Les Nuits de l’Alligator à la Maroquinerie

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Pour démarrer la soirée, le duo rock'n'blues She Keeps Bees se charge de réchauffer l'atmosphère d'une salle qui se remplit peu à peu.

shekeepsbees1smallDommage que le concert démarre avant 20h, on ne pourra juger de la prestation du duo guitare-batterie formé par Jessica Larrabee et Andy LaPlant que sur quatre titres. Le couple, sur scène comme à la ville, explore les couleurs contrastées de son premier album Nests, avec comme cerise sur le gâteau la voix féline de Jessica .
Elle dégage une vraie prestance sur scène et titille le public dès que l’occasion se présente, mais le set n’est pas aussi rock’n'roll qu’espéré et reste finalement dans les clous.

C’est un autre résident de Brooklyn qui prend en main la suite des évènements, l’ex compagnon de route des Moldy Peaches, Turner Cody, qui s’est entouré d’invités de luxe pour l’occasion. James Levy assure l’entrée en matière : armé d’une simple guitare, il interprète quelques titres folk minimalistes, et l’ambiance est un peu austère. « Vous voulez une chanson triste et lente ou une chanson triste et rapide ? Rapide ? En fait je suis pas sûr d’avoir ça. ».

Bref, il était temps que le trio CodyDüne nous fasse part de rythmes plus enlevés avec des folk-songs imprégnées d’americana. La voix de Turner se marie parfaitement aux riffs de guitare répétant le même gimmick, et certains morceaux transforment la Maroquinerie en taverne de western. La présence d’ Herman Düne est un vrai plus pour les mélodies, qui s’endorment un peu sur les morceaux plus dépouillés ( Lost As Lost Can Be ).

Après le changement de plateau, l’intermède offert par le duo Jerusalem In My Heart, compagnons de route de Clues et dont une moitié officie au sein de la formation montréalaise Pas Chic Chic, nous plonge dans une toute autre ambiance. Un morceau de flûte et de nappes électroniques, un chant orientalisant : spécial et dépaysant.

Puis le quintet Clues entre enfin en scène, la setlist de la soirée ayant été concoctée par Nick, oeuvrant aux claviers et machines. L’ordre choisi est parfois déroutant, mais les titres les plus percutants sont au rendez-vous : Perfect Fit, Approach The Throne, Cave Mouth, Ledmonton et ses  » la, la, la  » faits pour le public, les mélodies prennent leur aspect le plus rock sur scène. Quand il faut redescendre la tension, In The Dream et Let’s Get Strong forment des ilots de tranquillité pour musiciens fatigués par une tournée marathon de 16 jours. On les attend avec impatience sur les festivals de l’été prochain, avec une formation qui pourrait être augmentée de nouvelles recrues.

Crédit photos : Melchior Tersen

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Le site du festival : http://www.lesnuitsdelalligator.com/

L’interview de She Keeps Bees

L’interview de Clues

A propos de l'auteur

Image de : Melchior 22 ans, aime roder en écoutant du hip-hop ou du rock, écrire des reports sur des groupes de hardcore, prendre des photos qui n'interressent personne, B2ObA, Burzum, les films de Cronenberg, les loups, George Michael et Tears For Fears ....

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