Khundalini

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Rencontre virtuelle avec les quatre membres de Khundalini, groupe électro-rock aux mélodies mi douces, mi vénéneuses, dont l'album sort le 23 octobre 2006.

LE GROUPE

Pourriez-vous vous présenter, pour ceux qui ne vous connaîtraient pas encore ?

khundalini-4 Marco (batterie) : Nous sommes originaires du sud – est de la France (Var – Alpes Maritimes). Khundalini existe depuis un bon bout de temps maintenant, presque dix ans.

Comment vous êtes-vous rencontrés ?

Marco : Les rencontres entre chacun d’entre nous pourraient faire l’objet de récits assez longs… Disons que la musique d’une manière générale, et la scène locale a fait qu’un jour, nous en sommes arrivés à jouer ensemble.

Fifou (basse) : J’ai d’abord rencontré Marco qui m’a dit que Khunda cherchait un bassiste ; j’ai sauté sur l’occasion en priant que les autres membres me supporteraient (dans tous les sens du terme)

Rémi (claviers) : J’ai rejoint la formation très initiale, en 1997. A l’ origine, il s’agissait d’ un combo quasi acoustique formé d’une guitare, d’une basse et d’une voix ; je jouais de la batterie et des claviers, puis suis passé définitivement aux claviers.

Manou (chant) : Je suis là depuis les premiers instants et j’ai vu petit à petit les autres membres rejoindre l’équipe aux moments opportuns.

Khundalini: ce nom a t-il une signification ou une histoire particulières ?

Rémi : C’est une forme spéciale de l’énergie humaine. Khundala veut dire boucle ou anneau, et Khundalini désigne poétiquement la boucle de cheveux de la bien-aimée. On la dénomme quelquefois Puissance du Serpent, car sa forme est celle d’un serpent lové et endormi dans le plus bas des centres du corps, à la base de la colonne vertébrale. Khundalini, c’est l’énergie qui peut se déplacer du pôle inférieur, la nature, vers le pôle supérieur de la conscience, afin de réaliser l’union cosmique. Eveillée, elle est la puissance créatrice de la conscience…
Bien évidemment, aucun des membres ici présent ne pratique le yoga (ou peut être en secret…), mais nous trouvions que ce mot avait une consonance, un impact certain.

Qui ou quoi vous a poussés à faire de la musique ?

Manou : Pour ma part, c’était par hasard. Une amie m’avait parlé d’un groupe de reprises qui cherchait une chanteuse et comme j’aimais chanter pour moi je me suis dit : pourquoi pas ? J’ai chanté what’s going on des Four Non Blondes (de dos tellement j’étais intimidée !!!) et ce jour là j’ai ressenti quelque chose d’inexplicable et n’ai pu m’arrêter jusqu’alors… En plus ma mère a fréquenté un homme qui était bassiste sur Londres. Il me racontait qu’il avait joué avec les Sex Pistols et d’autres groupes punk rock. Je voulais lui ressembler mais j’ai trouvé mon style un peu plus tard…

Marco : C’est mon père, en ne cessant de me faire écouter les Pink Floyd qui m’a appris à apprécier la musique. Pour ce qui est de jouer en groupe, je dois tout à Nirvana, et pour la batterie, c’est encore autre chose : j’étais fan de Phil Collins quand j’avais aux alentours de 8 – 9 ans, alors je me suis mis à la batterie.

Fifou : Mon père faisait de la guitare, j’ai voulu faire comme lui…il avait un groupe en 69-70 (première partie d’ Hervé Villard !). Ensuite, tout le métal des années 80, où ce fut la révélation : il fallait que je joue dans un groupe. Enfin l’amour de la musique et le besoin de jouer absolument dans un groupe quoiqu’il arrive (batterie, basse, guitare, chant, etc.).

Rémi : Je pratique la percussion en général et les claviers depuis quelque temps et me suis mis sérieusement à la programmation il y a 2 ans. Mon premier synthé (un analo MS20 korg ) m’avait été offert par ma mère il y a 25 ans, histoire de faire un peu de bruit orchestré… J’ai toujours été influencé par des musiques venues d’horizons contrastés, comme la musique concrète, classique, électronique ou underground, les musiques de films, l’indus version première heure. Dernièrement, je me suis mis à écouter des disques d’ Astor Piazzolla, dont les compositions sont d’une beauté tragique à couper le souffle. J’adore un bon vieux duo guitare-chant , souvent très efficace.

Avez-vous mis longtemps à trouver une identité propre ?

Rémi : Je ne sais pas si nous l’avons découverte ( rires …)

Manou : Non, en ce qui me concerne, c’était dès les premières compos, mais rien n’est cimenté. La boucle ne sera jamais bouclée (boucle/samples, tu vois c’que j’veux dire ? ( rires …))

Avez-vous pris des cours (musique, chant) ou êtes-vous autodidactes ?

Marco : J’ai pris des cours de batterie pendant presque 4 ans.

Fifou : Autodidacte.

Remi : Autodidacte.

Manou : Je prends des cours depuis peu lorsqu’on a des concerts pour booster les cordelettes et corriger les mauvaises habitudes qui peuvent s’installer..

Electro-rock : la définition vous satisfait-elle ? Sinon laquelle choisiriez-vous pour qualifier votre musique ?

Marco : Le terme electro-rock semble nous aller à ravir, il exprime relativement bien le compromis entre les deux styles : pas tout à fait rock et pas tout à fait electro ; un peu rock et un peu electro.

Fifou : D’accord avec Marco.

Rémi : Je ne sais pas, la plupart des groupes dits « rock » actuels incluent souvent de l’électronique ou des samples dans leur musique.

Pensez-vous donc appartenir à un style pré-défini ou au contraire essayez-vous de vous démarquer ?

Marco : Je ne crois pas que nous nous sommes déjà posés la question. Nous jouons la musique qui nous plaît et qui correspond, de près ou de loin, aux musiques que nous écoutons, ou du moins, à un mélange de ces dernières. Cette manière de voir les choses, peut, à mon avis, être interprétée tantôt comme une volonté d’appartenir, sinon à un style prédéfini, à une couleur musicale ; tantôt comme une tentative de démarcation, une volonté de faire autre chose .

Fifou : Nous avons tous des influences qui se croisent et d’autres aux antipodes les unes des autres. La démarcation se fait d’elle même.

Ça fait longtemps que vous existez : en avez-vous marre de l’underground ?

Marco : Cela fait longtemps que nous existons. Comme beaucoup de groupes qui existent depuis longtemps, nous expliquons, peut-être inconsciemment, cette longévité par notre attachement à l’underground, tout en sachant pertinemment que nous n’avons pas vraiment eu le choix de le quitter. Du coup, pour ce qui est de savoir si nous aimerions ou non quitter l’underground, je crois qu’il serait malhonnête (pour ce qui me concerne en tout cas), d’affirmer que j’aimerais que mon groupe reste underground toute la vie, au seul prétexte d’une quelconque intégrité musicale… Comme beaucoup de personnes qui jouent en groupe sérieusement, je rêve quelques fois du haut de l’affiche, tout en voulant avoir le dernier mot sur la démarche musicale.

Fifou : PJ Harvey, Sonic Youth, Mike Patton et plein d’autres remplissent des grosses salles voire des stades et restent pour moi underground…

Rémi : Je suis resté aux underground bands des années 70. . .

A quel point la participation de Manoo à L’Instant sourd, sur Sôma, d’Eths, vous a-t-elle été bénéfique ?

Fifou : Ça a surtout fait du bien au coeur, dans la mesure ou cela concrétisait un attachement avec Eths, que j’aime beaucoup musicalement et humainement. Après, je suppose que cela peut avoir un petit impact publicitaire pour nous.

Rémi : Il est probable qu’une collaboration plus « étendue » puisse voir le jour prochainement, du moins j’ espère…

Manou : J’ai été très touchée de cette invitation et agréablement surprise de voir le projet s’imbriquer aussi bien ! En un après midi L’Instant sourd était né et on espère faire de même dans l’autre sens…. N’est ce pas Candice ???

Comment s’est passée la signature chez Coriace ?

Marco : C’est un concours de circonstance qui a fait que nous avons fait quelques dates avec Eths, dans le nord et dans le sud-ouest de la France en 2003. A partir de là, aux vues des affinités qui se sont créées et de la motivation commune du groupe et du label, nous avons décidé de travailler ensemble.

Fifou : On m’a donné un stylo et j’ai signé.

Rémi : J’ai dit OUI…

Manou : Moi j’avais dit non, mais la majorité l’a emporté ! Non, sans blague, une proposition d’un collectif métal pour un groupe electro rock trop la classe, ça ne se refuse pas ! On va leur faire prendre goût à la machina ( rires ) !

Qu’en attendez-vous ?

Marco : Wembley !!!… Non, j’déconne… Nous en attendons un développement intéressant du groupe, bien entendu.

Fifou : Au moins autant que Eths, si ce n’est plus…

Rémi : Une ouverture sur un plateau pur métal, leur montrer qu’on ne fait pas que de la musique de P… Non, allez, coupe moi ça…

Manou : Au pire, Rémi on sortira les torches enflammées si y’en a un qui nous traite!! On espère défendre cet album comme il le mérite c’est à dire AAAA BLOOOOC !!! Laissez-nous sortir de notre CAAAAAAAAGE!!!!!!

Quel niveau de carrière visez-vous ?

Marco : Une progression de carrière de type : Olympia > Bercy (pendant une semaine) > Stade France > Wembley (donc…) > et enfin, le Nikaïa (le zénith de Nice, qui pour nous représente encore bien plus que l’Eldorado)… Non, plus sérieusement, je crois que le rêve de chacun serait de vivre de la musique. J’emploie le terme rêve car, à l’heure actuelle et avec tout ce que l’industrie de la musique est en train de vivre, je ne sais plus s’il est encore envisageable de vivre de la musique.

Fifou : Succès, triomphe, overdose dans les toilettes, légende. Dans l’ordre.

Rémi : Quel niveau ? Le dernier, évidemment… Non, trêve de plaisanterie, mon objectif serait un condensé de Marco et de Fifou, en l’occurrence une belle overdose dans les toilettes de l’Olympia (oui, oui, celles où Brel, après ses adieux s’était rué pour faire sa p’tite commission… Gros rire gras – ouarf ouarf – Euh… ah oui, pardon, c’est quand même une interview…) !

Manou : Si, je dis bien SI c’était possible, mieux qu’ Élodie Frégé de la Star’ac ! Parce que mieux que Jenifer c’est chaud, alors !

L’ALBUM

Etes-vous satisfaits du résultat de Deus in Machina ?

khunda-deus-3 Marco : Il y a toujours à redire, mais je pense que globalement, nous pouvons être satisfaits du résultat.

Fifou : Crois-tu qu’on mixe éternellement ?

Rémi : Oui, satisfaits est le terme. Celui ci représente très bien notre façon d’être et d’appréhender la musique en général : certains morceaux ont été enregistrés dans l’urgence la plus totale, d’autres ont été peaufinés à l’extrême. Je trouve cet album assez homogène, bien que bénéficiant d’un rythme particulier. Avec un certain recul, je m’aperçois qu’il comporte quelques erreurs, mais suis partisan pour laisser tout cela tel quel. A quoi bon revenir sur des choses qui ont été crées il y a plusieurs mois…

Manou : Je suis d’accord avec mon Mimi (Rémi) je tilte quand même sur 1 morceau où on aurait pas dû… Mais trop tard !!

Vous attendez-vous à un succès agrandi ?

Marco : Nous l’espérons…

Fifou : Si tout le monde fait ce qu’il faut au bon moment…

Manou : Nous y attendre je ne pense pas, mais l’espérer, sans aucun doute!

Comment se passe la création d’un morceau de Khundalini ? Tous les membres du groupe y sont t-ils impliqués ? Si oui, qui fait quoi ? Quel est l’élément qui s’impose en premier ?

Fifou : Ça ne se passe jamais de la même manière.

Rémi : En effet, jamais la même façon de démarrer: un texte existant, puis une ligne voix, l’inspiration survient plus ou moins vite, les instruments se greffent, cela peut durer plusieurs jours, voire des mois… Dans d’autres cas, le morceau peut très vite tourner et aboutir en 5 minutes (je laisse de coté la mise en place, bien sûr…). D’autres fois, l’un des musiciens propose une composition déjà aboutie à Manoo et c’est à elle de poser sa voix dessus. Je crois que pas mal de groupes fonctionnent comme ça.

Est-ce que vous avez participé à la création de ce qui tourne autour de l’album (pochette, photos…) ?

Marco : C’est Cata chez Coriace qui a entièrement réalisé la pochette et le livret de l’album. Notre participation s’est cantonnée au choix des photos pour le livret, à la liste des remerciements et à l’idée générale de la pochette et du livret. Pour les photos de presse, c’est Mag ( Studio 3 ) qui en est l’auteur.

Si vous deviez réaliser un clip, à qui le confieriez-vous, à quoi ressemblerait-il et quel morceau serait a priori concerné?

Marco : Le clip de Worry est déjà en cours de réalisation et même sur le point d’être bouclé. Il est réalisé par Nathalie Lacoste . Pour ce qui est d’autres clips, j’aimerais bien collaborer avec Michel Gondry ou Spike Jonze, mais bon… En attendant nous prendrons tous les réalisateurs intéressants, et nous attendrons d’avoir un petit peu de sous… Pour ce qui est du prochain morceau à illustrer… nous n’avons pas encore décidé.

Manou : On voulait quelque chose à la fois de simple de joli avec une pointe de bizarrerie je suis la seule du groupe à y apparaître et je ne chante que très peu dessus. Ambiance Tim Burton, chuuuut…

Qu’est-ce qui influence l’écriture des textes, le plus souvent ?

Manou : Dans des moments de forte colère ou douleur mes tripes chuchotent à mes oreilles des histoires que ma plume couche sur le papier mais mon imagination est bien mise à contribution et me donne des rôles le temps d’une chanson…

Chant français/anglais : une préférenc e ?

Manou : L’anglais bien évidemment, puisque c’est la majorité de l’album. J’ai un peu de mal à chanter en français, même si c’est une langue très riche où l’on peut jouer avec les mots mais je trouve que l’anglais colle plus à la musique de Khunda. Sauf si c’est une musique lancinante qui craint un peu, une ligne de chant susurrée, soufflée comme pour se confesser, là ça passe alors très bien en français.

On ressent dans certains morceaux la présence d’une touche orientale, l’avez-vous travaillée ou est-elle là inconsciemment ?

Rémi : En effet, je l’avais remarqué mais n osait pas soulever cette question… Je crois que Manoo a des origines, comme qui dirait, euh… du sud. Non, celle-ci n’ est absolument pas travaillée, ni pensée d’ailleurs. Je ne saurais pas dire…

Manou : Tu vois, Rémi, je te l’avais dit qu’à force de manger des makrouds au miel on finirait par distinguer quelque chose d’oriental ! Non sans rire c’est la première fois que l’on nous le dit. Je n’entends rien en plus il faudra me dire sur quels morceaux !

Comment expliquez-vous l’ambiance sombre de l’album ? Un exutoire ? Un reflet ?

Fifou : La réponse est dans la question.

Quel est votre morceau préféré sur Deus in Machina, et pourquoi ?

Fifou : Sûrement Darkness, car il s’approche assez prés de mes influences, et Why parce que c’est moi qui l’ai fait.

Rémi : Worry, morceau absolument parfait, bien que réalisé en très peu de temps : belle structure, orchestration discrète et réussie, mélodie idem…

Manou : J’aime beaucoup Mirroir qui monte doucement et me donne la chair de poule. Son évolution permet une certaine évasion.

LA SCENE

Avez-vous beaucoup tourné, jusqu’à présent ?

khunda_live Marco : Nous avons fait une dizaine de dates avec Eths dans le nord et dans le sud-ouest de le France, beaucoup de concerts dans notre région évidemment. Nous espérons pouvoir parcourir encore beaucoup de kilomètres pour faire partager notre musique encore et toujours.

Comment se présente la prochaine tournée ? Pourra-t-on vous voir partout en France ?

Marco : La tournée est encore en préparation, nous espérons rencontrer le public de la plus grande partie des salles de France, bien entendu.

Vos concerts imposent-ils une dramaturgie particulière, ou est-elle improvisée à chaque fois ?

Fifou : Le trac, le désir de bien jouer combinés à l’envie de montrer autre chose que des musiciens en train de jouer, sont autant de facteurs qui amènent une sorte de dramaturgie en soi ; et il est évident que l’improvisation a toute sa place la dedans.

Qu’est-ce que la scène apporte à vos chansons ? Ont-elles besoin d’être retravaillées ?

Fifou : La scène donne vie à nos chansons, qui ne demandent qu’à sortir du disque dès qu’elles le peuvent. Les retravailler, cela arrive rarement : on peut toujours faire mieux, c’est sûr. D’un autre coté nous n’allons pas jouer un morceau pas fini en live pour savoir ce qui va ou ne va pas. On valide tout ça en repet’.

Que conseillerez-vous à quelqu’un qui ne vous connaît pas : d’abord écouter l’album ou d’abord aller à un concert ?

Marco : D’abord l’album peut-être… Le concert étant une représentation passionnée de l’album. Mais l’inverse peut sembler intéressant également.

Fifou : Les deux ! Dans n’importe quel ordre !

Rémi : Effectivement, certaines personnes ont eu envie d’acheter notre précédent disque après nous avoir vu sur scène, d’autres nous ont découverts au hasard d’un bac, ou sur le net, par hasard et sont venus ensuite. Les réactions ont été diverses, certains ont été déçus, d’autres très enthousiastes…

Où est-ce que vous vous sentez le plus à l’aise, en studio ou sur scène ?

Marco : Ce sont deux choses très différentes. Pour ma part, je préfère les concerts de par leur intensité éphémère. Les séances en studio demandent une autre approche très particulière et que j’aime beaucoup aussi, car c’est là que tout se joue. C’est une autre sphère de la création.

Fifou : Pour moi, l’apothéose serait d’enregistrer un album live sans un pain. Je me sens aussi à l’aise sur scène qu’en studio, mais cela ne signifie pas que je ne me plante jamais…

Rémi : Les deux milieux sont totalement différents : la scène à un coté attirant et terrifiant en même temps. Le studio offre des possibilités créatrices souvent insoupçonnées au départ et un recul certain par rapport à la musique. Je préfère la scène, de par son coté excitant et éphémère, comme dit Marco.

Manou : En studio j’ai la possibilité d’essayer des choses que j’ai en tête ou qui se révèlent sur le moment. On peut les mettre en pratique, c’est techniquement intéressant, mais ce qui me fait vibrer, c’est de fournir une explication de texte sur les morceaux. Vivre mes chansons et les faire vivre à travers la musique et ce tourbillon est si enivrant sur scène. Je les trouve tellement beaux quand ils jouent mes pépères !!

PÉRIPHÉRIE

De quels groupes de la scène française actuelle vous sentez-vous proches, artistiquement, ou humainement ?

khunda_divers Marco : Hormis les groupes de Coriace, nous n’avons pas créé de liens avec des groupes connus à l’échelle nationale. Pour ce qui est des groupes de notre région, nous avons un rapport plus que privilégié avec (Square Syndrome->http://www.myspace.com/squaresyndrome]) et nous nous sentons proches de [Mandrac.

Fifou : Merci Marco pour ta pub pour Square Syndrome
Humainement, pas mal de groupes sur notre région. Artistiquement, je me sens proche des gens qui en chient pour montrer leur talent alors qu’il y a plus de la moitié du top cinquante des ventes qui est constitué de reprises réchauffées et autres niaiseries qui avilissent l’oreille du public.

Avec quel(s) groupe(s), français ou non, rêveriez-vous de travailler ?

Fifou : Ceux que j’aime bien et qui voudraient bien qu’on travaille ensemble ; donc beaucoup. Et même ceux auxquels je ne m’attendrais pas…

Manou : Allons carrément au fantasme : Cat power, PJ Harvey, Sigur Rós, Radiohead rien que ça!!

Quel est votre dernier coup de coeur musical ? Votre coup de gueule ?

Marco : Pour ma part, j’ai vraiment flashé sur Interpol depuis plus d’un an, à tel point que je ne vois que ce groupe à mettre dans mes coups de coeur, même s’il ne font rien depuis pas mal de temps. Pour ce qui est des coups de gueule, il y en aurait tellement… Je suis assez détendu pour l’instant, je n’ai pas envie de m’énerver tout seul… Donc passons sur ce sujet.

Fifou : Mon dernier coup de coeur : la redécouverte du groupe Gong, pour les vieux trucs. Pour les trucs récents : Breakestra . Pour le coup de gueule, c’est Johnny Hallyday, dont je n’ai rien à foutre, et son acharnement médiatique qui, depuis ma naissance (et ce, je pense, jusqu’à ma mort) fera que quasiment tous les jours je vais entendre parler de lui malgré moi.

Rémi : Radiohead, en bloc (et oui, mieux vaut tard que jamais…), des vieilleries electro-bricolées au scotch et au fil de fer, comme le commercial album des Residents . Y’a un certain Anis, entendu sur France Inter, très bien. Un coup de gueule? La dernière tournée Sarko… Non, c’est un peu démago… Je n’ ai pas de coup de gueule en ce moment. Je suis quelqu’un d’assez satisfait musicalement parlant; évidemment, il y a tous les produits insipides et fabriqués à la va vite, mais bon, l’auditeur est roi et tôt ou tard…

Manou : Les coups de coeur : le dernier album d’ Émilie Simon, Depeche Mode et Robots in disguise + J’aime la fête pour le coté pur electro. Le coup de gueule: les lancements de pseudo artistes à la gerbi gerbo, aux chansons qui sentent le moisi (« Oui je me la pète moi je sors d’un château d’abord ! »… Au fait j’ai appris que Brice de la Star’ac était l’ex-chanteur d’un groupe de métal. J’ai vu un extrait de morceau sur Internet ; c’est fou qu’on puisse virer de bord comme ça. Ça déchirait ce qu’il faisait avant, le con !!) et également un groupe de la scène française très médiatisé, dont je ne citerais pas le nom. Pour moi c’est un peu une grosse blague – ou bien certaines personnes devraient consulter plus souvent un ORL.

Que pensez-vous d’Internet comme outil de promotion (téléchargement, newsletters, myspace, webzines…) ?

Marco : Internet est un outil de promotion plus qu’intéressant et sans lequel il serait difficile d’évoluer. Je crois d’ailleurs, que pour l’industrie de la musique, il est voué à devenir plus qu’un outil de promotion…

Fifou : C’est effectivement un bon outil, devenu indispensable a ce sujet, au risque de passer pour un péquenaud ou pour quelqu’un d’under-under-underground.

Rémi : Je n’étonnerais personne en affirmant que c’est devenu l’ outil promotionnel par excellence. Myspace est de loin beaucoup plus efficace qu’un website, surtout au niveau de l’interactivité.
Maintenant, je ne cracherais sûrement pas sur une méga tournée promotionnelle si on nous le demandait…

Pour finir, que souhaiteriez-vous ajouter ?

Marco : À part vous remercier (toi et Discordance) d’avoir pris le temps de vous intéresser à nous, pas grand chose…

Fifou : C’est la première fois que je passe autant de temps à répondre à une interview, mais cela fut intéressant de pouvoir donner des réponses par écrit ; les interviews  » parlées  » sont dangereuses car on peut donner une réponse avec une certaine intonation qui ne s’entendra pas ensuite à l’écrit : ce qui peut changer complètement le sens d’une phrase ! Tu nous a donc donné la possibilité de maîtriser nos réponses… Merci à toi !

Rémi : Oui, merci à toi ô grande prêtresse de la discordance et merci pour l’ajout (thanks for adding us…)…

Manou : Moi je voulais te remercier pour ton article sur Khunda ! Alors c’était donc toi cette amie imaginaire qui me suivait partout quand j’étais petite !!!! Non, sans rire merci, pour avoir porté autant d’intérêt, c’est très bien décrit, ça m’a même inspiré… Et puis merci à toute les personnes qui influent de près comme de loin pour cette interview et au plaisir de vous rencontrer en chair et en nonos !!

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A propos de l'auteur

Image de : Miss Cinéma de Discordance et chroniqueuse hétéroclite since 2005. [Blog] [Twitter]

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