Le coaching en séduction et les femmes

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Après avoir acquis une réputation solide en terme de coaching en séduction en France, Jean-Baptiste, alias Blusher a fondé Blusher Séduction, basée à Amsterdam, et dispense ses conseils non seulement aux hommes, mais à une clientèle féminine croissante. C’est précisément à propos des femmes, et de la place qu’elles occupent dans le jeu de séduction qu’il a bien voulu répondre à nos questions.

Vous êtes a priori un coach en séduction pour les hommes. Comment expliquez-vous l’intérêt croissant des femmes pour vos services ?

Image de Jean-Baptiste (Blusher) En partie en raison de différences culturelles. J’habite aux Pays-Bas depuis plusieurs années et force est de constater que le féminisme y a produit des effets secondaires indésirables. Les hommes restent ensemble à vider des bières pendant que les femmes désespèrent d’en rencontrer un qui vient leur parler avant la fermeture du bar. Quand ils s’y décident enfin, c’est qu’ils ont trouvé leur courage au fond d’un verre. Au quotidien, le flirt ne fait pas partie des codes sociaux non plus et rares sont ceux qui penseraient aborder une fille quand elle fait son shopping. Si les hommes ne savent pas ou n’osent pas flirter, pensent-elles, il leur faut adopter une attitude plus proactive et aller à leur rencontre. Les expatriées de tous pays venant s’installer aux Pays-Bas sont les premières à s’adresser à moi. « Les hommes ne viennent plus me draguer, je dois être devenue moche » se disent-elles. Ce qui est plus étonnant c’est de voir que les Françaises commencent également à s’adresser à moi pour des ateliers à Paris et ailleurs.

Cela est dû pour une large part à la médiatisation croissante du coaching. Les hommes comme les femmes réalisent souvent après quelques années de vie professionnelle qu’un aspect important de leur épanouissement a été laissé en friche. Lassés de s’en remettre au hasard, ils viennent faire le point et dépasser avec l’aide du coach les obstacles sur lesquels ils butaient jusqu’alors.

Quelles sont les attentes d’une femme qui participe aux ateliers d’un coach en séduction ? Sont-elles, plus que les hommes, à la recherche d’une relation sérieuse ?

C’est vrai, LA grande question est : « Comment le garder ? » Elles sont généralement particulièrement sélectives et recherchent Monsieur Parfait même s’il leur arrive à se résoudre à une relation par défaut au bout d’un certain temps.

Elles veulent se libérer de la tyrannie du téléphone qui ne sonne pas après le deuxième rendez-vous et rendre les hommes vraiment accros. Cela étant dit, beaucoup reconnaissent également vouloir profiter de leur célibat pour oser vivre une nuit torride avec un bel inconnu. Elles ne franchissent guère le pas, car les expériences précédentes leur laissent un mauvais souvenir empreint de culpabilité et/ou de honte. Elles ont souvent l’impression d’être « utilisées » quand de bons moments ne débouchent pas sur une relation. Elles se soucient aussi de l’image qu’elles pourraient donner d’elles auprès de leur entourage… Une recherche conduite en 2008 est d’ailleurs venue étayer l’idée selon laquelle les femmes ne se sont pas adaptées au sexe récréatif considéré par les féministes comme une forme de libération de la femme. Référence : CAMPBELL A. Durham University (2008, June 26). Women Have Not Adapted To Casual Sex, ScienceDaily.

Les femmes ne se méfient-elles pas des coachs en séduction pour hommes ou de leurs élèves ?

Au contraire, elles considèrent pouvoir en apprendre davantage d’un homme qui sait séduire et qui comprend les femmes. Quant à leurs élèves, elles disent préférer de ne pas savoir qu’un homme a dû « apprendre » la séduction. Elles disent rechercher l’authenticité.

Pensez-vous qu’il y ait une inégalité entre les hommes et les femmes en ce qui concerne la séduction ? Un des deux genres serait-il naturellement plus doué pour ça ?

Je ne parlerais pas d’inégalité, mais d’asymétrie ou encore de polarisation. Les hommes et les femmes peuvent désormais occuper les mêmes postes au sein d’une entreprise ou d’un gouvernement. L’égalité des sexes dans les pays occidentaux n’est plus un vœu pieux, mais une réalité. En revanche, dans le domaine sexuel et amoureux, la polarisation des rôles reste vitale. Cela crée une confusion dont les pays du Nord de l’Europe donnent une illustration flagrante. Il est devenu aussi difficile pour une femme de devenir une femme fatale que pour un homme de devenir un irrésistible séducteur.

Il est vrai cependant que les femmes disposent d’atouts considérables dans le jeu de la séduction. Elles sont plus empathiques, lisent mieux les expressions faciales et gestuelles et leurs aptitudes verbales sont en moyenne supérieures à celles des hommes.

Quant aux hommes, ils sont plus enclins à prendre des risques et tolèrent mieux le rejet. [1]

Les ateliers sont-ils les mêmes pour les hommes et les femmes ou les méthodes sont-elles personnalisées en fonction du genre ? Si c’est le cas, quelles sont les principales différences ?

Image de http://www.blusherseduction.com À l’exception de certaines sessions pratiques, je privilégie le coaching individuel que ce soit pour les hommes ou pour les femmes. Les méthodes sont donc systématiquement adaptées à l’objectif individuel défini en début de session.

Les hommes sont souvent plus impatients de passer à la pratique pour récolter des numéros de téléphone et/ou embrasser des filles en boîtes de nuit. Les femmes viennent souvent chercher une réponse toute faite à la question : « Comment savoir si l’homme que j’ai rencontré la semaine dernière est intéressé par une relation durable ? »

Concrètement, je dirais que nous passons sensiblement moins de temps en session pratique avec mes clientes qu’avec mes clients. D’une part parce qu’une partie de notre temps de coaching est parfois dévolue au relooking. Et d’autre part parce qu’une fois dans un after-work par exemple, elles apprennent très vite à attirer dans leurs filets les hommes qui les intéressent grâce à certains conseils notamment.

Une femme qui veut séduire doit-elle accorder davantage d’attention à son apparence qu’un homme ?

Absolument. Les hommes sont des créatures visuelles par essence. Il arrive qu’on me rétorque : « Oui, mais je veux être aimé pour ce que j’ai dans la tête, pas pour mon physique. » Je peux parfaitement comprendre cette réaction. Pour autant, on ne se soustrait pas davantage aux lois de l’attirance sexuelle qu’on n’échappe à la gravité quand on trébuche dans les escaliers.

Après tout, si on veut pêcher un poisson, on l’appâte avec un vers. Non pas parce que nous en sommes friands, mais parce que c’est ce qui le fera mordre à l’hameçon.

Pour autant, les femmes ne sont pas les seules à devoir soigner leur apparence. Je conseille également aux hommes que je coache de mettre toutes les chances de leur côté en évitant les choix vestimentaires trop neutres, démodés ou encore les signes révélateurs d’une hygiène douteuse. Ongles longs et chaussettes blanches sont la kryptonite de la séduction.

On aurait tendance à penser qu’une femme puisse rejeter un homme qui tenterait de la séduire plus aisément que l’inverse. Pensez-vous que ce soit le cas, dans les faits ?

Encore une fois oui. Pour des raisons évidentes, la diversité sexuelle est potentiellement moins coûteuse et risquée pour un homme. Une vaste majorité d’hommes ne saurait pas refuser les avances d’une femme.

La solidarité masculine qui se développe notamment sur les forums entre les Gamers existe-t-elle aussi chez les femmes ou se considèrent-elles plus comme des rivales ?

Je n’ai pas encore observé la formation de telles communautés féminines sur Internet ce qui est en soi assez révélateur.

Elles sont simplement plus réalistes et ont compris que la séduction n’est pas un sport collectif. Elles comptent davantage sur leurs amies pour les extraire des griffes d’un lourdaud que pour partir à la conquête d’un bellâtre.

Comment les hommes réagissent-ils quand ils entendent parler du coaching féminin ? Est-ce que cela ne les effraie pas ?

Un petit nombre s’en offusque. Ils craignent que cela leur rende la tâche plus difficile. En vérité, en coachant hommes et femmes, j’ai de plus en plus l’impression de jeter un pont entre les genres et de contribuer à une meilleure connaissance de soi-même comme de l’autre. D’ailleurs, certains l’ont bien compris et prennent cela comme un encouragement : « Si elles aussi elles galèrent, j’ai ma chance. » Ils cessent de les voir comme des êtres mythologiques qui auraient la clef des secrets de la séduction.

Ce qui est amusant c’est qu’ils me demandent systématiquement : « et physiquement, elles sont comment ? »… La même question que me posent les femmes à propos de mes clients depuis le début de mon activité.

Vos lecteurs sont-ils exclusivement hétérosexuels ou y a-t-il un pourcentage d’homosexuels ? Si oui, le coaching est-il adapté en fonction des préférences sexuelles ou partez-vous du principe que les méthodes sont les mêmes ?

À ce jour, je n’ai pas eu de clients homosexuels et je cible mon offre sur les hommes et femmes hétérosexuels.

Chez les hommes en particulier, je pense que la demande est quasiment inexistante en partie parce qu’il leur est plus facile de trouver un ou plusieurs partenaires sexuels. Non pas parce que les gays ont une plus forte libido que les hommes hétéros. Simplement leur libido rencontre celle d’autres hommes naturellement plus enclins au sexe récréatif que ne le sont les femmes. Par conséquent, au sein de la communauté homosexuelle les hommes ont considérablement plus de partenaires que les femmes.

À ce titre, les études sur la sexualité des gays et lesbiennes nous apportent un éclairage intéressant sur certaines caractéristiques propres à chaque sexe (indépendamment de l’orientation sexuelle) : 63 % de couples gays sont monogames contre 91 % pour les lesbiennes. 67 % des couples gays ont plus 4 rapports sexuels par mois, contre 44 % des couples lesbiens. [2]

NOTES

[1] Références:

  • MESTRE, SAMPER, FRIAS, TUR,Universidad de Valencia (Spain) The Spanish Journal of Psychology Copyright 2009 by The Spanish Journal of Psychology 2009, Vol. 12, No. 1, 76-83
  • WILLIAMS M., MATTINGLEY W.J (2006) “Do angry men get noticed?” Current Biology, 16(11), 402-404
  • HALL JA (1984) Nonverbal Sex differences: Communication accuracy and expressive style, Baltimore, The John Hopkins University Press

[2] Source : Journal of Gay and Lesbian Social Services (Vol. 1, #2, 1994)

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Dossier Séduction :
Volet numéro 1 :
The Game
Volet numéro 2 :
Séduire des portes closes (Journal de Frank)
Volet numéro 3 :
Coach en séduction : pour quoi faire ?
Volet numéro 4 : Let the Game begin
Volet numéro 5:
La séduction : piège ou jeu ?
Volet numéro 6:
Le coaching en séduction et les femmes

Site officiel : http://www.blusherseduction.com/

A propos de l'auteur

Image de : Enfermée à l’extérieur sur le balcon de la Tour Sombre, Alex trouve parfois le courage de s’arracher à l’emprise du Crimson King. Elle ajuste alors sa longue vue et observe d’un air narquois le spectacle du rock, du cinéma et de la littérature qui déclinent. Il lui arrive quelquefois d’être agréablement surprise, mais c’est rare tant elle est consubstantiellement cynique. Son premier roman, Unplugged, est paru en 2009, puis un second en 2010, intitulé Omega et les animaux mécaniques, inspiré par l'album Mechanical Animals de Marilyn Manson.

12 commentaires

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  1. 1
    le Lundi 20 décembre 2010
    Allan Kikker a écrit :

    Merci pour cette interview ! Un homme qui conseille des hommes c’est déjà pas toujours facile. Alors un homme qui conseille des femmes, je trouve ça casse-gueule ! Il y a quelques mois, je m’étais posé la question : « Puis-je aussi conseiller les femmes ? » pour finalement ne pas développer le concept.

    Je ne peux donc que féliciter Jean-Baptiste d’avoir franchi le pas. D’autant plus que pour l’avoir rencontré, je trouve qu’il a une bonne compréhension des femmes en général. :)

  2. 2
    le Mardi 21 décembre 2010
    nicod a écrit :

    Alex,tu veux de l’audience, du buzz?
    Fais un papier sur papachar le grand manitou
    c lui le cervo. faudra pas te laisser impressionner

  3. 3
    le Mardi 21 décembre 2010
    Alex a écrit :

    @ Allan : J’arrive à la même conclusion en lisant ses réponses.

    @ nicod : Tel Papachar, j’ai l’impression que tu es partout toi aussi ! Ben écoute, oui, j’y pense à faire un papier à son sujet – si tu veux me mettre en relation avec, n’hésite surtout pas.

  4. 4
    le Dimanche 26 décembre 2010
    Chris a écrit :

    Comme le dit Allan, un homme qui conseil des hommes n’est déjà pas à la porté de tout le monde. Identifier les problèmes, trouver les bons mots et surtout les solutions pour les résoudre demande une certaine expertise dans la séduction et sans doute aussi de bonne compétences en relation d’aide et d’écoute.

    Conseiller les femmes lorsqu’on est un homme et trouver les solutions à leur problèmes, surtout lorsqu’on est pas passé par le mêmes épreuves qu’eux, j’ai du mal à y croire.

    N’y a-t-il pas des « expertes » dans le domaine de la séduction déjà ?

  5. 5
    le Dimanche 26 décembre 2010
    Blusher a écrit :

    « Conseiller les femmes lorsqu’on est un homme et trouver les solutions à leur problèmes, surtout lorsqu’on est pas passé par le mêmes épreuves qu’eux, j’ai du mal à y croire. »

    Objection intéressante. Ce serait se méprendre sur le principe même du coaching que de croire qu’il s’agit d’un simple boulot de conseiller. Un coach a pour mission de guider le coaché pour lui permettre de trouver la plupart des réponses par lui même.

    L’aspect conseil est la partie émergée de l’iceberg. Le plus gros du travail est accompli à travers un processus de questionnement et de reformulation qui permet de clarifier sa situation, ses objectifs et de passer à l’action avec certes quelques conseils qui peuvent aider à débloquer certaines habitudes néfastes.

  6. 6
    le Dimanche 26 décembre 2010
    Chris a écrit :

    Cela répond parfaitement à ma question. On a souvent tendance à confondre coach et enseignant (moi le premier) et penser que c’est au coach d’apporter les réponses alors qu’il est la pour faire prendre le recul suffisant au coaché afin qu’il trouve lui-même les solutions à ses problèmes.

    Merci Blusher ;-)

  7. 7
    le Jeudi 20 janvier 2011
    fabrice a écrit :

    Bonjour

    J’ai 38 ans et j’ai tant de frustrations et de souffrances en amour ( et je précise que je ne suis heureusement ni défiguré ni bègue ni manchot ni unijambiste et que je pratique bien le Français ) et parce que cela dure depuis 26 ans que à moins de pouvoir me prouver le contraire ( et dans ce cas je suis d’une honnêteté extrême et que je déteste donc mentir concernant mon ressenti ou pas surtout en ce qui concerne mon non ressenti pour des filles qui ne m’intéressent pas et qui tragiquement à qui je plais parfois ) que j’ai l’impression QUE MON CAS RELEVE D UNE EUTHANASIE PURE ET SIMPLE.

    Mais avant de parler de mort, et je suis sûr que tu préfèreras amplement parler de la vie, ce que je veux te faire comprendre c’est que ma vie est extraordinairement du moins en amour frustrante et dramatique. IL N Y A QU UNE SEULE FEMME DANS MA VIE A SAVOIR UNE DE MES PROFS MARIEE QUI M A FAIT UN EFFET TORRIDE A SAVOIR BIEN SUR QUE CELA ME DECLENCHAIT DES ERECTIONS A CHAQUE COURS QUE J ASSISTAIS, ET QUE LES AUTRES FEMMES MEME A LA LONGUE TERME, EN ME FORCANT NE ME FONT PAS UN EFFET QUI ATTEINDRAIT LE DIX MILLIEME DE CE QU ELLE A PRODUIT CHEZ MOI ET CE MEME SUR LA DUREE. EVIDEMMENT LA PROF EN QUESTION QUI ME FAISAIT TANT FANTASMER ET QUAND JE FANTASMAIS SUR ELLE CE N ETAIT MEME PAS CONSCIENT AUTREMENT DIT CELA ET C EST DIFFICILE A CROIRE QUE CELA ETAIT PSYCHIATRIQUE. SINON CERTAINES FILLES ME DRAGUENT ET QUAND ELLES LE FONT JE FAIS PREUVE DE TOLERANCE EN LEUR CONSACRANT 1 HEURE OU 2 ALORS QUE J AI BEAU LES REGARDER ELLES NE M EBLOUISSENT EN RIEN.

    AVANT IL FAUT SAVOIR ET CE PENDANT FORT LONGTEMPS QUE J EVITAIS QUICONQUE ME DRAGUAIT PARCE QUE JE N ETAIS PAS IMMEDIATEMENT SEDUIT PAR LA PERSONNE EN QUESTION ET QUE J ECOUTAIS ET ECOUTE ENCORE MON RESSENTI OU PLUTOT MON NON RESSENTI. JE NE SAIS PAS SI C EST LE NATUREL OU NON MAIS QUAND JE FAIS L EFFORT DE NE PAS EJECTER OU D EVITER UNE FEMME QUI NE ME PLAIT PAS ET A QUI POURTANT JE PLAIS AU BOUT D UNE HEURE JE NE SUPPORTE PLUS CECI ET JE M EN VAIS. CE QUI EST CRUEL AUSSI EST QUE ETANT PLUTOT BAVARD QUAND JE N AI PAS ENVIE DE PARLER LES JEUNES FILLES ME SAOULENT SOUVENT DE PAROLES ET QUE JE NE LES AIES MEME PAS REMARQUEES.

    Cela mériterait peut être un débat mais je ne conçois pas de sortir avec une fille si elle et moi n’éprouvons pas d’attirance physique, pourtant je me sens hétéro, mais je ne me sens ni adulte bien que j’ai 38 ans, je ne me sens pas adolescent, je me sens plutôt enfant voire pire encore dans ma dépréciation. Je n’ai confiance que dans les mauvaises surprises, les amours non réciproques, les indifférences réciproques ( heureusement que celles ci existent cela marque du moins pour un temps la fin de drames affectifs ). Je veux bien admettre chez autrui que cela soit plus facile que pour moi, surtout s’il a la chance de ne pas avoir d’handicap, même si pour relativiser autrui même en étant plutôt chanceux a connu, connaît et connaîtra des déboires. Sauf qu’avec moi cela est extraordinairement douloureux, ce qui fait que j’en arrive à parler d’euthanasie, car ni mon psychiatre qui m’écoute et me connaît, ne sait pas quoi me dire, et que je sens que ma dignité, mon autonomie certes pas sur le point de vue corporel mais sur le point de vue affectif et psychologique sont très très très fortement atteints.

    Alors pour en revenir avec la vie, il y a intérêt à sortir avec moi les meilleurs conseils au monde et que ceux ci soient adaptables à ma personnalité et à mon environnement, extrêmement mesurés parce que dans le cas échéant je renforcerais encore plus ma confiance en des choses destructrices, frustrantes, tragiques. IL EST DONC OBLIGATOIRE DE M EBLOUIR SACHANT QUE MEME SI JE L ETAIS ET LA AUSSI CELA TEND A EXCITER MON IMAGINAIRE QUE PAR REALISME IL FAUDRA NE PAS IDEALISER OU ALORS POUR UNE COURTE PERIODE LES MEILLEURS CONSEILS DU MONDE PUISQUE LES MEILLEURS CONSEILS MEME EN AYANT LES EXACTITUDES DES MATHEMATIQUES N EMPECHERONT PAS UN TRAVAIL REGULIER. ET C EST CETTE FRAGILITE DES CHOSES QUI TEND A AGACER OU BIEN A RENDRE AGRESSIFS OU BIEN ENCORE DEGOUTES LES GENS MOI COMPRIS.

    Alors voila, je ne sais pas à quel type de courriel je dois m’attendre venant de ta part, si tu me réponds, tu peux m’envoyer un e mail à fevrht@voila.fr ou bien par téléphone au 04 67 11 xxxx en demandant Fabrice, mais sache qu’il faut trouver tout ce qu’il y a de plus efficace au monde pour pouvoir m’aider. Parce que je ne sais pas si les gens te parlent bien de leurs échecs en amour ou non, mais en ce qui me concerne si ma conscience conservait le tout je pourrais t’en raconter pendant des heures et des heures, de plus je ne me comporte pas en draguant n’importe qu’elle jeune fille, je ne drague pas 15 heures par jour, je ne le fais même pas par manque d’envie ne serait ce que 1 seule minute par an. Statistiquement je ne dois même pas draguer une femme sur 20, une femme sur 10 000, ou 1 femme sur 1 000 000. Et quand je le fais c’est toujours mal fait, elle ne me séduit pas réellement et je le fais pour oublier ma solitude ce qui semblerait la pire des attitudes en amour.

    Sur ce merci de tenter d’aider les hommes et attends toi du moins pour moi à changer ta personnalité sinon à moins que tu sois dans ton domaine absolument extraordinaire, de récolter des échecs par mes échecs sans cesse renouvellés et toujours plus destructeurs.

    FABRICE

  8. 8
    Nicolas Brunet
    le Jeudi 20 janvier 2011
    nico a écrit :

    Bonne chance, Fabrice.

  9. 9
    le Jeudi 20 janvier 2011
    Alex a écrit :

    Cher Fabrice,

    Tout d’abord, pour éviter tout quiproquo, je tiens à préciser que je ne suis pas coach en séduction ni quoi que ce soit, mais simplement rédactrice pour Discordance et intervenante régulière au sein du dossier séduction qui m’a tout l’air de faire l’objet de ton attention.

    Mais ton commentaire, EN DEPIT DE SES PASSAGES EN MAJUSCULES POUR LE MOINS AGRESSIF, ayant eu l’intérêt de me divertir, j’y vais de mon point de vue, en espérant que d’autres se prendront également au jeu.
    Pour résumer, il semble que tu soies toujours hanté par la prof dont tu parles dans ton premier paragraphe. Peut être es-tu dans l’obsession amoureuse vis-à-vis de cette personne, ce qui expliquerait que tu ne trouves d’intérêt à aucune autre (ce que tu évoques dans ton second paragraphe).
    Sans vouloir jouer les psy de bas étage, m’est avis que quand on foire quelque chose à répétition, c’est peut être simplement que la chose en question ne nous intéresse pas au fond.
    Seulement, le fait que tu cumules les échecs avec les femmes a l’air de te poser des problèmes considérables au quotidien, ce qui me laisse penser que la perspective d’une relation t’intéresse. Le fait de prendre la prof comme point de comparaison et seul point de repère dans tes relations amoureuses me fait donc penser qu’il pourrait s’agir d’un cas d’obsession.
    Si c’est le cas, je ne saurais que trop te conseiller d’oublier complètement la séduction et les relations de couple pour un temps : concentre-toi sur les domaines qui te plaisent dans la vie, que ce soit le ciné, le sport ou le tricot sur peau de chamois, et prends le temps de te demander quel genre de personne tu es / veux devenir et, le cas échéant, si tu es sûr de vouloir que quelqu’un t’accompagne sur le bout de chemin qu’il te reste à parcourir (avant l’Enfer).
    Parce qu’on vit très bien en étant célibataire, Fabrice, ça n’est plus une tare de nos jours, c’est quand il y a une volonté de procréation dans l’air que ça peut éventuellement poser problème.

    Après, peut-être que je me plante complètement au niveau du diagnostic et que tu n’es pas du tout dans l’obsession amoureuse.
    C’est d’autant plus probable que le passage où tu dis qu’IL EST OBLIGATOIRE DE T’EBLOUIR me semble véhiculer une forte propension au narcissisme.
    Peut-être que tu n’es pas prêt à t’engager avec quelqu’un parce que tu n’as pas envie de partager quoi que ce soit.
    Le problème, c’est que si toutes les personnes que tu rencontres te semblent en dessous de tes standards, il ne s’agit probablement pas d’une incompatibilité qui leur est due mais qui vient du jugement – peut-être un peu trop évalué – que tu as de toi-même.
    Dans ce cas comme dans l’autre, il me semble important de t’interroger en premier lieu sur tes motivations et l’origine de tes problèmes avant de penser à t’engager avec qui que ce soit.

    A priori, tu as déjà l’aide d’un psychiatre, ce qui devrait t’aider à venir à bout de certaines zones d’ombre.
    Une fois que ce sera fait, peut être qu’il sera judicieux de faire appel à un coach, mais focaliser sur ta psyché dans un premier temps me semble plus pertinent.
    Pour oublier sa solitude, il n’y a pas besoin d’une tierce personne, je pense que tu vois juste quand tu dis que ça n’est pas la meilleure des attitudes – en tout cas ça n’est pas une base saine. Ta vie à toi a déjà une importance considérable en soi. La relation amoureuse, c’est la cerise sur le gâteau, du bonus sinon rien, mais ça n’est pas une fin en soi.

  10. 10
    Loïc
    le Jeudi 20 janvier 2011
    Loïc a écrit :

    « Sans vouloir jouer les psy de bas étage, m’est avis que quand on foire quelque chose à répétition, c’est peut être simplement que la chose en question ne nous intéresse pas au fond. »

    Franchement Fabrice, peux-tu réellement écouter quelqu’un capable de balancer ce genre de choses? La réponse est non, évidemment. Alors écoute-moi. Je suis celui qui ai supervisé ce dossier séduction, je connais ces techniques et communautés depuis des années.

    Je te sens désespéré. Tu cries à l’aide et personne ne semble s’arrêter pour te répondre. Vois : je m’arrête. Je te regarde et te réponds. Suis-tu une thérapie? Si ce n’est pas le cas je ne peux que te conseiller d’en entamer une. L’obsession dont ton professeur fait l’objet doit disparaître. Tu penses qu’en comparaison aucune autre femme ne vaut le coup? Crois-moi, tu as tort. Beaucoup d’autres femmes, plus jeunes et plus souples, seront à même te combler tes envies. Seulement au préalable tu devras te débarrasser de ces images récurrentes de ton professeur qui ne font qu’obscurcir ton jugement.

    Si tu le souhaites – et je te le conseille – nous pouvons laisser ton commentaire en supprimant ton numéro. Ici-bas trainent des gens qui l’utiliseraient à de mauvaises fins. Ne fais pas confiance à n’importe qui Fabrice, il y a quelques mois encore la jeune femme à qui tu t’adresses n’était pas docteur ès séduction.

    Ton problème n’est pas la séduction. C’est ton obsession. Libère-toi de ce carcan, déploie tes ailes et vole vers d’autres passions.

  11. 11
    le Jeudi 20 janvier 2011
    Alex a écrit :

    Fabrice.
    Loïc dit vrai.
    Au niveau de tes futures passions à exploiter, la rubrique société a besoin de rédacteurs j’crois…

  12. 12
    Nicolas Brunet
    le Vendredi 21 janvier 2011
    nico a écrit :

    Bonne chance Alex, Loïc.

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