». Pour moi, le défi a toujours été d’aimer mon « lointain », non pas comme moi-même parce que je n’ai pas beaucoup de confiance en ce que je suis, mais tout simplement comme il le mérite.
S’il y a un message dans Lemashtu, c’est qu’il faut aimer son « lointain », plus que « prendre sur soi », il faut s’ouvrir à l’autre pour le comprendre jusque dans ses différences.

A l’instar d’ Alice en son for intérieur, ta première publication au sein d’Organic Editions en 2004, un des points d’orgue du récit constitue la perte de l’innocence de l’enfant, et plus particulièrement de l’adolescent, pas nécessairement crédule mais facile à influencer et à manipuler mentalement. Le monde des adultes est-il aussi cruel pour toutes les réalités qu’il camoufle ?

Disons que plus que cruel, il est surtout compliqué. L’adolescence a la force de la découverte, de la conquête de l’autonomie et de soi. L’adulte est souvent blasé et aigri, négatif même. J’ai parfois l’impression que plus les hommes avancent en âge, plus ils se referment sur eux. Il est loin le temps des découvertes, l’adulte s’accroche à ce qu’il connaît déjà et se méfie du reste. L’adolescent est ouvert, il va vers l’Autre naturellement. Dans Lemashtu, ce sont les adolescents humains ou stryges qui créent les ponts entre les deux espèces.

Enjambant tous les clichés de genre (surtout relatifs aux vampires), comment classerais-tu Lemashtu ? Comme une fable philosophique ancrée dans une thématique fantastique ?

Pourquoi pas. Effectivement, la réflexion sous-jacente est d’ordre philosophique, la tolérance, la monstruosité, où commence l’humain, à partir de quand pour la science, pour la religion ou plus généralement dans le regard de l’Autre. Il y a aussi des aspects plus psychologiques voire psychiatriques sur le renoncement, la lutte contre la psychose.

licam_logo_image03 Justement dans les remerciements, tu adresses une note à deux proches défunts, ayant comme point commun la schizophrénie. Lemashtu traitant des parallèles obscurs de l’Homme dans toutes leurs métaphores, t’es-tu inspirée des effets de cette psychose sur l’être humain pour créer ton récit ?

Oui, et encore oui. J’ai même construit mes castes de stryges sur les caractéristiques de quelques psychoses dites non délirantes :

Féhik Alamédiù, le nosférat, montre quelques symptômes de paranoïa : il se met facilement en colère, et c’est la seule émotion qu’il donne à voir au monde. Il est sarcastique, manipulateur. Il est menteur. Il accorde difficilement sa confiance, il fait de la rétention d’information, il veut garder les commandes. Seul son serment lui permet de ne pas sombrer. Son code de conduite le tient hors de la psychose, de la perversion avérée et du renoncement.

Aratar Déochétor, le nékurat, est construit comme un autiste qui a compensé son handicap social par la cognition. Ses sens sont exacerbés et il perçoit les choses différemment. Il dissimule ses émotions et ne parle jamais de lui, comme s’il n’avait pas d’intérêt propre et pas de subjectivité. C’est une éponge et une forteresse en même temps. Il parle par aphorismes. Il n’est pas bon pédagogue. Il a toujours ce ton docte. Il n’a pas beaucoup d’humour. Il est chiant (rires).

Lemashtu, le voïvode strigoï, est à mi-chemin entre ses deux aînés. Il se méfie de ses instincts comme / à cause du nékurat. Il analyse avant d’agir, comme le nékurat encore. Il est manipulateur, menteur, agressif et désobéissant comme devait l’être Féhik à son âge. Il est imbu de sa personne, égoïste mais il a aussi cette capacité à la transcendance, le samodiva qui l’aide à se maintenir en-dehors de la psychose.

Tous se nourrissent de sang, tous ont une faiblesse identitaire et manquent parfois de substance, tous pourraient perdre leur reflet dans le miroir, devenir des moroïs, des fous ou de vrais monstres, sauf le nékurat. Les humais, de leur côté, sont tous névrosés. (rires). Les stryges luttent contre un monstre intérieur qui pourrait les anéantir individuellement mais aussi au niveau collectif, car ce monstre a laissé un mauvais souvenir dans l’Histoire.
Lemashtu traite de la différence et de toutes les folies, de la psychose, du fanatisme religieux, de la xénophobie, des génocides, de l’éducation, de l’identité culturelle.

Parlons à présent de vos projets en commun à toi et Jean-Emmanuel. Pourquoi avoir choisi d’illustrer Lemashtu par cette photo symbolisant un repas de Noël, dichotomie entre deux périodes très distinctes dans l’éducation de Lem, comme si ce repas amorçait intrinsèquement une entrée discrète dans le monde des adultes (ou de la réalité) ?

La couverture montre un calice en bronze, en forme de dragon, rempli de sang. Jean-Emmanuel et moi avons ramené ce calice de l’un de nos nombreux voyages. Il vient de Prague, près de la cathédrale Saint-Guy. C’est d’ailleurs à Prague que Lemashtu est né. C’est là que j’ai fait le premier rêve qui m’a inspiré cette histoire.
La couverture fait référence à la phrase de Jésus-Christ : « Buvez, ceci est mon sang. » L’image a un petit côté « biblico bondieuserie » du genre vin de messe, avec une belle lumière divine. Dans le livre, elle fait aussi référence au fameux calice de sang du réveillon de Noël des stryges. Cette image est symbolique et un peu subversive : après tout, les stryges respectent la parole de Jésus à la lettre. Ils boivent le sang des hommes. La couverture trouve son véritable sens dans le testament de Brault, à la fin du récit. Le réveillon de Noël est un moment fort, d’abord parce que c’est le moment où les murs de la prison de Lem tombent pour lui permettre de mettre un pied dans le monde des hommes, et c’est aussi le moment où il reçoit l’héritage de ses ancêtres. Par la suite, il va effectivement se confronter à la réalité. Et cette réalité est à la fois plus dure, et aussi plus belle que tout ce qu’il avait imaginé.

Jean-Emmanuel, tu fais partie du collectif d’Organic Editions, maison d’édition indépendante proposant des livres illustrés et originaux – dont cinq histoires de Li-Cam depuis 2004. Quelle est votre démarche artistique ?

Jean-Emmanuel : Notre démarche est à l’inverse de celle que l’on trouve traditionnellement dans l’édition. Le plasticien réalise une première série de visuels, la transmet à l’auteur qui élabore une première esquisse de texte, puis la collaboration s’approfondit ; le plasticien rebondit sur le texte et vice-versa. C’est pour ainsi dire les mots qui viennent presque illustrer les images. Philippe Aureille, le graphiste de la Machine à bulles, vient alors renforcer l’alchimie déjà créée en faisant le choix des visuels qui figureront dans l’ouvrage, ainsi que toute l’infographie.

licam_logo_image04 Tu travailles également pour le label musical Organic, visant à promouvoir en priorité la scène électro expérimentale. Peux-tu nous en parler davantage ?

Créé en 1986, Organic est un label indépendant associatif. Le projet initial est né du simple souhait de mettre en place une organisation destinée à réaliser, promouvoir et diffuser des musiques hors normes : électroniques, expérimentales. De 1986 à 1991, le label a publié une dizaine de cassettes compilations, présentant près de deux cent groupes nationaux et internationaux. Ces réalisations ont permis de présenter un échantillon de créations indépendantes à un public croissant tout en assurant une promotion auprès de médias spécialisés. Ces nouveaux contacts établis, Organic a débuté l’édition d’une série d’albums cassettes de groupes divers ( In Aeternam Vale [dont Li-Cam faisait partie], Klimperei, Cripure SA, Denis Frajerman [de Palo Alto ], Brume ). Dès 1991, le label début l’édition de cd de groupes français et étrangers. Une collaboration, la même année, avec le label Métamkine a donné jour à l’album d’un trio new-yorkais, Krackhouse . 1992 marqua la rencontre avec le groupe parisien Palo Alto (dont Jacques Barberi [auteur de SF] faisait partie) et la sortie de son premier 12 cm : Grands succédanés . Organic s’orientant progressivement vers les musiques nouvelles et les musiques improvisées, et dans le but de développer le catalogue électronique, nous avons créé en 1997 notre sous-label : Land. Land ne souhaite pas coller à une étiquette et se veut résolument éclectique en matière de musiques électroniques : ambient, breakbeat, drum’n'bass, jungle, dub, trip-hop, electronica, techno, house.

Principales réalisations :

Label Organic :

Krackhouse Drink it’s legal (co-réalisé avec Métamkine) / Palo Altro Grands succédanés et Le disque dur / Trespassers W Leaping the chasm / Klimperei La machine à triboulot

Label Land : musiques électroniques :

IAV *.Wav / The flying star fish Ohm II / Shoma & Nel
Jefferson Lembeye Rogue state / Palo Lato Pogs box (remixes réalisés par Noscq, Neven, Laurent Pernice, The flying star fish, Jefferson Lembeye, Phil Von ) / Laurent Pernice Infrajazz

En 2004, le label Organic et le Studio Desperado se sont rapprochés par le biais du collectif La machine à bulles pour donner vie à une passion commune (les livres) en créant Organic Editions, dont le fruit est la collection Petite bulle d’univers.

Pourrais-tu concevoir, au sein d’Organic Editions, de mêler la musique à l’écrit (comme Chloé Delaume sur son site) en plus du travail graphique accompagnant le récit ?

C’est une idée dont nous avons déjà parlé au sein du collectif. Ce serait une évidence pour Organic, puisque nous avons longtemps été un label de musique. Mais nous souhaiterions pousser la démarche aussi loin en terme de musique que pour le texte et les images, et nous devons avouer que pour l’instant nous n’avons pas eu de résultats à la hauteur de nos espérances. Il faut déjà un an, voire deux, pour faire une Petite bulle d’univers, en n’envisageant que les mots et les visuels. La somme de travail pour intégrer en plus de la musique est importante, sans compter que le musicien devrait collaborer étroitement avec les autres protagonistes. Nous gardons cette idée dans un coin de notre tête, en espérant la voir se réaliser en fonction des rencontres et des opportunités.

Sur le site de Li-Cam, on retrouve toute une partie consacrée à une brebis en peluche, mascotte bien mystérieuse vous suivant tous les deux dans vos déplacement. Qu’est-ce donc que ce trip ?

Nous avons adopté cette brebis en peluche lors d’un voyage en Irlande en 2001, simplement parce que son physique nous a touchés, surtout la notion d’infini que l’on peut trouver dans ses yeux. Li-Cam a choisi cet animal comme avatar sur les forums et l’a ensuite amené dans les salons du livre pour que les autres forumers puissent la reconnaître. Cette brebis s’est prise de passion pour les littératures de l’Imaginaire et adore se faire prendre en photo avec tous les auteurs qui passent à sa portée. En cherchant bien sur Youtube, on peut même trouver une petite vidéo de la brebis dans les bras de Sire Cédric lors d’une interview faite par actu-sf. Petit détal à prendre en compte, mais que tout le monde lui pardonne : elle ne sait pas lire, et elle milite activement pour le droit à l’expression écrite des « analpha-bêtes » !

Votre opinion à tous les deux pour boucler la boucle. Seriez-vous d’accord pour résumer Lemashtu avec cette citation (page 339 dans le livre) : « Le fait d’être né différent était-il suffisant pour se voir dénier toute miséricorde ? »

Li-Cam : Oui, cette phrase résume bien la réflexion sous-jacente présente dans Lemashtu . Peut-être avec une autre qui nous tient beaucoup à coeur à Jean-Emmanuel et moi : « Plutôt mourir que de laisser le Dragon devenir Diable. » C’est la maxime de l’ordre du Dragon, composé uniquement de stryges, dont la mission est de protéger Lemashtu contre les humains mais aussi contre lui-même.

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En savoir +

Lemashtu, chroniques des stryges, Li-Cam, 420 pages

Sorti en janvier 2009 aux éditions Griffe d’Encre

Site officiel de Li-Cam : www.li-cam.net
Site d’Organic Editions : www.organic-editions.com

Crédits photos : Jean-Emmanuel Aubert

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