Les petites salles de Quebec

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Dans le petit monde du spectacle vivant à Québec, 2007 marque de nombreux changements. Fermeture du bar de chanson traditionnelle québécoise "Chez Son Père", ouverture de "La Ninkasi" qui fête son premier anniversaire cette semaine, ouverture du "Cercle" dans le quartier Nouveau St Roch… l’occasion de faire le point sur la particularité des petites salles de spectacle à Québec.

cercleTout au long de l’année passée, les petites salles de spectacle ont été la scène de changements rapides à Québec. De taille et de capacité variables, ces salles tentent de se distinguer par des programmations originales et sont l’occasion d’une première scène pour de nombreux artistes. C’est notamment le cas à La Ninkasi, bar et salle de concert de la rue St Jean (située dans le centre ville) qui fête actuellement sa première année d’existence. Les jeudi soirs y sont dédiés à la découverte musicale, pour un tarif qui ne devrait pas décourager les plus frileux, soit rarement plus de cinq dollars.

Le bar de quartier et salle de spectacle Le Cercle entend également offrir cette opportunité de découverte. Selon Jean-Claude Anto, programmateur du Cercle et du festival Antenne-A dont la première édition s’est tenue en octobre dernier à Québec:  » Notre but est d’offrir une palette d’artistes variée et intéressante. Le jeudi en général nous proposons des spectacles à découvrir pour pas très cher, ce qui ouvre la porte à des artistes émergents pour qui ce n’est pas toujours évident. » Depuis le début de la saison, on compte déjà de nombreux temps forts avec la venue du danois Trentmöller, artiste influent sur la scène électronique, ou la performance intimiste de la californienne Eleni Mandell .

Certains groupes ayant déjà acquis une bonne notoriété choisissent parfois de retrouver l’intimité et l’émotion de leurs débuts. C’est ce que souligne Michel Groleau, chargé de la direction artistique à La Ninkasi :  » On aime aussi faire venir des groupes un peu plus gros qui recherchent plus de proximité avec leur public et veulent pouvoir les regarder dans les yeux et voir leur réaction sans être aveuglés par une centaine de spots.  »

Si la musique et la programmation du lieu sont importantes, les gérants de ces salles ont également à coeur d’offrir quelque chose de plus à leur clientèle, une ambiance particulière qui fera le charme du lieu. Ainsi, Le Cercle se considère comme un bar de quartier, c’est-à-dire selon Fréderick Poitras :  » Un lieu très accueillant, très accessible, auquel on peut se rendre à n’importe quel moment de la journée pour boire un verre, manger, travailler.j’y associe une plus grande ouverture, c’est tout sauf prétentieux.  »

S’il parait évident que la clientèle de ces salles reste encore pour la plus grande partie les habitants du quartier, leur volonté est d’élargir leur pouvoir d’attraction aux quartiers environnants et ne plus se cantonner au centre ville. Cela passera sans doute par plus de communication sur les évènements.

Si on sent un potentiel d’innovation et de recherche dans la programmation et la gamme de services offerts de la part des lieux de spectacle, qu’en est-il de la volonté du public d’élargir ses horizons musicaux ?

Selon Michel Groleau, deux tendances s’opposent :  » On est dans une période très intéressante pour la scène locale, les gens prennent goût à découvrir des choses et les faire découvrir à leurs amis. Mais d’autre part, certains recherchent moins la performance live et vont dans de gros clubs pour s’amuser. Ils savent que le dj va leur jouer leurs hits et qu’ils vont avoir du fun.  »

Bien que les scènes de Québec représentent rarement une étape importante d’une tournée nord Américaine comme peuvent l’être celles de Montréal, la vitalité de certaines petites salles de spectacle aux programmations originales permettent de garder les choses intéressantes.

En savoir +

Le Cercle: http://www.myspace.com/lecerclesurstjoseph

La Ninkasi: http://www.ninkasi.ca/

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