Le cas HK

par Damoon|
Pour le dernier concert de sa saison 2008 le vendredi 9 mai, l'Epicentre, une salle Cherbourgeoise au bord de l'eau, a accueilli Alexis HK.

alexisL’écriture d’ Alexis dévoile un monde où se planquent pleins de petites choses de la vie, tantôt farfelues, tantôt attendrissantes. Avec un petit côté VRP dans les textes, il s’éloigne des lieux communs empruntés par les chanteurs de la nouvelle vague.

Musicalement, ce n’est pas aussi excentrique que ses tableaux de vie, un style simple, en ritournelle, qui n’offre pas un dépoussiérage musical, mais qui fonctionne dans son tout. L’homme est astucieux et joue de son charme indestructible pour conquérir le public.

Sur scène, un humour pince-sans-rire, un romantisme élégant nous fais parfois oublier l’aspect sordide, désabusé de certains morceaux. Il rend sublimes les détails les plus triviaux. Seul face à un public assis devant, et debout au fond, tel un clown blanc qui distribue des sourires jaunes, Alexis honore son petit fantasme de dévalorisation. Une figure très peu exploitée dans le répertoire de la chanson française, qui évite les gros chocs, les descentes en enfer, et qui le rapproche toujours un peu plus de son auditoire. Un distributeur de croche-pattes qui joue de la guitare en anti-héros notoire. Ce n’est pas très sérieux, et c’est tant mieux.

INTERVIEW

Pierre Desproges disait « Un gentleman, c’est quelqu’un qui sait jouer de la cornemuse et qui n’en joue pas ». Tu te définis plutôt comme un gentleman ou tu es un vrai snob ?

C’est un petit peu les deux, Gentleman ? Oui, parce que je suis gentil. Gentleman, ça veut dire ça au départ. Ce sont des hommes gentils avec les dames notamment, un peu chevaleresques… Et puis snob, oui, ça me fait rire, j’aime bien jouer le rôle du mec totalement superficiel qui n’a que des valeurs absurdes et sans importance, oui, ça me plaît beaucoup. Donc, les deux mon capitaine.

Comme Metallica, as-tu un psychologue qui t’assiste musicalement? Il vient aux répètes ? Qu’est-ce qu’il corrige ?

Je n’ai pas de psychologue personnel comme Metallica, parce que je suis tout seul. Mais si j’étais encore à cinq, peut-être qu’on aurait besoin d’un psychologue, Metallica, c’est un psychologue de groupe qu’ils ont. Moi, j’ai eu un psy individuel qui m’a bien aidé à un moment de ma vie, mais ça ne concernait pas trop la musique parce que je ne fais pas beaucoup de musique avec ma mère.

Comment ça se passe avec Renan Luce ?

J’ai beaucoup tourné avec lui en mars. J’ai fait une vingtaine de dates et puis en mai, j’avais un projet de spectacle sur Brel avec des jeunes. C’était vraiment super, et là, je repars pour quatre dates du 15 au 19 mai, sur la route avec lui, et après c’est fini.

S.G Pavlov a fait un documentaire sur toi « Ainsi parlait … Alexis HK ». Une série qui a vu passer Marc Perrone, entre autres… Qu’est-ce que tu n’as pas dit dans ce documentaire ?

Ah, celle-là je m’attendais pas à ce qu’on me la ressorte ce soir, putain. Comme quoi on est poursuivi. Déjà, je n’ai pas beaucoup apprécié ce reportage. On ne m’avait pas bien expliqué ce qui se passait, et quand j’ai vu les mecs débarquer, j’avoue que je ne m’attendais pas à parler de mon enfance aussi vite. Et là, pour le coup, c’était un peu psy. Je pense qu’il y a plein de choses que je n’ai pas dites. J’étais dans une logique de méfiance et pas très coopératif. Si vous avez des questions, vous pouvez y aller, il y a plein de choses que je pourrais vous dire et qui ne sont pas dans ce documentaire.

Justement, combien de femmes en vison as-tu écrasé au volant de ta Jaguar ?

C’est un peu contradictoire avec la première question. Un gentleman n’écrase pas de dames sur le bord de la route. Il m’est arrivé de me moquer un petit peu de ces dames en vison. Mais je n’ai pas envie d’aller devant la justice pour ça.

Tu portes du Dior là ?

Non.

Crédit photo: Benef

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1 commentaire

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  1. 1
    le Dimanche 16 décembre 2012
    GAUTHIER-PAVLOV Serge a écrit :

    S.G Pavlov a fait un documentaire sur toi « Ainsi parlait … Alexis HK ». Une série qui a vu passer Marc Perrone, entre autres… Qu’est-ce que tu n’as pas dit dans ce documentaire ?

    Ah, celle-là je m’attendais pas à ce qu’on me la ressorte ce soir, putain. Comme quoi on est poursuivi. Déjà, je n’ai pas beaucoup apprécié ce reportage. On ne m’avait pas bien expliqué ce qui se passait, et quand j’ai vu les mecs débarquer, j’avoue que je ne m’attendais pas à parler de mon enfance aussi vite. Et là, pour le coup, c’était un peu psy.

    Réponse : Pas très joli, Alexis. Un dicton bien de chez nous est : « Cochon qui se dédit ». Ca sonne bien ne trouves-tu pas ? Ca pourrait être des paroles à toi…

    Tu étais volontaire et demandeur de ce documentaire. Tu m’en as félicité en m’invitant chez tes amis pour fêter la naissance du CD « Norvège ». Les dédicaces sont tendres, au feutre indélébile. Tu as changé de manager en quittant Sony Music… – il a souhaité effacer ton passé avec force de menaces – et tu as retourné ta veste, et aussitôt lâché ceux qui t’ont soutenu aux premières heures.

    Ca te regard, Alexis. Nous n’avons pas la même élégance pour la mémoire de ceux qui nous ont écouté toi et moi, apprécié et servi sans esprit ni de carrière ni mercantile. En leur nom je leur devais ce droit de réponse indigné.

    Serge Gauthier-Pavlov

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