C’est en terrain conquis que s’avancent les chansons élégantes de Joseph d’Anvers, en ce mardi soir au Café de la Danse.
Calés dans leurs fauteuils ou sautillants dans la fosse, les spectateurs sont prêts à accueillir le jeune homme, dont le deuxième album Les Jours Sauvages est sorti en juin dernier et lui a valu une belle exposition dans les médias.
On entre facilement dans l’univers de ces chansons aux confins du rock et de la chanson française, portées par la voix feutrée du jeune homme. Les musiciens qui accompagnent Joseph Anvers ont le talent de nous transporter dans des ambiances très jazzy ( Pigalle ) comme très rock’n'roll ( Sept jours d’une vie ). C’est Tahiti Boy, décidément incontournable sur la scène parisienne, qui joue de tous les pianos (clavier, piano, mini-piano) et apporte une agréable touche électro-pop. Le batteur assure à merveille les changements de rythme, et le guitariste n’hésite pas à faire le show.
Si Money Mark est absent ce soir pour le featuring sur le single Kids, The Rodeo est en revanche invitée à rejoindre le groupe avec A Mi-distance . La collaboration est réussie et la voix de la jeune fille renforce la sensualité du morceau. On regrette cependant que sa partie vocale soit un peu réduite par rapport à la version album. Joseph d’Anvers apprécie la compagnie, mais il aime aussi se retrouver seul face au public, avec A Contretemps . L’une des premières chansons qu’il a écrites, présente sur l’album Les Choses en Face, retourne à la simplicité : voix, guitare et harmonica, l’orchestration qui lui va finalement le mieux.
D’autres morceaux du dernier album complètent le set : Le Funambule, Le Bât blesse, ou Le Continent, accompagnés d’éclairages formant des vagues sur le mur en brique du Café. La petite surprise du set est la reprise d’un autre Kids, celui des MGMT, un morceau qui se verra peut-être décerner, un jour, le prix de la chanson la plus reprise sur scène ( The Kooks l’ont tentée également). Le résultat en est une version personnelle, assez intéressante.
Pour parfaire la bonne ambiance qui règne dans la salle, Joseph d’Anvers n’hésite pas à taquiner le public, qui ne demande que ça et qui est visiblement en grande forme :« Alors, Joseph, la patate !» lance un spectateur, « Ah ouais, c’est bon les patates » surenchérit un autre. Les gens frappent des mains à l’invitation (ou pas) du groupe. Le rappel est l’occasion de développer une version plus électronique de Kids, qui s’étire en longueur pour notre plus grand plaisir.
Une belle soirée, donc, dont on ressort le sourire aux lèvres.
Crédits photo : Nicolas Brunet (http://www.nicolasbrunet.fr)
En savoir +
Site officiel: http://www.josephdanvers.com/
A lire également sur Discordance:
Une interview de Joseph d’Anvers : http://www.discordance.fr/Joseph-d-Anvers,685.html
La chronique de Les Jours Sauvages : http://www.discordance.fr/Joseph-d-Anvers-Les-jours-sauvages.html
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marie a écrit :
concert magique!!
un des plus beaux que j’ai jamais vu…
rendez vous au point éphémère en avril!!