La Ruda + Vulgaires Machins – Strasbourg

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Il ne fait pas plus de cinq degrés en ce soir de novembre mais la nuit qui s'annonce va être chaude. Très chaude. Nouveau nom, nouvelle maison de disques, nouvel album et nouvelle tournée. Ladies and gentlemen, après une trop longue absence, voici le grand orchestre de la Ruda enfin de retour parmi nous.

small3Directement venus de la belle Province, ce sont aux Canadiens des Vulgaires Machins à qui revient le privilège de débuter la soirée. Énergie, punk rock et musique engagée sont au rendez-vous. Le cocktail est idéal, et les premiers pogos commencent à fleurir dans la bonne ambiance générale. Malgré quelques petits problèmes de son et une voix légèrement noyée sous les guitares, la prestation des 4 québécois est excellente.

Le chanteur a un très bon contact avec le public et n’hésite pas à jouer avec lui et à le taquiner. En réponse, à ceux qui dans la fosse n’arrêtaient pas de beugler des « Celine Dion » à chaque fin de morceau, il nous fait très justement remarquer, qu’en France niveau chanteuses de merde, on n’était pas en reste. Le set passe bien vite et le groupe ira même jusqu’à jouer  » Help  » des Burning Head . Après un court rappel, les lumières se rallument et il faut moins de 20 minutes aux roadies de la Ruda pour mettre la scène en place.

Lorsque les lumières s’éteignent, la pression monte d’un cran et la fosse se fait compacte. Les 8 musiciens de la Ruda s’installent et l’intro de l’ » instinct du meilleur  » ne tarde pas à résonner dans les hauts parleurs. Les lights battent le compte à rebours et lorsque s’affiche le nombre « 24″, c’est l’explosion ! Il n’aura fallu qu’une trentaine de seconde à la Ruda pour embraser la Laiterie. Jolie performance….

small2Le son est excellent et le groupe est au taquet.  » Le Bruit du Bang  » et  » Que le bon l’emporte  » donnent d’emblée le ton du concert. Le groupe sonne de plus en plus rock voir même punk par moment. Mais cela n’empêche en rien les cuivres de se fondre parfaitement dans l’ensemble et d’apporter cette touche unique qui caractérise si bien le groupe.  » Profession Détective « ,  » L’eau qui dort « ,  » Affaires de Famille  » ou encore  » Le Prix du silence « , chaque chanson fait mouche et la chaleur devient très vite tropicale dans la fosse.

small1Si certains titres comme le très ska  » Sam  » ou le plutôt moyen  » Naouel  » nous permettent de souffler un peu, ce n’est que pour mieux revenir à la charge avec une puissance décuplée sur les bombes que sont  » Diras t-on encore « ,  » Tant d’argent dans le monde  » et bien sûr l’excellent  » Orange « . Les nouveaux titres passent l’épreuve du live à merveille et le set s’achève par  » Trianon  » et son désormais célèbre  » Léon « .

Le groupe ne quittera la scène que quelques instants avant d’attaquer tranquillement le rappel avec l’ » Odysée du réel « . L’occasion de prendre des forces pour un sprint final d’anthologie qui débutera sur  » Paris en bouteille  » suivi de  » L’art de la joie « . Et quand on voit de quoi ils sont capables sur une scène, c’est un art dont la Ruda détient visiblement le secret. Les sourires sont sur tous les visages et c’est au très à propos  » Histoires improbables  » et à l’inédit  » Louis  » que reviendra l’honneur de clôturer ces 90 minutes de bruit et de sueur.

Vivement le DVD….

Set List ( en gros et en vrac … )

- L’instinct du meilleur
- Bang
- Que le bon l’emporte
- Affaire de famille
- Profession Détective
- Chanson pour Sam
- Orange
- Le prix du Silence
- L’eau qui dort
- Tant d’Argent dans le Monde
- Naouel
- 24 secondes
- Unis
- Diras t-on encore
- Trianon

- Odyssée du réel
- Paris en Bouteille
- Art de la Joie
- Histoires Improbables
- Louis

Un grand merci à Cédric des Associés du réels.

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Image de : Fondateur de Discordance.

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