L’irlandaise

par Stedim|
Quand l’irlandaise descend l’escalier du saloon, on ne relève que son air fier et renfrogné et son corps sexy sous ce look inacceptable de garçonne.

irlandaisePour toutes ces raisons, les vilains garçons de l’assistance sont vite tentés de vouloir la faire crier de bien des façons. Cela fait partie des difficultés que cette jeune irlandaise paumée au pays des cowboys va devoir surmonter. Ca s’annonce captivant car on comprend vite qu’elle a encore beaucoup à apprendre pour survivre dans ce monde sans foi ni loi et rendu particulièrement chaotique du fait de la fameuse guerre de sécession qui fait rage entre le Nord et le Sud.

Dans ce premier tome qui attire le regard de prime abord par son ambiance
sombre et son trait de crayon hors du commun, on apprend comment Eva
O’Connell
en est arrivée là et quel est son but. La légendaire fierté irlandaise laisse présager un personnage au fort caractère et on est vite curieux d’en savoir plus sur cette jeune femme, hier encore joli bibelot chez les pieds-tendres. Va t-elle savoir s’adapter facilement et devenir une prédatrice manipulatrice pour qui croisera son chemin ?

Elles ont toujours été attirantes les aventurières. Surtout si elles ont du sex-appeal (elles en sont rarement dénuées). Le cocktail canon + flingue est toujours détonnant. Le challenge que représente le fait d’être une femme esseulée dans un monde masculin impitoyable reste terriblement excitant et ce, pas uniquement pour le lecteur masculin. Mais pourvu qu’elle rencontre plus de vilains que de princes charmants ! Bref, l’action débute en 1862. Eva O’Connell est une jeune femme rebelle et déterminée qui nous promet le meilleur comme le pire, grâce à J. Pavot et G. Pascal aux éditions du Point d’exclamation .

Je ne suis d’ordinaire vraiment pas attiré par les westerns. Encore moins dans le format bédé. Et, après plusieurs lectures, je ne sais toujours pas dire précisément pourquoi j’ai acheté ce tome 1 sur un coup de tête et pourquoi il m’a plu. Probablement le dessin, l’héroïne très typée ainsi que ses origines celtes. L’album, en lui-même, est très réussi et se distingue sensiblement de la meute par sa finition et sa présence. Par une originalité aussi : la numérotation de page est à mi-hauteur et non dans le coin inférieur extérieur : innovant et pratique.

Bref, ce premier volet des aventures d’ Eva O’Connell se lit trop vite et l’on assiste probablement à la naissance d’une héroïne majeure. Alors on se languit déjà.

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Blog officiel: http://gillespascal.blogspot.com/

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1 commentaire

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  1. 1
    Stedim
    le Dimanche 18 mai 2008
    Stedim a écrit :

    Courte vidéo très intéressante sur le sujet : Histoire d’une case – http://www.youtube.com/watch?v=o1iPzShay0M

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