La Ruda

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Un cinquième album en or et un groupe toujours au taquet après plus de 13 ans d'existence. Le grand orchestre de la Ruda est de retour pour enflammer les scènes de France, de Navarre, d'ici et d'ailleurs. L'occasion de rencontrer Pierrot, le chanteur quelques heures avant de monter sur scène...

Bulle (Suisse) - 25 novembre 2006

Le nouvel album en 3 mots ?

laruda_image1En 3 mots ? Euh… Et bien je dirai les mots qui symbolisent le mieux ce qu’est la musique de la Ruda c’est-à-dire énergie, mélodie et texte . Ça marche pour tous nos albums quasiment. Sinon j’aurais pu dire Québec, fierté  et plaisir . Ces trois-là sont un peu plus à propos. Québec, parce qu’on a enregistré l’album au Québec, Fierté car c’est un album dont on est fier, on a mis beaucoup de temps pour l’enregistrer. On a réussi à faire ce qu’on espérait faire. Et Plaisir car cela ne s’est pas fait dans la souffrance. Il y a des albums qui des fois se font dans la souffrance. Je parle surtout de l’enregistrement. Et là ça s’est fait tout seul. Voilà on avait 20 ans quoi ! C’est l’avantage de faire de la musique, c’est qu’il y a des moments comme çà où tout va bien, où la vie est belle.

Le titre de cet album a t-il une signification particulière pour Toi ?

La trajectoire de l’Homme Canon c’est d’abord quelque chose qui nous semblait beau en bouche. C’est jamais anodin. C’est sonore, ça définit un élan. C’est toujours bon d’avoir un nom qui ouvre un peu la fenêtre, où on puisse mettre des choses derrière et qui ne se limite pas au premier sens. J’aimais bien l’idée aussi que ça traduise un envol et puis aussi une chute. L’Homme Canon, c’est un métier qu’on ne voit plus beaucoup de nos jours et il y a aussi l’idée du sensationnel à tout prix, le paraître pour s’imposer qui parfois confine un peu au pathétique. L’Homme Canon, il a quelque chose de pathétique aussi.

Il y a toutes sortes de choses dans ce titre. L’Homme Canon est également intéressant, car il est aussi parfois l’objet de la volonté des autres. Il est vrai qu’on peut être géré par la chose politique, religieuse et sociale. On est parfois instrumentalisé par d’autres sans le savoir. Nous comme vous sûrement…

Donc voilà, la réponse est assez longue en faite, parce qu’à force de répondre à cette question, j’y trouve toujours de nouvelles significations ( rires ). Tout cela pour dire que c’est un petit peu du flanc. L’idée au départ c’est surtout que tu te poses sur un nom et ça te paraît sonore. Il y a surtout l’idée d’un mouvement, d’une intention….

Au sujet de l’Homme Canon, quelle est la chose que tu as lu ou entendue sur cet album qui t’as fait le plus plaisir ?

Il a pas été hyper chroniqué cet album …

Si, sur Discordance….

Ah bon. Donc tu vois dans un premier temps c’est déjà bien ( rires ). Moi ce qui me fait plaisir c’est toujours quand on retrouve dans l’idée de la Ruda une authenticité. Quand les gens nous accordent le crédit de nous être renouvelés sans avoir trahi la notion de l’énergie et celle de la volonté de surprendre. Que ce soit par le texte, ou que ce soit dans la façon d’ambiancer nos morceaux. D’avoir toujours une petite pierre supplémentaire à notre édifice. C’est très dur cette question, parce que ça revient à se faire des fleurs…

Et l’inverse, qu’est-ce qui t’as le plus énervé au sujet de l’ Homme Canon ?

Alors ce qui m’énerve souvent c’est la façon que l’on a de nous traiter parfois avec dédain, dans le sens où la Ruda et toute la scène qui fait partie de ça, est souvent considérée comme une scène de clowns. On est considéré comme de gentils ambianceurs et les gens ne prennent pas la peine d’aller voir en profondeur. Ce qui m’agace c’est quand on nous limite au seul aspect scénique de la Ruda . C’est bien de nous accorder ce crédit, d’être là sur scène, mais des fois aussi c’est un piège parce que du coup nos albums paraissent un peu comme un prétexte pour jouer. Alors que nous à chaque album, on trouve cela très excitant de faire des chansons, de les composer. Et ça nous énerve d’être assimilés juste à un groupe de scène. et pas à un groupe en tant que tel. Ça veut rien dire un groupe de scène. Un groupe c’est normal qu’il joue sur une scène. Bon j’exagère un peu. Mais nous on s’est fait par la scène donc c’est normal d’avoir ce crédit-là, c’est tant mieux, on en est fier, mais c’est vrai qu’on est un peu pris dans la nasse avec ça. Du coup nos albums ont un peu du mal à exister, parce que les gens se disent  » Ouais la Ruda c’est bien, mais faut les voir sur scène « . Et des fois ça m’énerve…

Est-ce que t’as l’impression que cette étiquette de rock festif vous colle un peu trop ?

C’est une étiquette que je n’aime pas, car nous avons toujours fait du rock alternatif. Le rock festif ne veut rien dire. Ils nous ont collé rock festif, parce qu’il y a des cuivres. Ça veut dire quoi ? Que les Mighty Bosstones et que les Rocket from the Crypt c’est du rock festif ?

Quel est ton morceau préféré sur le nouvel album ?

Le premier peut-être….. C’est celui qui est le plus original on va dire. C’est le plus décalé par rapport à ce qu’on propose d’habitude. Je l’aime bien, car il a quelque chose qu’on n’avait pas fait. Il est complètement neuf dans sa structure, dans sa façon de pointer les cuivres, dans sa façon de se placer. Il y a des morceaux que j’aime moins que d’autres. Ce serait mentir que de dire que je les aime tous, mais j’aime bien cet album.

Les textes du nouvel album sont-ils autobiographiques ?

Non, non. On se met toujours en scène, alors on s’invente des personnages. J’utilise souvent le je parce que je trouve que ça crée une intimité et que ça a plus de percussions. J’aime bien écrire à la première personne et donc on met évidemment un peu de soi dedans. Dans un et un, je mets évidemment un peu de moi, mais j’exagère le trait, dans la métaphore je pousse le bouchon. Je m’attribue des vices qui ne sont pas les miens et des qualités qui ne sont pas les miennes. À chaque fois j’essaye de faire vivre le personnage que je raconte. Alors, il y a toujours un peu d’autobiographique. Souvent quand on est bien dans sa tête on a tendance à faire des chansons plutôt gaies, quand c’est le contraire d’être plutôt un peu dans la nasse, mais sincèrement c’est des mises en scène et le propos est guidé par la fraîcheur du morceau ainsi que par la musique. Donc des fois on va raconter une histoire plutôt bête sur une fille qui s’appelle Marilyne ou au contraire on va avoir un discours plus énervé sur l’environnement ou sur la chose sociale. Avant j’aimais bien inventé des gangsters, ça faisait partie d’une cinématographie qu’on aime bien. On s’invente des personnages, on tire des ficelles. C’est ma foie fort plaisant.

Ronnie existe-t-il ?

Oui quelque part il existe et j’aime bien ce personnage, car c’est un condensé de plusieurs personnes qu’on a pu croiser. On a souvent rencontré des gens qui étaient un peu aigris de la musique, mais c’est dit là d’une façon fort sympathique. Le personnage de Ronnie  est plutôt sympa et définit un peu ce qu’est la vie après la musique, c’est à dire toujours sur la brèche. On devient souvent le boulet de celle qui nous accompagne dans notre vie, le temps de se refaire un peu la cerise. Ça m’a aussi permis de rendre hommage aux Sheriff et à OTH . Il y a plein de petites ficelles là dedans.

Comment le public appréhende-t-il ce nouvel album et cette nouvelle tournée ?

laruda_image2Par rapport à l’album, je dirais de mieux en mieux. Je crois qu’il a réussi maintenant à se mettre en place et que les gens ont eu le temps de l’écouter et de se l’approprier. Aujourd’hui on commence à récolter ce qu’on a semé. Les gens connaissent mieux les morceaux et cela nous permet de tirer notre concert encore plus vers le haut. Ça crée bien évidemment une excitation supplémentaire. Hier par exemple Strasbourg, c’était très très bien. Un très bon concert avec un public qui nous a bien rendu ce qu’on a essayé de leur donner.

En terme de vente, l’album est accueilli de façon encore plus timide que l’ancien. On est dans une phase descendante, mais on est encore dans les mieux lotis. On a dû vendre 8000 exemplaires pour l’instant.

Ce qui est important pour nous c’est qu’on arrive à intégrer quasiment la totalité de l’album dans notre set, sans qu’on ait l’impression de mettre de l’énergie dans le caniveau. Ça veut dire que pour nous, il y a une qualité qui est là et la scène c’est quand même un révélateur pour un morceau. Souvent on joue le morceau et on se dit Putain on va arrêter de le jouer celui-là mais donc là on arrive bien à tenir notre set. On a un tiers de morceaux neufs et puis on tape évidemment dans tous nos anciens albums, ça fait partie de notre patrimoine à nous.

Quel est l’instant que tu préfères dans un concert ?

Avant le concert, on a pris l’habitude de prendre l’apéro tous ensemble, de prendre un petit Ricard. C’est là qu’on commence à se regrouper tous. Souvent l’après-midi on tourne, on fait les balances, on récupère un peu de sommeil, on est tous un peu éparpillés dans notre coin. Quand l’apéro arrive, on se remet en situation de groupe, on discute et on commence déjà à envisager le concert. C’est un prélude qui est important. Pendant le concert, quand tout va bien, c’est bien. Des fois c’est plus dur que d’autres. On ne sait pas pourquoi des fois ça marche très bien, des fois tu tires un peu, c’est plus compliqué. Il y a plein de paramètres qui peuvent influencer. Le public, la salle, la forme du moment. Mais on est plutôt gourmand de la scène, c’est pas quelque chose qui nous fait peur. Au contraire, c’est un truc qui nous attire. De manière générale sur scène on est bien.

Et après j’aime bien quand c’est fini. Ce que je préfère c’est les deux minutes après le concert. On a le sentiment d’avoir tout donné. C’est agréable. Tu repasses dans quelque chose de plus calme. Ça fait du bien aussi quand ça s’arrête.

Vous avez donc trouvé votre rythme de croisière sur cette nouvelle tournée ?

Ouais le rythme on l’a. On a une politique assez cool. On n’est pas trop sur les dents. À part l’autre fois en Suisse / Allemagne, c’était très serré, on a fait 10 dates en 11 jours, mais quand c’est à l’étranger t’en profites. J’y suis, j’y reste. Donc t’essayes de faire le maximum de dates en un minimum de temps. Mais là on a 3-4 dates par semaine donc ça va, on a le temps. Lundi, mardi chez nous et on repart le mercredi.

Comment s’est passée la tournée en Allemagne justement ?

Il y avait du bien et du moins bien. On a fait 17 personnes à Nürenberg un dimanche soir, ce n’est pas le plus emballant, mais ça n’empêche pas de faire de bons concerts quand même. On est comme tout le monde, on préfère qu’il y ait du monde. Mais on a également eu des scènes où on a fait le plein. On est dans une phase de défrichage. On va essayer de chercher les gens. On est dans une politique qu’on avait il y a 8-9 ans quand on faisait les cafés concerts et les bars français. On essaye de jouer, on nous fait confiance, les gens viennent ou ne viennent pas, et c’est à nous de convaincre. Deux personnes de convaincues, c’est deux personnes de gagnées et on se dit que ça va venir. Et c’est bien l’étranger parce que t’as rien à perdre. T’as moins de pression par rapport à l’attente des gens. Bien souvent ils viennent en curieux.

En marge de la tournée, vous faites également quelques sessions acoustiques. Pouvez-vous nous en dire plus ?

Ouais en marge et pendant la tournée. Souvent on fait ça l’après-midi, soit dans des cafés soit dans des forums pour des disquaires ou encore à la radio. Mercredi par exemple on va à la radio. On a mis ça en place, car on trouvait intéressant pour le coup d’envisager les morceaux sous un angle complètement différent, de ne pas aller les chercher sur l’énergie, mais plutôt en retenue, en expression. On a l’impression d’être tout neuf là dessus, car on n’a jamais pratiqué ça. On n’est pas des virtuoses de la musique et de se retrouver un peu à poil sur un instrument, on a un peu l’impression de redécouvrir nos morceaux. C’est très intéressant.

Ça se passe comment ? Vous êtes les 8 sur scène ?

Ouais. On passe avec deux sèches, une basse acoustique, on ne sort pas la batterie, juste la caisse claire et les 3 cuivres.

Vous jouez quels morceaux ?

Alors, je vais te dire exactement ce qu’on joue… Premier morceau, on attaque sur Un et Un font Trois, on le joue complètement différent. Les cuivres ne sont pas du tout pareils. Ensuite on joue notre ami Sam, je crois. Ensuite Mélodie en action, Barton Killer, L’empire du Moi, un ska qui était sur le troisième album, ensuite on joue l’ Homme Canon, le prix du silence, l’époux des rancoeurs . On en a 8-9.

Ça ne te manquerait pas de ne voir personne sauter ou slammer ?

Non ce serait même curieux que les gens le fassent. On est dans un rapport différent, d’ailleurs c’est intéressant, car le texte se retrouve tout devant. Donc même à l’écoute on a pas l’habitude de ça. On a des arrangements à la Laurent Voulzy des fois, ça fait bizarre ( rires ). C’est pas désagréable. C’est juste bizarre.

En êtes-vous plus à l’heure du bilan ou êtes-vous prêts à continuer 10 années de plus ?

Le bilan on le fait à chaque album. Surtout depuis le dernier. On savait déjà qu’on allait faire un bilan à la sortie parce qu’on produit nos disques. On est sur économie fragile. Un bilan également sur la fréquentation des salles parce que plus tu joues, plus tu uses les passions. On a le sentiment quand même que les générations se sont renouvelées. Je le dis parce que j’imagine que les gens qui nous écoutaient il y a 10 ans, ne nous écoutent plus aujourd’hui et ils n’ont pas forcément tort. Dans la vie, il faut écouter plein de choses, c’est normal…

Mais nous la fosse elle remue. Et quand t’as une fosse qui remue, forcément c’est des gens qui ont 17/22 ans, c’est pas ceux qui ont 30 balais comme moi. Donc ça veut dire que les gens sont là. Les salles sont plutôt pleines, ça veut dire qu’on existe. À nous à chaque fois de convaincre parce que voilà… Treize ans, 5 albums, deux lives et plus de 900 concerts, ça commence à faire. Et comme on a pas le relais média pour installer notre nom, il faut être sur le feu.

Aujourd’hui je dirais que tout va bien, on a gagné deux ans d’existence. Je dis cela sans pessimisme aucun, mais voilà on a fait un album et on sait qu’on va pouvoir le défendre jusqu’à fin 2007. Ça nous fait encore deux ans dans le magasin à jouet. Et après plus si affinités, voilà ! Donc si l’envie est encore là, car il ne s’agit pas d’y aller en trichant, et si on trouve des gens qui nous font confiance, pourquoi pas.

Tu pourrais faire autre chose que de la musique ? Te lancer dans des métiers parallèles ?

laruda_image3Les métiers parallèles à la musique ? Non je ne crois pas que je serais doué pour ça. Moi ce qui m’intéresse c’est de jouer. J’ai beaucoup de respect pour ceux qui bossent dans la musique. C’est pas un métier facile. Quand on vit dans l’épicentre de sa passion, on est toujours privilégié. Nous on est des gros privilégiés de la vie, parce qu’on peut vivre de ça. C’est inespéré. C’est quelque chose qu’on n’aurait jamais imaginé. Nous notre victoire elle est là, d’avoir réussi ce truc là. Chaque album est une nouvelle victoire. Peut-être que c’est le dernier. Mais d’avoir réussi à toucher notre but et à tenir, c’est une victoire. Mais la musique c’est une poignée de flotte, tu vois…..Mais je ne sais pas ce que je pourrais faire. J’en sais rien…. Pas devenir con ou aigri. Essayer de ne pas devenir Ronnie ( rires )

Regrettez-vous l’époque de Yelen ?

Non. C’était une époque où on rigolait bien. Avec Patricia, on rigolait bien. Mais après on rigolait plus, donc c’était pas la peine. C’était une époque où tout allait bien en fait. On était au plus haut. On était au maximum de la vague qu’on appelait (comme tu disais avant), festive . Mais non, je ne la regrette pas particulièrement.

J’ai pu lire sur Internet le long pamphlet de Cédric votre manager sur les raisons qui font que la Ruda ne passe pas à la radio.

J’imagine qu’il a dû répondre de façon intelligente. C’est une chose sur laquelle on n’a pas de prises. On aimerait bien être soutenus un petit peu. Quand je dis soutenu, on n’aspire pas à passer en rotation dans les radios, mais juste de jouer un peu plus à égalité de chances, d’être un petit peu moins floué et qu’on nous la mette un petit peu moins profond. Quand t’as un projet, c’est normal de le défendre et qu’on nous aide un peu à le mettre en lumière. Mais bon on n’a toujours pas accès à ça, malgré le temps. Les radios se marquent à la culotte pour essayer de se faire leur place et il n’y a pas beaucoup de prises de risques là dessus. En même temps quand on fait du rock’n roll, on choisit aussi de se mettre en marge de tout ça. C’est pas non plus dramatique, mais c’est énervant, car on n’est pas plus con que d’autres. On n’est pas non plus fou et quand on écoute la radio on se dit parfois qu’il y a un truc qu’on n’a pas compris. On n’a pas taillé les bonnes pipes au bon moment sûrement.

Maintenant que la Terre entière est sur Myspace, quelle sera l’étape suivante à ton avis ?

Ah ben ça je sais pas. J’ai peur qu’à un moment on ait plus la notion de disques. Même le concept d’albums…. On fera des chansons en one-shot qui partiront directement de l’envoyeur au receveur. Peut-être que de temps en temps on les regroupera sur un disque. Je suis peut-être pessimiste en fin de compte, j’en sais rien. En tout cas Myspace je trouve ça bien. Tu peux te mettre en relation, découvrir des choses. Internet c’est pas un truc qui m’attire, mais je trouve que ça fonctionne.

Vous avez une street-team assez active, une newsletter dans laquelle Philly tient un journal, un forum… Est-ce que tu suis ce qu’il s’y dit ?

J’ai pas internet, mais je vais l’avoir. Je vais m’y mettre. Mais je trouve que c’est un bel outil. Pour nous c’est un outil privilégié, c’est presque inespéré de pouvoir ainsi être en contact avec les gens qui nous font l’honneur de nous soutenir. On a plusieurs choses, le site traditionnel rudasalska.net et puis le bruit du bang. C’est une newsletter où il y a le compte rendu de nos concerts tous les jours. On y raconte un peu notre vie, nos aventures. On a aussi la street team, c’est une façon qu’on a trouvé rigolote de défendre nos trucs. Dans chaque département, on a des gens à qui on envoie des packages et charge à eux de les distribuer dans tous les endroits qu’ils jugent appropriés. On a le Myspace  maintenant. C’est rigolo, hier on avait les Fishbone en connection.

Les films du réel, tu peux nous dire un petit peu plus ?

C’est pas la Ruda  en temps que tel. C’est Philly (sax) qui s’en occupe, l’idée c’est de proposer à des groupes pour un coût trois à quatre fois inférieur, de mettre des images sur leur musique, d’aller les filmer, de faire des live reports, de passer sur le net. Bref de proposer de l’image à des prix qui soient abordables sans que ce soit le hold-up. Avec peu d’argent, mais des idées, t’arrives à faire des trucs intéressants. Voià le concept….

Quelle est la question que tu aurais détesté que je te pose ?

( Silence ) Je n’aurais pas aimé que tu me parles du FC Nantes. Ils ne sont pas en forme en ce moment. En fait, c’est un peu une flûte pour me dégager de cette question ( rires ). Je suis supporter nantais et en fait c’est une mauvaise flûte car j’adore parler de football et j’aurais bien aimé que tu m’en parles. J’aurais même été plus volubile donc voilà, j’aurais beaucoup aimé que tu me parles du FC Nantes. On aurait pu papoter football, on aurait dit quelques bêtises….

En fait, je n’aurais pas aimé que tu me demandes pourquoi on a enlevé Salska . Je te remercie donc de ne pas me l’avoir demandé. On me la pose environ deux à trois fois par jour et une fois en moins c’est toujours ça de pris. Mais je dois reconnaître que la question est bien légitime. Si je devais faire une interview, je la poserais aussi.

T’en as pas marre des interviews à force ?

On n’est pas non plus tout le temps envahi, tu sais…. Mais j’aime tout autant répondre à des questions qui soient tout le temps similaires qu’à des questions pseudo rigolotes, car je ne sais pas trop rebondir dessus. Les questionnaires de Proust, je ne suis pas à mort là dessus….

Et donc si t’étais un légume ce serait quoi ?

( Rires ) ouais, voilà c’est ça. Je ne sais jamais quoi répondre. Je n’ai pas d’à-propos pour cela. Je ne dois pas être un mec très marrant ( sourires ).

Et bien merci beaucoup d’avoir pris le temps de nous répondre !

Merci à Vous !

Merci à toute l’équipe de la Ruda pour cette soirée et pour leur accueil. C’était un plaisir !

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Image de : Fondateur de Discordance.

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