Les Wampas – Rock’N'Roll Part 9

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Le groupe auto-proclamé « inventeur du rock'n'roll » est de retour et fidèle à lui-même ! Et ça fait du bien. Des pirates, des cas soc', des hélicoptères, du cidre, un boogaloo international, une chasse à courre, de la nostalgie, de l'amour... Bref, Les Wampas, quoi...

wampas-2Après le succès de Never trust a guy who after having been a punk is now playing electro et surtout du «tube» Manu Chao, beaucoup d’autres groupes indé auraient pété un plomb, sorti mille et une versions différentes de leur album, et un best of dans la foulée… Mais pas Les Wampas .

Non, pas eux. Ils nous reviennent aussi frais qu’au premier jour, aussi peu friands de son commercial et pré-formaté.

Certes, la sortie de cet album a quand même été précédée d’un big buzz médiatique, avec la sortie du single intitulé Chirac en prison . Alors si là-dessus, on rajoute un drapeau américain et des stetsons…

Mais on ne peut que se réjouir du fait que le « roi » Didier Wampas sache rester près du peuple et se soulever face à l’injustice et l’oppression. Qui plus est, quand c’est pour la bonne cause, il n’y a jamais trop de buzz
Ainsi donc, ravis à l’idée de cette sortie, nous voilà dans l’ambiance dès les premiers mots du premier morceau : Christine, sur ta veste en jean / Y’a des têtes de mort / Et des franges en soie .

Il est clair que pour faire de la musique pareille, et pour l’écouter, il ne faut surtout pas se prendre au sérieux.

Les Wampas, c’est un relent des années 80 mixé avec les fifties . Old school et (presque) démodé, mais tellement attachant. Un flirt joyeux avec la ringardise, plein de dérision.

L’absurde poésie et l’humour noir des paroles rendent certaines phrases à mourir de rire : A côté de Rimini, même Palavas a l’air sexy, C’est mieux que sortir avec Kate Moss quand vient la St Rémi, pour les cas soc’ … Mais il arrive également que le rire se fasse jaune: Des punks qui vendent des crêpes contre l’avortement ? Brrrr…

Autre trait caractéristique, la galerie de portraits et d’hommages chère aux Wampas est une fois de plus enrichie.

Après Marie-Lou, Allison, Gisèle, Marilyn, Joëlle, Peggy-Sue, Lucie-Anna et Denise, c’est au tour de Christine de rejoindre le panthéon des prénoms féminins des Wampas. Après Chicoutimi, la Croatie, Toulouse, Pontoise ou… Aubusson, c’est à Edimbourg, Rimini, Kawasaki ou en Gaspésie qu’ils ont décidé de s’arrêter.

Et enfin, après de multiples tributes – sincères ou ironiques – à divers artistes, on retrouve dans cet album : U2, les Meteors & King Kurt (groupes de psychobilly), une Suprême Dinde, Pustule (l’Ardéchois ?), Jean-Luc (le Ténia?), mais aussi Johnny (oui, Hallyday) !
Du début à la fin, entre punk’n'roll ( Tokyo Yaki ), rockabilly ( Boogaloo ) et les Beach Boys (cf. les choeurs dans Rimini ), tout n’est que pur plaisir et bon esprit.

Ainsi, loin d’être décevant, mais pas surprenant non plus, Rock’n'Roll Part 9 , c’est du bon vieux Wampas comme on les aime. SI on les aime…. Car si tel n’est pas le cas, ce n’est pas cette fois que vous changerez d’avis…

Rock’n'Roll Part 9 : sorti le 6 mars et disponible en édition CD + DVD avec en bonus le court-métrage Psychomovie ainsi que le making of de l’album.

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A propos de l'auteur

Image de : Miss Cinéma de Discordance et chroniqueuse hétéroclite since 2005. [Blog] [Twitter]

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