Kaiser Chiefs

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C'est dans la luxueuse salle de l'Olympia que Kaiser Chiefs a donné rendez-vous à son public français pour la tournée de son troisième album Off with their heads . Lorsque les lumières s'éteignent il est un peu plus de 20h et la salle est déjà bien remplie.

kaiser1En première partie : les Dananananaykroyd, groupe venu tout droit de Glasgow. Lorsque la bande arrive sur scène on a le sentiment étrange que ces jeunes là vont assurer : Deux guitares. Wah. et deux batteries wah-OU ! L’effet escompté est là, les Dananananaykroyd donne le ton avec leur intro toute en puissance. Ça paraît pop. mais ça devient pop-core quand le chanteur se met à hurler façon hard. La musique est surprenante mais le public est enthousiaste. Un des batteurs rejoint de temps à autre le chanteur décuplant l’énergie de leur jeu de scène. Et c’est en vrai G.O Club Med que ces messieurs animent le premier set en proposant un jeu au public : The Wall of love, le mur de l’amour en somme, où les gens doivent se foncer dessus- non pas pour pogotter- mais pour se faire des câlins. Cette bande de copains est plus qu’à l’aise et provoque le délire du public. Pas étonnant que les Kaiser Chiefs les ait choisis pour leur première partie.

Après une petite demi-heure d’entracte, ils sont là, prêts à enflammer l’Olympia. C’est calmement que les Kaiser Chiefs débutent leur concert avec une chanson de leur dernier album pour mieux enchaîner sur Everyday i love you less and less où les fans se mettent littéralement à bondir comme des fous, ce qui est pratique avec le sol de l’Olympia car on a même pas besoin de sauter pour suivre le mouvement !

Mais Ricky ne semble pas satisfait de la réponse donnée par le public et en réclame toujours plus « plus fort !! » Crie-t-il à une foule en délire.

Dopé à la bière, Monsieur Kaiser Chiefs enchaîne les tubes de I predict a riot à The Angry mob, nananana en passant par leur dernier single never miss a beat . Ricky en véritable showman n’arrête pas une minute. Quand il ne chante pas, il saute. Quand il ne saute pas, il lance son pied de micro en l’air et quand il ne fait rien de tout cela, il invite les filles qui slament à monter sur scène avec lui. Il charme et joue avec le public à chaque minute du concert, provoquant hystérie et cris frénétiques de groupies excitées. Il faut dire que les chansons de ces 5 garçons de Leeds sont faites pour être jouées en live. L’efficacité des mélodies et les refrains accrocheurs font que le public peut pleinement participer à « la folie Kaiser Chiefs ». La dernière chanson Oh my God est un succès total, on n’a jamais dû remuer aussi fort depuis les Beatles . Le public chante à tue-tête, reproduisant inlassablement les gestes du chanteur-gourou.

Il est presque 23h quand Kaiser Chiefs finit le troisième titre du rappel. Ricky est comme à son habitude imbibé d’alcool, mais il gère l’effort jusqu’au bout et c’est sur des applaudissements massifs que le groupe quitte la scène. Une fois de plus, la magie du groupe aura parfaitement opéré et le public parisien s’est vu offrir un live qu’il n’est pas prêt d’oublier, en témoignent les nombreuses personnes qui quittent la salle en fredonnant les refrains imparables du quintet.

A l’année prochaine les Kaisers .

Crédits photo : Nicolas Brunet (http://www.nicolasbrunet.fr)

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A propos de l'auteur

Image de : J'aime le Rock, le vrai, pas le trop bruyant ni le trop mou, des Brian Jonestown Massacre aux Yeah Yeah Yeah's en passant par Marilyn Manson ou NIN. Je passe une grande partie de mon temps dans la pénombre des salles de concert pour essayer inconsciemment de découvrir The Next Big Hit !

2 commentaires

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  1. 1
    Nicolas Brunet
    le Lundi 2 février 2009
    nico a écrit :

    Bel article Clara. Tuas bien retranscris l’atmosphère du concert

  2. 2
    le Lundi 2 février 2009
    Clara a écrit :

    Merki :) quel concert en mm temps ^^ et jte retourne le compliment pr tes photos, elles sont vmt classes!!

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