Les films de l’année 2013 qu’il ne fallait pas rater

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Les chroniqueurs cinéma de Discordance vous proposent leur top 5 des films qu'ils ont préférés en 2013.

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Le top d’ARNAUD C.

Alabama Monroe, Felix van Groenongen.
C’est facile, arrache larmes, voire convenu. Et alors ? Ça marche, et surtout, c’est simplement magnifique.

No Pain & No Gain, Michael Bay.
La surprise, le choc, le troll. Une apologie de la connerie sous stéroïde, pour et contre la génération MDMA, MTV, WWE…

Inside Llewyn Davis, Joel & Ethan Coen.
Oscar Isaac, la lumière, le chat, la musique, John Goodman, le montage, les Coen… et Justin.

Gravity, Alfonso Cuarón.
Parce que tout le monde oublie trop souvent que le cinéma est aussi (et avant tout) un spectacle. Et que Gravity est peut-être le spectacle ultime. Simple, sans être simpliste.

Le Passé, Asghar Farhadi, et Django Unchained, Quentin Tarantino.
Le choix impossible, parce que la prestation de Bérénice Bejo fait penser à celle de Leonardo DiCaprio – et inversement

Mention spéciale à Jurassic Park 3D (S. Spielberg) : non, non, pas pour « 3D ». Pour « Jurassic Park ». Juste pour « Jurassic Park ».

Le top de FANNY

Zero Dark Thirty, Kathryn Bigelow.
La caméra secouée de Bigelow a frappé fort en remontant le fil de la traque de Ben Laden. Rythme et tension extrême magnifiés par la musique d’Alexandre Desplat (comme pour Argo) et le jeu de Jessica Chastain.

Zulu, Jérôme Salle.
Un grand film dans l’Afrique du Sud de 2013, et, oh mon Dieu, Orlando Bloom sait jouer !

Argo, Ben Affleck.
Ce film a tout ! Une claque de Ben Affleck de qui je n’attendais rien.

Django Unchained, Quentin Tarantino.
Du grand Tarantino : ici, l’histoire, la violence, l’humour et la musique font sens. Magnifique.

Gravity, Alfonso Cuarón.
Un scénario simple, mais on s’en fiche. J’ai passé une heure et demi en apesanteur.

Mention spéciale à Haifaa al-Mansour et son film Wadjda. Il raconte l’histoire d’une petite Saoudienne qui veut s’acheter un vélo, comme les petits garçons. Al-Mansour est la première Saoudienne à réaliser un film (souvent cachée dans une camionnette), dans un pays où il n’y a même pas de salles de cinéma. A voir.

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Le top de MA NON TROPPO

Alabama Monroe, Felix van Groeningen.
Touchant et juste, sans mélo ni violons, à ne rater sous aucun prétexte.

Ilo ilo, Anthony Chen.
Jolie chronique sociale sur la fin des années 90 à Singapour.

Blancanieves, Pablo Berger.
Le mythe de Blanche Neige dans une Andalousie du début de siècle dernier, muet et en noir et blanc : une réussite.

Frances Ha, Noah Baumbach.
Un coup de coeur pour le personnage autant que pour son interprète.

Oh Boy, Jan Ole Gerster.
Vingt-quatre heures dans la vie d’un Berlinois ou comment la quête d’un café bouscule un emploi du temps.

Le top de PaD

The Conjuring, James Wan.
Un vrai film d’horreur, simple, efficace, sans excès d’effets spéciaux. Une vraie ambiance qui prend aux tripes du début à la fin. On ne peut qu’espérer que cette nouvelle franchise horrifique saura se maintenir à ce niveau.

Effets Secondaires, Steven Soderbergh.
Du grand Soderbergh, avec cette mise en scène tellement efficace qui le caractérise. Mais surtout un scénario brillant sur un sujet ô combien sensible, qui sait nous balader tout du long.

Hitchcock, Sacha Gervasi.
Un casting 4 étoiles impeccable, une réalisation sobre, et un scénario brillant font de Hitchcock une vraie masterclass du biopic. Une mise en abîme de l’univers du réalisateur qui permet aux fans de (re)découvrir un esprit torturé mais tellement brillant.

Django Unchained, Quentin Tarantino.
Pur scénario, de brillants acteurs, de l’action et de la violence bien jaugée, des répliques qui fusent plus vite que les balles, bref un des meilleurs Tarantino – si ce n’est le meilleur…

Maniac, Frank Khalfoun.
Faire revivre un classique du slasher à travers les yeux du tueur, un sacré challenge, et… quelle claque ! Une vraie prouesse technique, qui réussit à nous mettre les tripes à l’envers avec ses scènes de scalp bluffantes de réalisme. Chapeau bas !

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Le top de SAMUEL

La Vie d’Adèle, Abdellatif Kechiche.
Se sentir comme le narrateur du Portrait ovale, face à ce tableau où une jeune fille semble prendre vie, devenant femme. Nous pourrions même discerner la folie du peintre chez le cinéaste lui-même, cette ardeur passionnée. La Vie d’Adèle est, à sa façon, une adaptation de cette nouvelle de Poe, bien plus que de la BD de Maroh.

Haewon et les hommes et Our Sunhi, Hong Sang-soo.
La métempsycose cinématographique du Coréen continue, à travers une filmographie composée de courants et de contre-courants, comme ceux de la mer.

Spring Breakers, Harmony Korine.
On flotte dans un bégaiement visuel et sonore, en apesanteur dans ce pathétisme fluorescent. « Some are Born to sweet delight / Some are Born to Endless Night / We are led to Believe a Lie / When we see not Thro the Eye. » ― William Blake, Auguries of Innocence

Tel Père, Tel Fils, Hirokazu Kore-eda.
Kore-eda questionne les fibres du lien invisible tissé entre le parent et l’enfant. Un miroir tendu sur des valeurs et sur une sensibilité.

La Grande Bellezza, Paolo Sorrentino.
L’errance romaine de Jep, picaresque dans sa mondanité, où pourrait se cacher le Bardamu de Céline : « Les vivants qu’on égare dans les cryptes du temps dorment si bien avec les morts qu’une même ombre les confond déjà. On ne sait plus qui réveiller en vieillissant, les vivants ou les morts. »

Mention spéciale à The Dirties de Matt Johnson : un des plus grands moments cinématographiques de l’année. Sans oublier la merveilleuse scène du scan de Robin Wright dans The Congress (A. Folman).

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Le top de VIOLHAINE

Hitchcock, Sacha Gervasi.
Bien plus qu’un biopic : un film à suspense dont Hitchcock est le héros. MER-VEIL-LEUX.

Spring Breakers, Harmony Korine.
Korine vous prend par la main et vous guide. Il zigzague au milieu de fesses et de seins tremblotants, puis bifurque, vers un endroit plus sordide encore, et enfin change de route au dernier moment. Vous surprend de bout en bout.

Stoker, Park Chan-wook.
Où la mise en scène atteint une perfection perverse, servant un scénario délicieusement malsain.

Le Monde de Charlie, Stephen Chbosky.
Un film qu’il aurait fait bon regarder quand on avait 16 ans, cet âge où on a besoin de grandes maximes et de savoir qu’on n’est pas plus bizarre qu’un autre pour avancer.

Trance, Danny Boyle.
On dirait que 2013 était une bonne année pour les films à l’incroyable casting et qui vous font croire que vous devenez fous…

Le top de VIRGILE

Cloud Atlas, Andy & Lana Wachowski et Tom Tykwer.
Les Wachowski subliment le travail David Mitchell et livrent un magnifique conte qui transcende les époques, les genres et les styles.

Stoker, Park Chan-wook.
Entrée remarquée dans le cinéma occidental : un scénario qui se déroule de manière délicieusement lente, mené par un duo Wasikowska-Goode génial.

Gravity, Alfonso Cuarón.
Incroyable prouesse technique qui transporte le spectateur, le souffle court et la tête qui tourne : 1h30 en apnée, chapeau bas à Alfonso Cuarón pour ce tour de force.

Snowpiercer, Bong Joon-ho.
Le Coréen fait lui aussi (décidément) une arrivée fracassante dans le cinéma occidental grâce à ce Snowpiercer haletant qui donne vie avec brio à l’univers de la BD dont il s’inspire.

The Place Beyond the Pines, Derek Cianfrance.
Un triptyque inspiré sur un air de violons stridents signés Mike Patton, servi par un très bon casting.

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: Virgile n’a pas écrit Les Bucoliques, ni L’Enéide. Il n’est pas poète, encore moins latin et surtout pas mort. D’ailleurs, il n’est même pas un il. Reniant ses héritages classiques, Virgile connaît toutes les répliques d'Indiana Jones et la Dernière Croisade, loupe son arrêt si elle a le dernier Margaret Atwood entre les mains, et a déjà survécu sur des sandwiches cornichons-moutarde. Elle va avoir tendance à considérer la publicité comme une forme d’art, se transformant en audio guide dans les couloirs du métro, les salles de cinéma et même devant du mobilier urbain qui n'en demandait pas tant. Outré, Virgile le poète s’en retourne aux Enfers pendant que Virgile l'anachronisme rêve d'embarquer pour un aller simple destination Osaka. Pour plus d'info: http://www.twitter.com/_Virgile

1 commentaire

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  1. 1
    le Mardi 6 mai 2014
    тном ряи a écrit :

    La Vie d’Adèle et Spring Breakers, les deux pépites de cette année 2013.

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