Kill the Young

par Maya, |
Deuxième album et grosse tournée française pour Kill the Young qui visiblement se trouve à une période clé de leur carrière. Après en avoir séduit beaucoup avec leur premier opus, il s’agit à présent pour eux de s’inscrire dans la durée...

Paris 14 septembre 2007 – La Cigale

les-kill-the-young-_3_Il y a des airs de rentrée des classes du côté de la Cigale en ce mois de septembre, avec comme invités d’honneur, une scène anglaise partagée entre The Bishops, South Central et enfin Kill The Young, dans le cadre du festival  » 18 en scènes « .

Les Kill The Young n’auront d’ailleurs jamais vraiment quittés la France, tant ils ont tourné dans les festivals et rempli les salles l’année dernière. Ils nous reviennent avec un nouvel album Proud sponsors of Boredom, aguerris de leur expérience scénique.

Le début de soirée est entamé mollement par The Bishops, leurs frères siamois au son vintage et rétro patiné dans le fameux Toerag Studios, puis par le duo dj’s de South Central, dont le set entre deux concerts de rock ne sera pas très bien perçu par le public. Mais pour en revenir aux Bishops, il faudra attendre qu’un groupe d’ados surexcité, passe un à un sur scène pour entonner avec Mike (guitare et chant) le refrain de leurs titres phares Only place I look et Can’t stand it anymore, pour que commencent à remuer les têtes. Et bien que les Bishops sachent y faire en matière d’énergie, ce soir-là avec le public parisien, la mayonnaise ne prendra pas. Leur renommée, en France moins importante qu’au Royaume-Uni, y sera sans doute pour beaucoup.

La tête d’affiche de la soirée est clairement Kill The Young, attendus au tournant pour présenter leur nouveau live. Ampoules nues sur tiges, TV à l’image brouillée et grande affiche sur fond de symboles kitch, le décor est sobre à l’image de la pochette de leur nouvel album. Ils entameront directement par le premier single de leur album We are the birds and the bees . Le ton est donné, ce nouvel opus s’annonce plus intense et aussi plus dansant.

Olly, à la batterie, emmène ses frères par un jeu fort et très rapide, qu’il ne relâchera que pour jouer du synthé ou pour accompagner Tom à la guitare dans une interprétation acoustique de Television show, qui ne nous laissera pas de marbre. Les chansons s’enchaînent, avec dans leur sillage quelques tubes de leur premier album comme Origin of Illness faisant hurler la rangée de groupies du premier rang. Saturday soldiers ou encore les deux parties de All by myself viendront capter un public, qui ne résistera pas longtemps à ces intros progressives, secondées de riffs de guitare plus lourds et taquinant des sonorités très rythmées. Les pogos d’ailleurs ne tarderont pas à se former.

Pari réussi pour le groupe, qui a attisé la curiosité des nombreux journalistes présents lors du show et ravivé la fougue de leurs fans qui entonnaient déjà certains passages de Saturday soliders ou Skin and bones en guise de promesse d’un retour éclatant.

Karine L.

Crédits photos: Maya http://maya.uing.net/

Proud sponsors of Boredom: The Chronique

ktyDeux ans après leur premier album  » Kill The Young « , les frères Gorman reviennent et sont bien décidés à prendre d’assaut la France. Toujours porteur d’un regard cynique sur notre société et sur sa jeunesse qui aurait grandi trop vite, Proud Sponsors Of Boredom a cette fois été produit à quatre mains. Celles de Dimitri Tikovoi (producteur des albums de Placebo ou plus récemment de The Horrors ) déjà aux manettes du premier album et de Robert Whiteley leur ingénieur du son, soit l’occasion pour le groupe de capter sur disque son expérience de la scène.

Les mancuniens ont décidé de jouer plus fort, come en témoigne Saturday Soldiers pour une entrée directe dans le vif du sujet. Avec quelques slows se glissant entre des morceaux pleins de pêche, ce nouvel album est varié et compte plusieurs changements de rythme. We Are The Birds, premier single extrait de l’album, et Biting The Bullet vous auront à peine plongés dans un bain de riffs accrocheurs que déjà Miss-education redescend le tempo. Au risque peut être de nous faire zapper quelques titres au profit des plus rock.

La trilogie All By Myself qui débute et clôt l’album, mais dont la troisième partie figurera sur une B-Side, s’aventure quant à elle sur les terres du progressif, avec une énergie qui devrait se vérifier en live. On ressent sur Television Show et When The Sun Dies un véritable esprit pop, peut-être même une pointe de nostalgie pour les belles chansons qui font chanter les foules en choeur.

Plus abouti que le premier album, Proud Sponsors Of Boredom en perd peut-être en spontanéité, mais marque surtout une nouvelle étape dans le parcours des Kill The Young, qu’on retrouvera sur les routes de France jusqu’à la fin de l’année.

Julia

En savoir +

Interview vidéo du groupe: [Discordance->336].

Site officiel: http://www.killtheyoung.com/

Myspace: http://www.myspace.com/killtheyoung

Blog: http://kill-the-young.musicblog.fr/

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