Les Fatals Picards + Sinsémilia aux Rocktambules de Rousson

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Pour cette 14e édition du Festival Les Rocktambules de Rousson (et non de Grenoble !), les 140 bénévoles ont choisi de mettre les petits plats dans les grands : une floppée de nouveautés est au menu de cet avant dernier week end de Mai. Le rendez-vous était de nouveau pris dans les Près de Landas sous une chaleur estivale. Retour sur le samedi et dernier soir du festival.

Un rendez-vous régional incontournable depuis 14 ans

Image de C’est désormais une habitude : pour la troisième année consécutive, Discordance pose ses valises dans le Gard à Rousson, à une poignée de kilomètres d’Alès. Le Festival des Rocktambules a été un des tout premiers festival de rock à se monter aux alentours d’Alès et il a désormais acquis une réputation certaine. Toujours étalé sur deux soirs, le festival a notamment vu à l’œuvre No One Is Innocent et Bagdad Rodéo en vedette la veille, puis La Jarry et trois groupes locaux en ouverture. En ce samedi, Les Fatals Picards et Sinsémilia s’imposent comme les deux têtes d’affiches, aux côtés de Waterllillies et des Roultabouls et les Banaboos.

Les nouveautés de l’édition 2011

Elle est d’ailleurs là, la grande innovation : à la manière des « grands » festivals, le début des festivités a été avancé de quelques heures pour profiter pleinement de ce weekend end « rock ». Sur les deux soirs, six groupes du coin avaient comme objectif de chauffer le public avant les gros calibres. Si vraiment peu de monde était là pour les premiers passages, on peut saluer l’initiative.

En effet le premier soir, Dilemme, Sterennodrahc et Aezen ont pu « ouvrir » la soirée dès 17h45. Samedi, ce sont Gut Scrapers, Arthis et Kerrozen qui se succédaient sur la grande scène des Rocktambules dès 16h45. De quoi décliner le rock dans toutes ses variantes et de donner surtout la chance à des petits groupes de jouer devant un public plus conséquent. Et parlons-en ! Le grand gagnant de cette édition 2011 se nomme AeZen, groupe d’Alès proposant un métal/fusion simple mais bougrement efficace. AeZen a gagné son ticket pour l’année prochaine en s’assurant une présence le samedi soir ! Double récompense donc, même si le concept du vainqueur du tremplin existait déjà. Leur place a cependant plus que doublée par rapport aux précédentes éditions.

Autre nouveauté : en plus de débuter plus tôt, le festival est rallongé. Marre que les festivités s’achèvent vers 2h ? Une réponse a été apportée : c’est Dj Moule qui clôture les soirées pour quelques heures supplémentaires.

Waterllilies et Roultaboul et les Banaboos avant d’entrer dans le dur

Image de L’affluence n’a pas été à son comble pour les deux groupes plus « huppés » mais l’intensité est rapidement montée crescendo : Waterllillies, vainqueur tremplin 2010, n’a pas oublié ses bonnes habitudes. Le rock brut de décoffrage des Nîmois n’en finit plus de nous épater. Le groupe est en train d’acquérir une nouvelle dimension, propulsé d’autant plus par le premier album Smoke on the Waterllillies sur Deezer ou encore Noomiz. Un nom qui commence à monter avec notamment de futurs passages à l’Opa Bastille de Paris ou au Dynamo à Toulouse. Un rock non sans rappeler les influences des Arctic Monkeys ou des Beatles, le succès de cette première véritable tournée est en train de leur donner des ailes : le groupe a annoncé être en pleine composition du second opus !

L’arrivée des Roultaboul et les Banaboos n’a pas laissé insensible un public roussonnais qui les rencontre pour la deuxième fois en 5 ans. Si le show en 2006 était très ska, la sortie de leur quatrième album Mangeons du Clown !, toujours dans un état d’esprit cuivré et festif, a souligné une nette évolution « rock » en live. Mieux, les influences punk festif ont clairement pris le dessus. L’esprit Banaboo en ligne de mire, c’est à dire « une vision déconnante de la musique ». Voulant rendre hommage aux Shérifs ou à O.T.H. à leur manière, les Roultaboul ont tenu à reproduire un « rock’n'drôle » efficace qui n’a pas tardé à se répandre sur le site. Entre son « On met des herbes partout, dans le tabac, dans le ragout » sur des sonorités reggae/ragga et son délire ska/russe sur Vodka et Perestroïka, la vague positive engendrée par Roultaboul et les Banaboos a, au mieux, préparé le terrain aux Fatals Picards.

Les Fatals Picards : intensifs, mais…

On ne le répètera jamais assez : le départ d’Ivan, fondateur du groupe, a laissé des traces. Fatalement, sans mauvais jeu de mots. La sortie de Coming Out au printemps dernier n’a fait qu’enterrer les derniers espoirs de voir Les Fatals Picards rester dans leur esprit « chanson indé-débile ». Ce « n’importe quoi » dans les morceaux, cette légèreté, a disparu. Ces shows qui rimaient avec spectacle/concert ne sont plus qu’un bon souvenir. Peut-être le fruit d’une nouvelle mâturité…

En 2011, Les Fatals Picards arborent une étiquette « rock » qui ne fait plus aucun doute. Si Paul n’a plus son compatriote Ivan pour lui donner la réplique, il tente de trouver appui auprès des autres musiciens. C’est bien, sans être les grosses marades d’antan. Comme pour palier ce manque, le groupe joue désormais sur l’intensité. Force est de constater que le côté « chanson » s’est transformé en un set rock des plus affutés !

Une ouverture de concert « à l’ancienne » avec l’excellent Moi je vis chez Amélie Poulain de Pamplemousse Mécanique (2007). Rapidement, les nouvelles compos ne tardent pas à arriver : Coming Out, titre éponyme de l’album n’emballe pas forcément les foules avant que l’ambiance monte au créneau sur les morceaux « à la Superbus » (Dans mon verre, Boum) entrecoupés de nouveautés qui s’intercalent judicieusement C’est l’histoire d’une meuf ou l’hilarant et incontournable Seul et Célibataire (part.2). « Il y a-t-il des couples ici ? » demandera Paul... »alors cette chanson n’est pas pour vous ! ».

On retrouve un peu de sonorités reggae dans le très réussi 1983 sur Yannick Noah : « vas-y Yannick, comme en 1983, la France elle compte sur toi ! Pour aimer les arbres comme le font les rastas des feuilles à la racine sans se brûler les doigts, Yannick on est tous avec toi ! [...] Et puis il y aura toi, toi le dernier des rastas, pour montrer la voie dès que tout roulera, que marcher les pieds nus sans choper le tétanos… toi, tu le fais depuis Rolland Garros ! ». Les amateurs du genre seront toutefois déçus de voir disparaître Djembé Man du set…

Lot de consolation toutefois sur l’énorme Le Retour à la Terre qui tourne en dérision les écolos avec néanmoins une certaine conscience environnementale : « pour l’électricité, vive les panneaux solaires ! S’il y a des nuages, c’est toi qui pédale ; s’il fait nuit plus d’une heure, c’est toi qui pédale ! » et son refrain entêtant sur « elle est pas belle la vie, pour le dernier des hippies, la main dans la main avec le dernier pingouin ?! ». « Alors, on n’est pas bien avec nos clapiers à lapin, les toilettes à compost, l’eau de pluie pour le bain ? Si nos amis nous voyaient, ils ne reviendraient pas ! D’ailleurs s’ils venaient, ils ne reviendraient pas ! ».

Mention très moyenne pour le nouveau Hasta XXL sur le Che qui sonne un peu réchauffé niveau blague (déjà exploité dans les albums précédents), même si musicalement cela reste entraînant… Belle répartie de Paul sur le tee shirt d’un festivalier : « oh mais tu as le tee shirt du Che page 67 du Goéland ! ».

Les Fatals Picards nous ont concocté leur fameux quart d’heure « engagé » à leur façon avec le traditionnel Mon Père Etait Tellement de Gauche (part.2) qu’on ne présente plus, suivi du Combat Ordinaire toujours aussi apprécié du public même si Paul s’est un peu emmêlé dans les paroles. Dans un autre registre, Les Fatals Picards ont monté le son avec l’aparté punk : Les Princes du Parc (« mais où sont les fascistes ici ?? ») ou la piste cachée Punk à Chien. Enfin, élément notable, seul rescapé des trois premiers albums, Chasse, pêche et biture a râvi les fans de la première heure.

Après un show de haute volée et salué par tous, l’heure du rappel a sonné : le désormais incontournable L’amour à la Française de l’Eurovision a lancé les dernières minutes du concert. L’explosif Noir[s] avec ses refrains des Bérus (Salut à Toi), Noir Déz’ (Comme elle Vient) et de la Mano (Mala Vida) a fait soulever les festivaliers une dernière fois… Enfin presque : Bernard Lavilliers a finalement clôturé le spectacle.

Sinsémilia pour clôturer la soirée

Sinsé c’est une nouvelle série de concerts qui symbolise 20 ans de tournée. Que ça. On ne les présente plus, il ferait presque partie des « vieux de la vieille », pilier du reggae français depuis deux décennies. On peut alors se demander si c’est une tournée anniversaire « à l’ancienne » ou principalement axée sur En Quête de Sens sorti en 2009 ? Un peu des deux. Riké et Mike au chant, le micro était entre de bonnes mains.

Ce dernier opus a en tout cas été assez joué même s’il apparait un cran en dessous des précédents. Il a simplement eu comme échos de renvoyer une image très hétéroclite du groupe : un mélange des styles, entre l’acoustique, le reggae, le festif. Parfois ragga, parfois reggae, Mike a imposé son flow sur le très posé C’est Déjà Ca. Sinsémilia ne s’est d’ailleurs pas gêné pour imposer sa pâte sur le concert : l’acoustique maîtrisée de Riké avec sa guitare sèche (5 ans) est un régal, il est de loin la figure emblématique du groupe. Même constat sur Prendre le Temps où les cuivres envahissent les près de Landas qui rappelle sérieusement l’opus précédent.

Astucieusement les hits du groupe n’ont pas tardé à débouler : toujours sous le signe du métissage, du mélange, de la bonne humeur, Riké a donné l’impulsion. Ça se régale a été le premier détonateur, comme si le public attendait les compos de 2004 (Debout, Les Yeux Ouverts). « Il faut que ça se régale, tant que je suis debout et que je crève pas la dalle ! ». Un peu de tonus en ce début de concert alors que l’ouverture a été bien plus calme qu’espérée. J’ai honte et Non Sens enchainent et font jumper le public une nouvelle fois. Toujours aussi revendicatif dans ses interventions, Mike parle avec poigne.

« Jamais une chanson ne sauvera le monde ! ». Une phrase lancée qui donne le top départ à Jamais une Mélodie…, les langues se délient, un riddim implacable flotte dans l’air. En pleine effervescence, les gens se laissent porter par les tubes qui défilent : Tout le Bonheur du Monde, attendu, apaise l’ambiance mais est repris par tous. La terrible reprise de Georges Brassens La Mauvaise Réputation relance la machine pour un tour.

Riké le sorcier opère à nouveau sur la magnifique Simple d’Esprit. Seul face au public, il se cramponne au micro : il a délaissé sa guitare pour proposer un véritable show dans sa gestuelle. Ce gars a le don de vous scotcher par sa patate dans un premier temps, mais aussi par sa capacité à vous embarquer partout où il veut. Dans un silence admiratif, on ressent l’émotion sur cette compo : « cette souffrance, ça s’appelle prendre conscience ».

Malgré un petit regain, le rappel est arrivé sans crier gare. De quoi repartir à l’assaut sur les célèbres Douanier 007 ou encore Tout Ce Que l’on A. Si le show a toutefois été marqué de trop grosses coupures, notamment par des interludes un peu poussif, Sinsémilia, avec Riké en tête, n’a pas eu peur de mélanger ses différentes périodes musicales, même si quelques morceaux ont surpris par une baisse de régime. Cependant les festivaliers ont apprécié.

Il est bien là l’essentiel me direz-vous.

Comme lors des éditions précédentes, la fête a été au rendez-vous. On ne s’ennuie jamais dans les Prés de Landas. Un seul bémol est cependant à noter : malgré la réputation des groupes présents qui ont tenu leur « standing », on espère avant tout que l’année prochaine il y ait un peu plus de renouvellement dans la programmation. No One, Les Fatals ou encore les Roultaboul sont passés entre 2 et 3 fois dans la région alésienne sur les 6 dernières années. C’est beaucoup trop lorsqu’on sait que les rendez-vous annuels musicaux se comptent sur les doigts de la main pour les habitants du haut Gard. L’attractivité du festival pourrait en prendre un coup sur sa pérennité en handicapant la fidélisation des festivaliers.

Crédits photos : Olivier Audouy (galerie photos complète à venir)

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En savoir +

Festival Les Rocktambules de Rousson, 20 et 21 Mai 2011 (Gard)

- Myspace AeZen : http://www.myspace.com/aezenmusic
- Myspace Waterllillies : http://www.myspace.com/thewaterllillies
- Site Roultaboul et les Banaboos : http://www.roultaboul.com/
- Site Les Fatals Picards : http://www.fatalspicards.com/
- Site Sinsémilia : http://www.sinsemilia.com/

A propos de l'auteur

Image de : Etre thésard et mélomane, c'est possible. Enfin du moins pour l'instant ! Véritable électron libre dans le Sud de la France navigant entre Montpellier, Nîmes, Avignon et Marseille, je conserve cette passion à partager mes coups de cœur, mes trouvailles... et aussi mes coups de gueule. Pour ceux qui auraient envie d'en savoir un peu plus, vous pouvez toujours jeter un œil à mon site perso, Le Musicodrome (www.lemusicodrome.com).

6 commentaires

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  1. 1
    le Mardi 24 mai 2011
    Florence H a écrit :

    Quand j’ai eu le coup de foudre pour les Fatals en 2007, ils étaient dans leur configuration à 5 et je les prenais comme un tout, même si bien sûr les 2 chanteurs étaient plus dans la lumière. Quand j’ai appris le départ d’Ivan c’était vraiment le coup de massue et je me posais même des questions sur l’avenir du groupe.
    A l’écoute du « Sens de la gravité », j’ai constaté immédiatement que le talent ne les avait pas quittés, loin de là et j’ai aussi découvert avec plaisir les voix d’Yves, Laurent et surtout celle de JM…
    Et c’est bien là un des atouts de cette nouvelle configuration : 4 personnes dans la lumière : on y gagne !
    J’ai fait mes premiers concerts des Fatals cette année donc je ne pas faire de comparaisons, mais pour moi Paul fait très bien son « boulot » : il a une énergie folle, de la repartie, de la spontanéité…bref il ne lui manque rien ni personne. Chacun joue un rôle important sur scène : il n’y a pas de figurants. Pour moi il s’agit véritablement d’un spectacle / concert. Pour ne donner qu’un exemple, samedi j’ai adoré sur « Chasse, pêche… » la transition où en quelques secondes JM court vers sa batterie et Yves et Billy reprennent la basse et la guitare électrique… je n’arrive pas bien à expliquer mais j’ai la vidéo au cas où ;-)
    Le dernier album est aussi pour moi une réussite totale mais il faut dire que je manque totalement d’objectivité ;-) …de plus j’ai bien peur que mes arguments ne se basent pas que sur l’analyse de leurs musiques : en effet, depuis que je les ai vu sur scène, que j’ai pu échanger quelques mots avec eux après les concerts et sur facebook, il m’est désormais impossible de ne pas tenir compte de aussi l’aspect humain. Leur disponibilité, leur gentillesse, leur patience font aussi partie de mon « addiction ». Quant aux textes de Laurent que se soit dans ses chansons ou dans ses chroniques sur son blog, j’y vois un modèle du genre : un mélange de culture, d’humour et de bienveillance, ce qui pour moi est le meilleur des cocktails.

  2. 2
    Dimitri L
    le Mercredi 25 mai 2011
    Dimitri a écrit :

    Salut Florence,

    Comme je te disais hier sur FB, là n’est pas vraiment la question de savoir si Les Fatals Picards sont « mieux » aujourd’hui qu’avant. Le problème c’est que du moment où toi comme moi avons connu le groupe dans ses deux configurations, nous sommes obligés de nous poser cette question.

    Je vois Les Fatals Picards en deux versions (ce que j’évoquais déjà hier) : – De leurs débuts à 2007
    – De 2007 à aujourd’hui
    Dans la « version 1″, des chansons « indé-débile » sans étiquette particulière, où les paroles étaient nettement mises en avant au détriment de la musique.
    Dans la « version 2″, des paroles plus simples mais une musique beaucoup plus soignée.

    Les deux versions sont bonnes, je ne crache sur le groupe, je continue à aller les voir. J’apprécie Les Fatals Picards, cependant ayant découvert le groupe sur « Droit de Véto » en 2003 je ne peux qu’éprouver une certaine nostalgie à cet égard.

    Nos avis ne pourront jamais être objectifs de toute manière, que ce soit le tien ou le mien. On se fait des idées, une question de goût comme disait Geoffrey hier, tout commentaire est critiquable et a ses propres limites. Comme par exemple, impossible de nier la prestation scénique qui est multipliée par 10 sur cette nouvelle tournée.

  3. 3
    le Mercredi 25 mai 2011
    Florence H a écrit :

    bonjour,
    Je comprends que le coté nostalgie doit effectivement beaucoup jouer; n’ayant jamais vu Ivan sur scène je peux pas comparer à ce niveau là, maisje vois ce que tu veux dire.
    Nos avis sont tout de même proches par ailleurs car effectivement les musiques sont beaucoup plus mieux maintenant ;-) .Merci de m’avoir répondu et d’avoir pris en compte mon avis que j’avais envie d’exprimer car je te trouvais un peu « sévère »

  4. 4
    Dimitri L
    le Mercredi 25 mai 2011
    Dimitri a écrit :

    De rien :) Je me montre moins compréhensif lorsque je me fais « attaquer » par des personnes qui sont persuadées qu’elles détiennent la science infuse et qui de toute façon n’ont pas d’argument derrière.

    Tu m’aurais dit : « je ne suis pas d’accord » sans un minimum exposer ton point de vue, je n’aurais pas réagis de la sorte !

    Ce n’est pas le cas. C’est bien de pouvoir débattre sur une chronique et de voir les différents avis et d’en discuter.

    « sévère » ? Le but était de faire ressortir avant tout le point de vue des deux parties puisque c’est ce que j’ai ressenti.

  5. 5
    le Mercredi 25 mai 2011
    Florence H a écrit :

    c’est pour ça que c’est toi le critique…moi je serais trop de parti pris pour mes chouchous !
    <en tout cas, tu as bien de la chance d'aller de concerts en concerts…
    bonne continuation

  6. 6
    Dimitri L
    le Mercredi 25 mai 2011
    Dimitri a écrit :

    Il faut savoir faire la part des choses ;)

    En tout cas bienvenue parmi nous, je vais reparler très bientôt des Fatals Picards avec la chronique de « Coming Out ».

    Affaire à suivre.

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