Le cinéma de Sigur Ros

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Bonjour, j’ai 4 ans et demi. Depuis hier soir et, j’espère, pendant encore une poignée d’heures ou une poignée de jours. En effet, hier soir, se déroulait à l’Elysée Biarritz et sous la houlette de Sinny & Ooko, une Ciné Party consacrée à Sigur Ros.

Sigur Ros, c’est avant tout, à mes yeux, une histoire de coeur ou comment tomber amoureux pour ne plus jamais se relever. Cela peut paraitre démesuré, cependant je chéris chaque note, chaque mise en image et particulièrement cette nuit d’été où, pour la première fois, j’ai découvert la formation islandaise.

170116967_lMais trêve d’anecdotes, nous galopons le long de l’avenue Montaigne, emmitouflés dans une grosse écharpe, plus concentrés sur nos pieds que sur les décorations de Noël qui éclairent le ciel parisien. Le vent nous mord les joues et c’est avec soulagement que nous arrivons à bon port. La salle de cinéma est déjà comble et le jeune homme à l’accueil nous invite à rejoindre la salle de réception réaménagée en salle de projection cosy pour l’évènement. Plongée dans l’univers de Heima, film qui retrace leur tournée de deux semaines au coeur même de leur pays natal : 15 concerts gratuits, sans aucune promotion et dans des cadres originaux et surtout à couper le souffle. C’est avec un plaisir non dissimulé que nous partageons cet instant avec Orri Páll Dýrason, le batteur du quatuor venu spécialement avec sa femme enceinte de huit mois pour l’occasion.

Le générique de fin apparait, la salle applaudit et c’est le moment de s’éclipser vers la salle de cinéma où se déroule une interview des plus éclectiques puisque John Best (manager du groupe venu tout droit de Londres), Dean Debois (réalisateur de Heima qui fait des infidélités à Los Angeles le temps de quelques heures) et donc Orri se prêtent au jeu des questions / réponses. On apprend alors comment se sont déroulées les différentes rencontres, mais également l’organisation et la réalisation du documentaire. Des petits touts, des petits riens. Tout en retenue, avec toujours une certaine timidité palpable chez chacun des protagonistes.

Et c’est alors que le trio nous offre le plus beau des cadeaux : la diffusion de la dernière version du prochain clip live. « Vous êtes des privilégiés, le montage n’est pas définitif et même la maison de disque ne l’a pas encore visionné. » souligne le maitre de cérémonie. Autant dire que nous en prenons plein les mirettes !

cinepartysrLa seconde partie, quant à elle, est une sélection délicate des clips du groupe et n’ayant toujours pas affuté notre Islandais les quelques mots échangés avec Orri seront en anglais. Pas de prochain album avant 2011, de quoi prendre racine au plus profond des fjords islandais ! Le temps de craquer pour son accent qu’on aurait juré russo-pakistanais avant d’oser demander un autographe souvenir et c’est alors encore en pleine admiration de notre nouveau saint Graal que le manager de la petite équipe, John Best, en profite pour venir plaisanter un instant ( NDLR : en cadeau dans le coffret collector de Heima se trouve un authentique morceau de la pellicule finale et il souhaitait savoir si le notre présentait des filles nues ! ) et confier qu’il y aura de la nouveauté exclusive sur le site du groupe dès le 1er décembre. À bon entendeur.

Nous repartons alors tels des enfants sautillant dans les flaques d’eau, des longues jupes à fleurs et des gros pulls en laine pleins la tête. Un seul mot pour tous les protagonistes de ce plaisir nocturne : Takk .

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Myspace de Sigur Ros : http://www.myspace.com/sigurros

A propos de l'auteur

Image de : Co-responsable de la rubrique Musique sur Discordance.fr. Et même qu'une fois, je me suis faite accréditée sur un concert de Justin Bieber !

2 commentaires

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  1. 1
    le Mardi 5 janvier 2010
    Anonyme a écrit :

    Merci beaucoup pour ce récit qui complète bien le mien (http://blog.pressebook.fr/voixdesgeysers/2009/11/30/une-soiree-passee-a-traquer-orri-pall-dyrason/). C’est vrai que j’ai voulu jouer à la grande journaliste mais je crois que ce n’était pas l’option à prendre ce soir-là et le contact décontracté de mon interlocuteur m’a échappé. En tout cas, quelle belle écriture !

  2. 2
    le Jeudi 7 janvier 2010
    L. a écrit :

    J’étais présente ce soir-là : un pur moment de bonheur. Larmes, frissons, émotions parfois violentes…
    En revanche, je suis restée dans la grande salle où il était diffusé après un court-métrage et un long métrage : parfait pour approfondir sa culture cinématographique islandaise.

    Une soirée inoubliable. Et si j’ai l’occasion de revivre cinq heures aussi intenses qui mêlent musique et cinéma, elles feront l’objet d’un article dans mon blog tout neuf.

    L.
    (curseoftheninthsymphony.blogspot.com)

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