Festival Les Inrocks Black XS – Free Energy + Surfer Blood + Carl Barât + The Drums

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Top départ du festival Les Inrocks Black XS 2010 à Lille, qui pour leur 23ème édition, se déroulent les 4 et 5 novembre à l’Aéronef.

La première soirée commence dès 19h30, avec le groupe Free Energy, qui entame la soirée avec une salle encore mal remplie. Le groupe qui a vu le jour à Philadelphie, vient avec ardeur et poigne défendre son album Stuck on Nothing. À peine sur scène, les cinq garçons se déchaînent et commencent à sauter partout dès le deuxième morceau, invitant tant bien que mal le public à prendre part au jeu. Entre fièvre rock et montées de batterie endiablée, la sauce prend peu à peu. En effet, malgré les cheveux en pagaille à la californienne et leurs pantalons slim, leur “énergie libre” en fait un bon son pop rock lumineux pour une soirée qui ne fait que débuter… en douceur.

La salle se remplit peu à peu en attendant les Surfer Blood, le second groupe à passer, en attendant l’Aéronef nous offre quelques vidéos sur les écrans disposés de chaque côté de la salle pour patienter durant le changement de scène, dont le temps atteint presque la durée des concerts (une bonne 1/2h à peine pour les premiers).

Surfer Blood, encore un nom à consonance de blonds surfeurs américains… d’ailleurs les cinq étudiants viennent de Palm Beach en Floride, et près d’un an après la sortie de leur album Astro Coast, les voici propulsés révélation des Inrocks 2010. Vraisemblablement inspirés de The Cure et de rock alternatif, la réverb’ des guitares flirte avec la voix qui tend malheureusement à être trop criante, noyée au milieu de sons confus, dans une salle qui reste encore un peu froide. Le chanteur John Paul Pitts habillé en dandy va et vient sur la scène, tourne sur lui-même, semble avoir du mal à lâcher prise… En fin de concert, le chanteur des Free Energy fait irruption bière la main et énergie toujours débordante sur scène.

Une nouvelle vidéo entre deux groupes, et voici le tant attendu Carl Barât. Attendu par toute la salle, où tout le public semble enfin arrivé. C’est moins vide, l’ambiance se réchauffe tout de suite un peu plus. Le co-leader des Libertines entre en scène, cheveux noirs en bataille, bière à la main, clope au bec et allure désinvolte. Les morceaux s’enchaînent et ne se ressemblent pas. Alors que le son rock se marie parfaitement avec les montées crescendo teintées de violoncelle et de contrebasse, certains morceaux plus pop-langoureux sonnent faux et ennuient quand il troque sa guitare électrique pour une folk, on pense particulièrement à My Lover ou The Magus, à la limite de la justesse…

À d’autres moments, la sauce prend même très bien, quand il dégaine et qu’il ne cherche pas à trop pointiller les choses.
Musicalement c’est plutôt bien sympa à écouter, la batterie renforce les faiblesses de la voix et se marie parfaitement avec les cordes, tandis que quelques notes de clavier jetées par-ci par-là alimentent les chansons sur des airs qui paraissent naturels, voire étrangement ressemblant à quelques chansons de Dionysos…

Quand Carl Barât sort de scène, l’émotion et la chaleur qui avaient rempli la salle avec prudence changent un peu de ton.
Les Drums, quatrième et dernier groupe de la soirée, prennent leur tour sur la scène de l’Aéronef. Réverb hyper poussée tant au niveau de la musique que de la voix, mêlée à une véritable danse-valse du guitariste avec sa guitare. Seulement le son est vraiment mauvais. C’est un peu le lot de toute la soirée, c’est déjà beaucoup trop fort, si bien que des petits groupes préfèrent écouter ça de loin ou de dehors, et puis le son n’est vraiment pas sympa pour les oreilles, ça hurle un peu trop, ça sature… difficile d’apprécier la voix du chanteur dans de telles conditions et d’entrer dans son histoire. Pourtant quelques chansons pop semblent sympathiques, des airs de pop-adolescence qui passent plus ou moins, mais une sincérité qui semble bien réelle. Il manquera quand même “le” truc déclencheur.

Crédits photo : Marion agé

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A propos de l'auteur

Image de : Photographe lilloise de 25 ans tombée soudainement dans la fosse des photographes de concerts, passe dorénavant la majorité de ses soirées à allier la passion de la photographie à la (re)découverte des groupes en concert dans son grand nord. Des sonorités post-rock, post-métal ou plus rock dans les oreilles, elle s'adonne avec plaisir au roller et à la basse.

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