La maison des 1000 morts

par Pauline|
4 jeunes dans une voiture. Une autostoppeuse étrange. Un accident. Une famille de tarés. Un tueur répondant au doux nom de Docteur Satan. Rob Zombie joue avec les clichés du genre et réalise, avec "La maison des 1000 morts" (House of 1000 Corpses), sorti en 2003, un joli hommage au cinéma d'horreur des années 1970. Le film est interdit aux moins de 12 ans lors de sa sortie en France.

houseVous aurez certainement reconnu des bribes du scénario de Massacre à la Tronçonneuse . Rob Zombie, pour sa première réalisation, ne prétend pas faire dans l’original, cependant, son film se démarque par un univers « horror circus » aux personnages outranciers et pervers. Le film ne manque pas d’esthétisme : des couleurs à la fois saturées et crades mettent en valeur un univers granguignolesque. Rob Zombie ne lésine pas sur la qualité de l’image, au détriment d’un scénario quelque peu lacunaire. Le spectateur se perd notamment dans le final rocambolesque et un peu hâtif du film.

Cependant, les personnages burlesques et allumés font de La maison des 1000 morts un petit bijou de folie horrifique, sarcastique et scabreuse. Certaines scènes valent le détour comme celle de l’apprenti taxidermiste qui transforme sa victime en homme-poisson. Et si seulement le fameux train fantôme du Capitaine Spaulding ( Sid Haig ) pouvait exister, les fêtes foraines seraient bien plus délicieuses ! Slurp !

La bande sonore est la cerise sur le gâteau. Du Rob Zombie, du Rob Zombie et encore du Rob Zombie … L’univers métal-indus du réalisateur rajoute au malaise. L’ambiance malsaine est à son comble. Jouissif !

Le film n’a pas connu un succès retentissant en France. Pour preuve, il n’est jamais sorti en salle. Il a été cependant projeté au Festival international du film fantastique de Bruxelles et au Festival de Cannes. Il n’est pas exempt d’un succès critique puisqu’en 2004 il est nominé au prix du meilleur film et remporte le prix des meilleurs effets spéciaux au festival Fantasporto, un des principaux festivals de cinéma au Portugal. Et en 2005 sortira sur les écrans, The Devil’s Rejects la suite des aventures de la famille Firefly.

Un excellent film-hommage pour tous les amateurs de films d’horreur grand-guignolesques et de l’univers kitsch et rock’n'roll de Rob Zombie .

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Myspace de Rob Zombie: http://www.myspace.com/robzombie
Myspace de Devil’s Reject: http://www.myspace.com/77056211

4 commentaires

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  1. 1
    le Vendredi 19 septembre 2008
    c4n4r a écrit :

    ce film est vraiment exellent et cette chronique lui rend bien hommage!
    Mais pour moi ce premier essai de rob zombie est encore un petit peu brouillion et ce n’est que dans « The devil rejects » que l’on pourra vraiment se rendre compte de son savoir faire.

  2. 2
    Pascal
    le Vendredi 19 septembre 2008
    Pascal a écrit :

    Effectivement Devil’s reject est tout à fait réjouissant à tout point de vue ! Une sorte de Graal pour tous les amateurs. Les personnages y ont une épaisseur et un charisme rarement atteint jusqu’à présent. Chaque scène est un régal. C’est réalisé avec passion, avec intelligence et avec un soucis du détail ahurissant. Définitivement culte !

    Et que dire de Sheri Moon Zombie, absolument sublime ??

  3. 3
    le Samedi 20 septembre 2008
    Dahlia a écrit :

    Et quid des bonus sur le dvd version française? Ils valent quoi?

  4. 4
    le Lundi 29 septembre 2008
    Alex a écrit :

    * se munit de la jaquette du DVD *

    Alors niveau bonus…
    Commentaire audio, interviews et le kit habituel (photos, bandes annonces, etc).
    Les auditions des acteurs aussi, la séquence de maquillage de Sid Haig en Captain Spaulding, un peu d’auto promo avec le teaser de Devil’s Rejects… Et 3 bonus cachés.
    N’ayant même pas pris la peine de regarder ceux qui n’étaient pas caché, je n’ai aucune idée de ce qu’ils valent (je sais pas, c’est plus fort que moi, j’arrive jamais à regarder les bonus d’un DVD quand bien même j’ai adoré le film…)

    Devil’s Rejects, à mon sens, c’est une nouvelle histoire avec les mêmes personnages.
    Là où « House of 1000 corpses » pêche un peu par manque de développement autour des personnages dont on pressent pourtant le grand potentiel, le second opus rattrape tout ça avec brio, et on en arrive à aduler une bande de texans dégénérés.
    En ajoutant à ça quelques touches d’humour tarantinesques, on flirte avec le chef d’oeuvre en son genre !

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