Kwoon – When the flowers were singing

par |
Il faut l'avouer, le premier album de Kwoon, Tales and Dreams, sorti en 2006, fut une véritable révélation.

De nouveau alors, avec ce nouvel album auto-produit When the flowers were singing, ouvrir la boîte et glisser le disque dans le lecteur est comme ouvrir un grand livre de conte de fées, et découvrir le monde merveilleux de Kwoon et de son habitant de la Lune. Se laisser plonger dans l’univers imaginaire au fil des morceaux… Un monde qui nous imprègne totalement, un véritable raz-de-marée d’émotions presque perturbantes.

Derrière ce nom étrangement asiatique de Kwoon se cache en fait un groupe français de post-rock fort talentueux, du haut de gamme dans le genre. Le genre de musique avec laquelle, immédiatement, on retrouve un univers envoûtant plein de rêves et de frissons.

Un post-rock comme on l’aime en quelque sorte. De la musique puissante sans fausse note, derrière laquelle le chant s’efface derrière les mélodies (When the flowers were singing) ou n’est administré qu’avec parcimonie, même s’il est un peu plus présent dans ce nouvel opus. La voix est là en fait comme un instrument supplémentaire, comme un drap dans lequel on s’enroulerait en écoutant la musique de Kwoon, au coin du feu.

La musique de Kwoon a un côté aliénant, féérique, magique, fantastique… Il est même difficile de trouver les mots pour qualifier une musique qui se détache d’eux si bien, qui repousse les limites matérielles et jette celui qui ose prêter l’oreille dans un univers parallèle. Mais chanceux celui qui osera ! Il errera parmi les plus belles mélodies et les plus belles instrumentations atmosphériques du genre.

When the flowers were singing reste dans la lignée de son grand frère : outre l’ouverture (Overture) du disque, qui attaque particulièrement fort et introduit parfaitement ce qui suit, les morceaux suivent généralement le dessin des montées en puissance progressive (Schizophrenic), un univers délicat qui empoigne nos émotions, la force musicale par la sobriété, les frissons par la musique (« Schizophrenic« ). D’ailleurs dès le second morceau (Great escape) on se laisse vagabonder entre la mélodie répétitive qui monte en puissance, le violon mélancolique et la voix à la fois à peine audible et si puissante qui accompagne le frisson.

Oui, cet album est dans la lignée parfaite du premier, encore plus abouti, va chercher les émotions encore plus loin. Chaque note se rend à la fois discrète et essentielle, et procure un sentiment d’échappée, d’errance et de liberté liées à des frissons dont on se délecte égoïstement en aparté.

Partager !

A propos de l'auteur

Image de : Photographe lilloise de 25 ans tombée soudainement dans la fosse des photographes de concerts, passe dorénavant la majorité de ses soirées à allier la passion de la photographie à la (re)découverte des groupes en concert dans son grand nord. Des sonorités post-rock, post-métal ou plus rock dans les oreilles, elle s'adonne avec plaisir au roller et à la basse.

2 commentaires

Abonnez vous au Flus RSS des commentaires
  1. 1
    le Vendredi 25 juin 2010
    Stedim a écrit :

    Ah je me souviens très bien de la jolie claque que j’avais prise avec le premier album !! :)

  2. 2
    le Vendredi 2 juillet 2010
    Mareo a écrit :

    Si je puis me permettre, il s’agit d’un violoncelle et non d’un violon.

    Leurs albums sont certes excellents, mais ne ils valent pas leurs concerts :D

Réagissez à cet article