La première édition de la Rock Me (All night long)

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On avait juré, il y a de cela déjà deux ans, de ne plus jamais remettre les pieds au Backstage : videurs pensant bosser au VIP Room ou au Baron, gros lourds au bar qui n’ont jamais vu un tatouage ou une fille (ou les deux) de leur vie et une salle tout bonnement… moche. Alors, pourquoi se faire du mal en bafouant les promesses qu’on s’est faites à soi-même ? Parce que, justement, Emodays a décidé de se donner du mal, pour ravir nos oreilles et nos petites pattes en manque de pas de danse enflammés. Et qu'en plus Discordance était partenaire de la soirée...

Image de rockme Ambiance festival de Cannes oblige et après le gros bras en carton de l’entrée passé, nous nous prêtons au jeu du photographe : trois quart gauche, petite moue aguicheuse à l’objectif avant de pénétrer dans l’antre de la nuit. La déco a été mise de côté on se croirait plus dans la cale d’un bateau pirate qu’à une soirée parisienne et seuls quelques écrans diffusent les derniers clips rock de nos amis Berzerker, Fatbros et Benjamin Cappelletti (également photographe pour Discordance à ses heures). Cependant, le programme est alléchant !

La partie concert est ambitieuse puisque la prod’ propose deux sets totalement acoustiques. Ce sont les Lula Fortune qui débutent le show. Avec leur univers visuel un peu beaucoup pompé sur Sigur Ros, leur musique est dans la lignée Neil Armstrong et autre rock/folk. Les trois garçons nous proposent alors un set, certes déconcertant, mais très plaisant même si la reprise de Heart Shapped Box de Nirvana fait perdre un peu le fil du set, peut-être justement à cause de l’évidence d’une telle cover mielleuse ! Cependant, ce petit côté Arkansas à la française sonne et c’est avec plaisir que l’on note leur nom sur nos tablettes !

La scène [toutcequevousvoulez]-core parisienne est devenue particulièrement homogène et étouffante alors forcément lorsqu’on voit « Darkness Dynamite » briller de lettres d’or en haut de l’affiche, des frissons de peur traversent l’échine. Mais là, il y a de la surprise, puisque, comme le souligne le communiqué de presse, il s’agit d’une session acoustique du groupe. Invitant alors pour l’occasion un violoniste ainsi qu’un violoncelliste, le combo dévoile ce soir un visage qu’on n’attendait pas (ou plus). Le set est sincère et efficace et même si la voix de Junior n’est pas toujours juste, la prestation est pleine et intense. Il faut bien l’avouer, pour une fois je suis conquise par le groupe.

Le temps de remercier le public qui s’est étoffé au fur et à mesure et le métronome s’accélère : Victor et Baptiste (de Betraying the Martyrs) s’emparent de la programmation musicale et se lancent dans un blindtest « à coups de covers pop remis à la sauce rock (et inversement) ». On se prend alors vite au jeu à base de « mais siiiiiiiiiii tu sais c’est cette fille-là ! Zut j’écoutais ça quand j’avais 16 ans ! » et aussi pour repartir les bras remplis de cadeaux des sponsors de la soirée. Mention spéciale à Victor qui pourrait postuler au Macumba de votre ville : super communicatif et enjoué, il a su donner le ton aux festivités. Vraiment.

Sauf que voilà, on est jeudi, tout le monde ne fait pas le pont et ne fut pas assez malin pour poser leur vendredi matin, donc il est temps pour certains de jouer les Cendrillons pour partir avec le dernier métro, et pourtant la soirée ne s’arrête pas là : ce sont alors les hommes de Bring the Noise de Oui FM qui kidnappent les platines suivis de la tête d’affiche.

«  Il a un masque ! » « C’est les Daft Punk ? » / «  Non il a une capuche ! » « José (Stuck in the Sound) arrête tes bêtises ! » / « Pas du tout : il a des lunettes de soleil ! » « Gilbert Montagné ? C’est toi ? » Bref, la fête est récupérée à bon escient par L’amour La Morgue mené par Ian Watkins des Lostprophets qui arbore un magnifique casque de paintball qui serait même « le masque le plus fin, léger et profilé, tout en offrant la meilleure vision possible. » et livré avec une lingette antirayures. Forcément, date unique donc fiesta unique.

À quand la seconde édition ?

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A propos de l'auteur

Image de : Co-responsable de la rubrique Musique sur Discordance.fr. Et même qu'une fois, je me suis faite accréditée sur un concert de Justin Bieber !

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