Kate Nash à la Cigale

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Trois ans après le sympathique Made of bricks la flamboyante British Girl, Kate Nash fait escale en terre française pour nous présenter My best friend is you son nouvel opus.

Image de Kate Nash Avec ses pops songs efficaces, et son énergie girly, Kate Nash a livré un show plus complexe et mature qu’il n’y paraît.

Rappelons-le, à la sortie de son premier album, Kate Nash s’est vue rebaptiser « petite soeur de Lily Allen »… Un titre bien difficile à porter… Surtout que leur musique n’avait pas grand-chose à voir… Oui elles sont anglaises, roulent les rrr, disent « fuck » dans leurs chansons, avouent avoir déjà bu autant que l’équipe de rugby nationale, et prouvent que l’on n’est pas obligé d’avoir le physique de Kate Moss pour réussir quand on vient du royaume du Fish and chips.

Mais la comparaison s’arrêtait là. Les titres de Kate Nash étant nettement plus mélodiques (piano quand tu nous tiens…), moins calibrés radio, et plus mélancoliques. My best friend is you confirme bien cette « fausse » affiliation entre les deux jeunes filles en fleurs (bien que Lily ait nettement perdu de sa fraîcheur…). Plus rock, plus écrit, plus complexe, ce nouveau disque, de riot girls, est surprenant et de bien bonne facture.

Et c’est dans la quasi-intégralité que Kate Nash va enchaîner les titres de My best friend is you. Accompagnée d’une classique et compacte formation rock , « 100% poils et testostérone », elle va assurer son show en vraie lady rock.

Derrière son piano puis à la guitare, elle va alterner, les titres pops (Paris , Doo Wop) et les titres plus rock (Kiss that grrrrl, To a higher plane limite punk), et les porter impeccablement, en gardant toujours le dessus.

Tour à tour Amélie Poulain pas neuneu (I hate seagulls), Courtney Love mimi (Letting go), ou sympathique militante des droits des uns et des autres (I’ve got a secret), Kate Nash c’est un peu la copine qu’on a tous envie d’avoir. Souriante, un peu timide, un peu peste, charismatique, et joueuse, on a l’impression d’assister au concert d’une vieille pote.

Et pour mettre tout le monde d’accord, Kate offrira à son public les tubes Foundations  (qui reste une très belle chanson d’amour contrarié), et Pumpkin soup.
Mais il est vrai que ces titres paraissent quelque peu fades à côté des bombes rock du dernier opus.
Dédicace à LA chanson Riot girl Manson song où les « fuck » fusent, et où les garçons peuvent aller pleurer sur leurs FHM et rentrer chez leurs mummy. Mais c’est déjà fini ! Ce concert est passé aussi vite qu’un paquet de Schoko-Bons un soir de déprime et a fini dans un beau bazar collectif avec Kate Nash tapant du pied et des mains sur son propre piano.

On a bien senti que certaines personnes auraient préférées que Kate Nash ne se contente, pour ce concert, que des titres de Made of bricks… Mais dieu que ça aurait été dommage ! Kate est devenue grande, rock (tout en restant une lady), avec des idées, et des convictions.

Comme d’offrir des dizaines de roses à la fin de son concert… Piquant…

Vivement la suite !

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A propos de l'auteur

Image de : Discordance girl et jeune intermittente du spectacle, je suis rock, et je suis roll ! Keith, Jim, et Courtney se sont penchés sur mon berceau, et je les ai dans la peau… Mais point de snobisme de ma part, une mélodie pop bien sentie trouve, aussi, grâce à mes oreilles. Let’s Rock !

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