Les Hurlements de Léo au Cabaret Sauvage

par Elodie|
3 décembre 2009, Cabaret Sauvage, Paris. Après Imbert Imbert et Magyd Cherfi, les Hurlements de Léo envahissent la scène du festival A vos zincs . Un joyeux bordel sonore et scénique. Cela fait déjà 13 ans que les Hurlements existent. Ils veulent garder le même public : les jeunes. Et ils font tout pour.

_mg_4169-2Le public bouge la tête. Tape dans les mains. Trépigne. Saute à pieds joints aux rythme des cuivres. Apaisée par l’accordéon un bref instant, la machine reprend de plus belle. Le violoniste tire et pousse l’archet de plus en plus vite, posté jambes écartées. La trompette, la contrebasse, les guitares, le chant rocailleux presque guttural nous entraînent dans les bas fonds d’un semblant de cacophonie maîtrisée. Le maximum est atteint lors de l’arrivée des Fils de Teuhpu : ils sont alors plus de dix sur scène. Vient le temps des pogos.

Le groupe relance la fosse : c’est parti pour un braveheart (séparation de la salle en deux et confrontation des deux parties). Le feu vert est donné à quelques amateurs de slam. La sollicitation du public, les reprises des plus gros succès avec Le Café des Jours heureux entre autres, le tout coiffé d’une performance scénique indéniable, donnent l’impression d’un groupe qui cherche toujours à plaire au même public : les inconditionnels du premier jour, sans doute aussi « les plus jeunes ».

Pas de bilan pour les treize ans

_mg_4107-2Ce concert des HDL ( Hurlements de Léo ) aura duré une petite heure pour non pas fêter leurs « 13 ans de caravaning », comme l’indique le titre de leur dernier album sorti le 20 avril 2009, mais simplement montrer un échantillon de ce qu’ils font, de ce pour quoi on les aime tous les huit : leur spontanéité scénique. Depuis 1996, le groupe de chanson française s’est inscrit au côté des Ogres de Barback, Debout sur le zinc, etc.

Pourtant, malgré ses 13 ans, pas de bilan en perspective. Et pour cause, les remaniements au sein du groupe font que les plus aguerris partent pour laisser le terrain aux jeunes, sous la coupe des vétérans Lolo, R1, Jojo et Pepito qui mènent toujours la barque. Une barque qui vogue toujours vers les même flots : ceux que forme la houle des jeunes surexcités.  » On comprend pas les paroles « , se désole une quadragénaire venue écouter les HDL .  » Mais si j’avais 20 ans de moins je me serais bien amusée ! « , renchérit-elle.

Crédits photo : STV

Partager !

Aucun commentaire

Abonnez vous au Flus RSS des commentaires

Réagissez à cet article