La Phaze

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Interview à chaud de Damny (chant et clavier) et Arnaud (guitare) de la Phaze, en pleine tournée de l'album Miracle, juste après leur concert survolté au Club de la Laiterie de Strasbourg. Un entretien passionnant avec un groupe à l'énergie et à la sincérité qui forcent le respect.

Alors le concert, cool ?

phaze8-2 Arnaud : Ah très bien ! Cette année on a joué 4 fois à Strasbourg, 2 fois au Club, une fois à Décibulles, une fois au Zénith en première partie de Manu Chao, et là c’était le concert le plus chaud et le plus sauvage qu’on ait jamais fait à Strasbourg. Ils étaient déchaînés, JMPZ les avait chauffés à blanc, et quand c’était parti c’était vraiment super furieux, la guerre au premier rang. On aime bien ce côté ring de boxe, bonne confrontation public/musiciens, c’était parfait.

Et la tournée, ça se passe bien ?

A : On a commencé fin septembre, mais la tournée Miracle a déjà commencé depuis fin mars, donc ça fera une centaine de dates en 8 mois qu’on aura fini à Noël. Là on était en Allemagne la semaine d’avant, donc c’était bien cool. On est forcément un peu moins connus qu’en France, mais il y a du monde et dès le premier morceau ça part en vrille et c’est beaucoup moins cloisonné. Il y a des mecs qui viennent pour le côté électro, des punks, des rockeurs, des clubbeurs, des reggaemen, ils sont tous mélangés et ils s’éclatent sans barrières, sans frontières. Ils sont là pour faire la fête.

Demain date importante à Paris ?

Damny : Oui à la Maroquinerie. Le passage à Paris ce n’est jamais évident, et là en plus il paraît qu’y aura un enregistrement pendant le concert.

Juste pour mémoire, ça fait combien de temps La Phaze ?

D : Neuf bonnes années, oh là mon Dieu.

A : Pendant tout ce temps, il y a eu un peu de rotation on va dire, au début on a commencé tous les deux, Damny et moi, après on a pris un DJ .

D : Tu remarqueras qu’on est toujours ensemble quand même !

A : Nous on fait dans la longévité c’est toujours step by step, c’est jamais l’explosion, mais on avance tranquillement, toujours ensemble. Donc pour continuer, on a eu DJ Nevrax, et là on a Guillaume à la batterie depuis 2 ans ½. On a enregistré Miracle avec lui, donc c’était la grosse révolution musicale dans le groupe, ça a forcément changé la couleur, la façon de chanter, de jouer, même si il y a toujours beaucoup de machines, de la drum ‘n bass, de l’électro. Après on a arrêté avec DJ Nevrax, donc on a resserré sur un trio plus « rock ». C’est une évolution naturelle qui découle vachement de la scène en fait.

Toujours fidèle à votre invention, la pungle (punk + jungle) ?

phaze5 A : Oui, oui. Quand on a crée ce terme y a quelques années, c’était un peu plus jungle-punk et maintenant c’est peut-être plus punk-jungle. La pungle ça reste un mélange, mais il y a un courant, un son qui prédomine par rapport à l’autre selon les périodes. On ne sait pas ce que ça va donner à l’avenir, on ne se donne pas de barrières, on joue ce qu’on a envie de jouer.

Vous dîtes que c’est plus punk en ce moment alors c’est quoi être punk pour vous aujourd’hui ?

D : Pfou. Bonne question ça. A notre niveau c’est essayer de faire une musique un peu moins policée que ce qu’on nous présente dans les médias actuels.

A : C’est vachement se démerder par soi-même aussi, on a beau être sur une bonne maison de disques, on est toujours un peu dans le DIY (Do It Yourself), on gère nous-mêmes nos conneries de tournée, notre merch’, nos tournées à l’étranger. On reste quand même vachement autonomes, on essaie d’avoir une partie d’autarcie dans le fonctionnement du groupe. On a démarré à 2 avec un camion pourri et aujourd’hui on a grossi l’équipe, mais on garde toujours le même esprit fonceur. Tu fonces, et tu réfléchis après.

Là vous êtes en recherche de reconnaissance ? Parce que vous avez quand même travaillé avec des gros médias, Canal +, Virgin Radio, comment vous appréhendez la rencontre avec ces poids-lourds médiatiques ?

D : C’est un peu délicat, parce que tu es drivé, tu n’es pas aussi à l’aise que là où c’est ton terrain d’expression. Avec les lives on est un peu chez nous. Après à la télé, il faut se plier à certaines contraintes, mais en même temps on s’en fout. Avec ou sans ça on existe donc ce n’est pas une fin en soi, on ne court pas derrière, ça nous arrive, on a de la chance que ça tombe sur nous, tant mieux.

A : On y va, on le fait, mais comme un vrai concert. Le truc de Canal, il y avait 50 personnes devant : le public des Guignols . Ben ouais, on est passé juste après les Guignols, les gens ne sont pas venus pour ça, ils sont venus pour voir les Guignols, mais c’était mortel. On ne l’a pas joué télé, on l’a joué comme un vrai concert. Ça nous amuse.

Pour l’anecdote, il y a 10 jours, en Allemagne, on a enregistré à Taratata, mais pas pour jouer des morceaux de la Phaze, juste pour accompagner Gogol Bordello, on ne connaissait pas les morceaux. C’était un peu le stress, c’était hyper-risqué pour notre gueule mais on y est allé et ça l’a fait. Ça restera un bon souvenir, on a participé à ce truc qu’on voit tous les jours à la télé, tu serres la louche à Nagui, qui est un mec très bien au demeurant, passionné de musique, très accessible, qui a beaucoup de respect pour les musiciens et pour les gens en général. Il faudrait plus de mecs comme ça à la télé.

Par rapport à la nouvelle génération de chanteurs, il y en a-t-il qui vous intéressent plus que d’autres, en avez-vous repéré ?

phaze6 D : Franchement non. Moi je trouve ça super consensuel, la nouvelle chanson française. Ça ne nous touche pas du tout. A la limite il y a quelques groupes qui essaient d’explorer des chemins différents.

A : Personnellement, pour moi le petit courant de fraîcheur il est amené par Alister par exemple, je trouve ça assez fun, un peu dégingandé, et le côté paroles au vitriol mais sweet . Après l’héritage Brassens, on respecte mais ça ne nous touche pas.

Vous êtes plus scène alternative années 80′, genre les Bérus tout ça.

A : Ah oui carrément. Voilà c’est juste qu’on est plus sensibilisé par un poing levé que par une introspection guitaristique. Excusez-moi j’m'emporte !

Qu’est-ce que vous pensez des groupes punks plus satiriques, genre Guerilla Poubelle ?

D : Moi j’aime bien ce qu’ils font Guerilla Poubelle Ils mûrissent bien, au début ils étaient un peu branleurs et puis là ils ont pris une bonne direction.

A : Ils ont un truc c’est clair. Une façon de voir, radicale, et vu les temps qui courent, c’est une politique qui est bienvenue aujourd’hui.

Vos chansons, ça sort d’une vision générale de la société ou plutôt d’expériences personnelles ?

D : Les deux. Ça dépend des chansons, Peine de Vie c’est l’exemple type de la chanson qui s’est faîte après des rencontres; là en l’occurrence c’étaient les gens de Faut qu’on s’active !, une association du Nord qui a soutenu Marie Humbert, puis on en a fait un texte. La plupart du temps, les chansons viennent par réaction je sais pas vraiment quand elles prennent naissance, mais quand elles sont là on les défend.

C’est quoi le Miracle dans tout ça ?

D : Wouah. Le miracle, ça serait d’essayer de re-solidariser les gens, d’être un peu moins hypocrite les uns envers les autres, de faire moins l’autruche par rapport à ce qui se passe. On sait qu’on est tous dans un phénomène de crise profonde, et je pense que chacun peut apporter une petite pierre à l’édifice. Faut se réapproprier le terrain politique, au niveau associatif ou autre, c’est ça qui est important et qui ressoude les gens. Et c’est ce qui fait défaut en ce moment. Chacun pense trop à sa survie, et malheureusement ça ne nous emmène un peu nulle part.

Vous ne croyez pas aux gros changements en France ? Un phénomène comme Barack Obama chez nous, cela serait-il possible pour vous ?

phaze7 D : Non, je ne vois pas comment. Ou pas encore en tout cas.

A : Mais il faut y croire quand même quoi.

D : Là les gens ils sont encore dans un système de survie, où ils se demandent juste quand ils vont pouvoir tirer profit d’une situation, épargner, faire du business. Et je pense qu’il ne faut pas voir les choses comme ça, mais de manière plus globale. C’est un vaste problème, on en parle beaucoup entre nous, mais bon.

En même temps, vous le défendez mais vous y croyez plus ?

A : Oh ben si on y croit, tout marche par petites initiatives. Rien n’est vain en fait. Nous on se mobilise pour pas mal de choses, No Pasaran, Greenpeace, les Rockeurs ont du Coeur, les handicapés. Ce sont des choses qui ne nous prennent pas beaucoup de temps, pas tant d’énergie que ça, et on y va, et mine de rien ça fait avancer les choses. On a fait Colère noire, ce petit festival contre Total, on est juste un gravillon qui empêche de marcher droit, mais c’est une initiative qui permet aux gens de s’exprimer, avec des débats, des assos. Déjà juste dire « Je ne suis pas d’accord, ce n’est pas normal que les marins ne soient pas indemnisés alors qu’y a 12 milliards de bénéfices annuels chez Total ». On n’accepte pas ce qu’on nous donne en pâture aux infos, donc on s’exprime dessus. On a la possibilité de le faire parce qu’on est musiciens et qu’on nous file un micro donc on en profite.

Même pour les initiatives locales; à Nantes on s’est mobilisés, on a fait un concert pour la fibromatose, une maladie orpheline affreuse, parce que la petite fille de 2 ans ½ d’un proche est atteinte et ça nous a beaucoup touchés. Ce n’est pas difficile à mettre en oeuvre et on a pu récupérer 13 000 euros qu’on a pu donner au CNRS pour la recherche et l’achat de machines.

C’est du pur concret ! Si tous les groupes faisaient ça, une petite initiative tous les 6 mois, mine de rien ça serait bien.

Vous avez déjà pensé à monter un collectif solidarité ?

A : Oui. Avec Colère noire c’est ce qu’on a essayé de faire. On a un groupe d’amis avec qui au niveau des idées on est complètement liés, même si musicalement c’est très différent, ça va de Tagada Jones à Keny Arkana, Gogol Bordello, la Ruda, Gizmo de Tryo, des gens qui vraiment s’impliquent, s’y intéressent. Mais tu as vite fait le tour. Quand on voulu faire grandir le mouvement, faire une émission sur Paris, on a appelé des groupes plus forts médiatiquement pour avoir plus d’impact. On va pas les citer.

D : Mickey 3D, Louise Attaque .

A : Bon ben voilà c’est fait. C’est « oui oui » et quand il faut vraiment y aller, tu comprends qu’on n’est pas sur la même longueur d’ondes.

D : Ça ne marche plus les grands concerts de solidarité des années 80, genre Bob Geldof, ou pour la lutte contre le SIDA ?

A : Mobiliser les gens ce n’est vraiment pas évident. Il y a beaucoup de blabla, dans les chansons, les loges, mais dans l’action il y a tout de suite moins de monde. Et c’est un héritage des années 80′ qui s’est vachement perdu, les mecs ils allaient au charbon quand il fallait. Aujourd’hui il y a le côté beaucoup plus institutionnel, beaucoup moins spontané.

D : Et du coup le problème c’est que nous, on devient un peu l’éponge à tout ça, les gens nous appellent pour un oui ou pour un non. On se sent un peu isolé. Il y a une désertion au niveau français de l’engagement.

A : Alors qu’en Allemagne ils ont un courant beaucoup plus fort, ce qu’ils appellent le « revolt rock » : on veut que ça change, on s’autogère, on joue dans des squats, on lève le bras, on fonce dans le tas. Moi dans les années 80, j’allais voir mes premiers concerts, genre les Shériff, OTH, et c’est en Allemagne qu’on retrouve cette même ambiance et plus du tout en France, où c’est devenu lissé.

D : La scène rock en France elle sent le moisi. Les mecs, ils ne sortent pas de chez eux, mais il faut un peu bouger, voir ailleurs, aller en Province. Je pense que beaucoup de groupes ne sont pas inspirés en fait. C’est un gros procès que je fais là. Suffit d’allumer sa radio, de discuter avec son voisin, pour se rendre compte que c’est compliqué en ce moment. Il y a plein de trucs à écrire. Ah tiens on pourrait écrire un album sur la crise…

A : Ouais quand il sortira, ça ne sera déjà plus la crise !

D : Il faut juste essayer de dire des choses simples, avec des mots simples, et c’est déjà.pas simple. La chanson sur l’euthanasie on l’a refaite 20 fois, alors qu’il y en a certaines comme La langue où c’est venu de suite. Mais il y en a peu, parce que nous on est assez laborieux, ça ne vient pas facilement. Et il faut faire attention, parce que dès que tu prononces un mot en français tu as 15 000 mecs qui te tombent dessus : « Faut pas dire ça, faut pas faire ça ». Mais on s’en fout en fait.

A : Ah ben oui, parce que dans tout ça il y a le fun aussi ! S’il n’y avait pas le fun, on ne serait pas là. C’est parce qu’on kiffe de monter sur scène chaque soir.

D : Et les concerts gratuits tout ça, ça nous plaît, récolter des thunes, être un peu utile, c’est le chaînon manquant entre l’Etat et les gens. Action directe !

Pour conclure, j’ai lu une interview de vous en 2005 où on vous demandait où vous en seriez dans 5 ans : « Des enfants, être encore là, faire des concerts ! » Vous êtes sur la bonne voie ?

phaze3 A : Moi oui j’ai donné, ça y est, c’est fait ! Toujours content de partir, toujours content de rentrer.

D : Moi non pour les enfants ! Mais j’adore les enfants, je suis très heureux qu’il y ait des enfants dans la Phaze . C’est une histoire qui grandit, ça donne du fil au groupe, des projections. On n’est pas juste centré sur nous-mêmes, il y a autre chose que les concerts et les tournées. Maintenant on doit faire en fonction de et c’est bien. On voit les choses vers le haut, j’ai envie de penser pour les générations à venir. On n’est pas Nostradamus, mais même si ça va être très très dur, il ne faut pas se leurrer, elles ont leur place et il faut juste inventer un futur un peu plus serein. Et c’est une responsabilité qui nous appartient, donc tant qu’on est en vie, on a envie de se bagarrer pour ça, vraiment. Voilà.

Le mot de la fin ?

A : On va parler d’une discussion qui revient souvent dans le camion, la grosse crise générale du disque, ça devient super-chaud pour les groupes et donc le live c’est super important. Les gens réfléchissent à deux fois avant d’aller à un concert, avant c’était 2 fois par semaine maintenant c’est 2 fois par mois. Mais c’est important d’aller voir les groupes en concert, sinon au bout d’un moment, il n’y aura plus grand-chose.

D : Quoi qu’il arrive, nous que ça soit là en salle officielle ou dans un endroit beaucoup moins officiel, on continuera à exister, à faire des concerts, parce que c’est notre force, c’est ce qui nous tient en vie. Même s’il faut repenser les choses, ce qui n’est pas un mal en soi et à partir du moment où on a des choses à raconter, on existera, ici ou ailleurs. Ce n’est pas un problème. Ça fait longtemps qu’on s’est fait une raison, nous on vit grâce au live.

La crise du disque n’est pas une fatalité donc ?

D : Non, il y a d’autres moyens. Ce qui compte c’est de véhiculer l’idée, le message, les choses qui font que les gens viennent nous voir en nous disant « Cette chanson je suis d’accord ou pas, elle m’a touchée ou pas ». Il faut susciter le débat. A partir du moment où t’est valide pour monter sur scène et raconter ton histoire, et bien vas-y.

La chose qui nous importe le plus aujourd’hui, c’est très égotiste mais c’est notre petite famille à nous : 8-9 personnes autour du groupe, disponibles H-24, qui croient en nous. Je pense que cette passion, les gens la ressentent, c’est ça l’important, le reste n’est que littérature.

A : Le mot de la fin c’est FEU !

Bonus Track: La Phaze @ Strasbourg

phazeBonne surprise de dernière minute vendredi soir : le club de la Laiterie est finalement complet pour accueillir la Phaze, introduits par JMPZ . Les Mâconnais qui tournent depuis une bonne quinzaine d’années sont toujours aussi atypiques et évolutifs : 2 bassistes aux corps désincarnés, se mouvant devant une projection vidéo. Où on a d’ailleurs pu apercevoir Reuno, de Lofofora, s’éclatant sur un de leurs morceaux. Sans oublier l’originalité des solos de didgeridoo, planants.

Public mis en condition donc pour accueillir les insurgés de La Phaze, sur leur tournée Miracle . Ça commence fort avec Le chant des Bombes et ça ne se calme absolument pas avec La fièvre de l’Exil qui suit juste derrière. « Spéciale dédicace à Brice Hortefeux avec ses putains de lois ! Immigration sélective ! » vocifère Damny, au chant et au clavier. Et Guillaume à la batterie de frapper là où il faut. Une ambiance de dingue, une vraie communion avec le public, qui adhère totalement à cette fureur, en slamant de haut ou en-bas, avec ou sans élan.

Petit clin d’oeil « pour tous les gens qui étaient à Décibulles » avec Peine de Vie, manifeste sur l’euthanasie, avec passages à l’harmonica s’il vous plaît. La Phaze reste fidèle à son mélange détonnant de punk et de jungle saupoudré de sons reggae (à petite dose, bien sûr) et d’électro.

Et surtout ce soir ils sont là pour voir « les gens et les sourires ». Un titre phare de l’album après Miracle, La Cause, initialement interprété avec Keny Arkana, pour « une chanson qui sert à autre chose », une merveille de révolte. Enchaînement direct avec J’écris, dans le même esprit que l’intro de King Kong Theory de Despentes, dans un autre registre bien sûr, mais tout aussi savoureux et fédérateur.

A la fin c’est « le chaos, le chaos ! » dans la salle, tout le monde saute ensemble, les hommes-arbres à dreadlocks, les gothiques, les college fashions, les filles, les garçons, les ingé-son.

Pendant le rappel, le moment glamour quand 2 filles viennent embrasser Damny sur scène et le moment tout court quand lui fait monter une personne handicapée sur scène, debout à côté de lui, le tenant fermement par les épaules et entonnant Assaut final, « une chanson de tous les jours ». Admire et chante.

Un concert de la Phaze, c’est de la pêche, de la sueur, du charisme, et une putain d’humanité, surtout. Mot de fin de Damny : « A son niveau, il faut agir, un tout petit peu de citoyenneté s’il vous plaît ! Merci ! ». Image de fin avec la guitare d’ Arnaud et son autocollant « Sarko : Not my president ». Ça c’est cadeau.

Crédits Photo: [Natacha W.-> http://www.myspace.com/tamarispicturesprivate]

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Site Officiel : http://www.laphaze.com/
Myspace : http://www.myspace.com/laphaze

A lire sur Discordance: [Chronique de Miracle->580]

A propos de l'auteur

Image de : Journaliste free-lance presse écrite / web - Sur Discordance dans les rubriques Musique/Médias/Société - Tente de s'intégrer mais c'est pas évident. @LaureSiegel

1 commentaire

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  1. 1
    le Mercredi 26 novembre 2008
    Julia a écrit :

    Très intéressante cette interview !
    J’étais à Colère Noire, à Rennes, dommage que ça n’ai pas pu grossir…

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