Kid Loco – Party animals & Disco biscuits

par Arno Mothra|
En ces périodes d’allergies et de rhume des foins, il n’est pas forcément de bon ton que de s’étaler dans des draps de poussière. Mais comme le chantait Sindrome, parfois, y a pas de mal à se détruire. Ce « Party animals & disco biscuits » pourrait bien nous provoquer des heures et des heures d’éternuement, que l’on enverrait la réaction allergique se faire lanlaire…

kidlocoDès la première seconde d’ouverture, l’univers de Kid Loco respire le vinyle, le tourne-disque, ces grands disques des générations passées. On ressent une certaine brise de fraîcheur, de chaleur, de rock des années 70, du Velvet Underground, de bandes jaunies de vieux films, de trip hop, de Neneh Cherry ; on se ballade dans le temps, en camionnette, sans pour autant se ramasser dans le nez une vague de kitscherie insupportable. On s’arrête au fond de quelques vieux bars enfumés, dont les tables sont affublées de multiples verres de whisky, au centre de regards vides.

Kid Loco sévit dans une musique forte en images, en parfums (du Narguilé ou de l’encens ?), qui devrait peut-être vous renvoyer en tête quelques passages de Beignets de tomates vertes, Bagdad Café, ou encore Ray, hommage au génie. Sans révolutionner le genre, ce disque assure 46 minutes de calme, comme un album qui nous aurait toujours suivi, et qu’on prendrait plaisir à ressortir à l’occasion, seul ou entre amoureux.

Pour l’essentiel, quelques excellents morceaux, souvent teintés de musique black, tels Motocycle Angels, mélange de pop hippie et d’accents soul, Theme from Graffiti Artist, magnifique piste instrumentale au solo de guitare renversant, The specialist – au solo électrique très Edwyn Collins -, tellement entraînant que ses 8 minutes défilent atrocement vite, Love is all around, et surtout Pretty Boy Floyd, joyau mélancolique et rétro, joyau baignant dans les loops, joyau qui nous arracherait volontiers une larme. Le plus beau titre de l’album, qui devrait suivre le DJ pour un sacré moment.

Malgré quelques petites lourdeurs qu’on oublie rapidement ( The time of our lives, aussi plate que de la Contrex et copiée collée sur 10 : 15, quelques plages au-dessus, et un Hijak blues #9 un peu trop long), ce premier album de Kid Loco constitue l’ingrédient idéal pour quelques pauses, de détente que l’on se plairait à imaginer dans la nature et sous un ciel bleu, bien chaud. L’été sera doux.

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Kid Loco, Party animals & disco biscuits, 10 titres. Chez Flor .
Sortie prévue le 1er septembre / Disponible en téléchargement très bientôt.

Site officiel: http://www.kidloco.com/

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