La Ruda + Les Hurlements d’Leo | Bataclan | 17.11.11

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Hommage à la chanson française en ce jeudi 17 novembre au Bataclan. Celle au rythme qui ne s'arrête jamais, aux paroles engagées et poétique. Celle qui a connu les années à galérer plutôt que la voie facile de la télé.

Ce n’est pas n’importe qui qui représente ce soir, puisque les invités de cette occasion ne sont autres que La Ruda et Les Hurlements de Léo, bien décidés à nous en envoyer plein la vue durant 4h de show de folie. Hydratez-vous, on va transpirer !

Ce sont les Bordelais qui ouvrent le bal. La scène devient alors un espace mouvant aux trajectoires complexes qui emmènent nos musiciens vagabonder de part et d’autre du plateau. Mais il n’y a pas que le groupe qui évolue sur les planches du Bataclan ce soir. Notre bande de garçons a, en effet, invité Juliette Dragon, une princesse d’un burlesque exagéré à souhait, une véritable bombe de paillettes et de plumes qui déambule et rafraîchie l’ambiance à grand coup d’éventail. Le contraste entre le glam de la belle et l’allure simpliste du groupe apporte un degré d’humour à la prestation que l’on n’a pas l’habitude de voir chez Les Hurlements, mais qui tombe parfaitement.

Ça jump, ça se déchire la voix, ça fait résonner les cuivres à s’en décoller un poumon, bref la salle se chauffe et ne fait pas semblant. La fin du set aurait d’ailleurs largement valu un rappel, mais le public trop impatient de retrouver ses 8 rockeurs ska ne fera pas durer les applauses. Heureusement, la balance se fait sans faute, et l’on se retrouve vite avec nos Saumuriens préférés sur scène, plus motivés que jamais.

Pas besoin de tour de chauffe, le public est en folie et compte bien le montrer. Très vite, notre charismatique Pierrot se retrouve à partager la scène avec les innombrables fans qui utilisent les retours son comme plongeoir à leur bain de foule.

Le son est bon, les coups de strombo sont d’un psychédélisme enivrant et l’énergie du groupe est branchée en position survoltage. Les personnages s’affirment et chacun dans son style porte son identité : Pierrot joue les gentlemen des années 20 à coup de béret et veston de costume, pendant que le batteur se contente d’un bermuda pour se sentir habillé.

Comme à son habitude, notre rockeur groovy arpente la scène de long en large et en travers, en même temps que son timbre si particulier s’élève dans le Bataclan. A l’inverse, le reste de l’espace scénique semble dessiné à la règle plaçant guitariste et bassiste de chaque côté de la scène, le batteur au fond, laissant les cuivres se balader d’un gratteux à l’autre.

C’est finalement, peut-être, ce simple détail qui me laissera avec une petite déception face à ceux dont la réputation de « performer live » les précède partout en France. Ce n’est pas parce qu’on a un chanteur au charisme décoiffant que les musiciens peuvent se contenter de meubler, assurant la qualité technique demandée, sans pour autant atteindre le minimum de présence scénique requise pour un groupe à la musique si énergique. Heureusement, La Ruda est pleine de surprises et il n’était pas question de laisser la foule déchaînée du Bataclan disparaître sans lui avoir offert un petit moment de magie. Nos saltimbanques girondins remontent alors sur scène pour un morceau commun, qui vous déchire autant qu’il vous électrise.

Le public n’hésite alors pas à tout donner pour le rappel, se mettant à taper du pied, à hurler et à chanter pour que nos joyeux compères réapparaissent, nous balançant encore du très lourd, et amenant Pierrot à sauter à son tour sur ce tapis de main levées.

Rien à dire, il n’y aura jamais plus formateur que le terrain, et nos arpenteurs de live ont prouvé, ce soir encore, qu’ils ont le cursus complet !

Crédits photo : Mauro Melis

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A propos de l'auteur

Image de : J'ai atterri à Paris à mes 18 ans pour ma licence en art du spectacle chorégraphique. La danse, ou plutôt les danses sont en effet ma passion, aussi bien dans la pratique que sous leur aspect théorique. J'aime observer, analyser, comparer et essayer de comprendre, mais étant danseuse et comédienne avant tout, je sais aussi qu'il n'y a aucune vérité de jugement au niveau de l'art, il n'y a que des points de vue. Je reviens juste d'une année sabbatique qui m'a conduit entre San Francisco et Los Angeles et je m'apprête donc à continuer mes études avec un master en études théâtrales (le but étant d'intégrer un master pro en journalisme culturel l'année prochaine).

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