Jónsi au Bataclan

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Il était une fois… C’est comme cela qu’un live report d’un concert de Jónsi devrait commencer. Et pourtant, il était une fois Sigur Ros. Et puis une seconde fois, Jónsi et Alex. Voici donc : il était une troisième fois, Jónsi en solo. En effet, le leader du groupe islandais opère ce soir en qualité de showman au Bataclan. Toute une histoire.

L’ambiance est moite. À peine arrivés dans la salle que la chaleur est étouffante : de quoi s’habituer à la fournaise qui allait suivre.

Lorsque Jónsi prend place pour le premier titre, encore plus stressé que la fosse, avec pour seule arme sa guitare, l’excitation du public est palpable et l’émerveillement s’empare de chacun d’entre nous. Première bataille et nous sommes KO : sa voix est toujours aussi touchante et aussi enivrante. Les petits yeux indiscrets du premier rang pourront alors lire « All by myself (I wanna be…) and with Doddi of course » sur la setlist.

C’est assez surréaliste comme concert. Le profond respect de la part de ses fans notamment : ils écoutent, participent, explosent de joie, mais attendent religieusement la dernière note, le dernier souffle pour applaudir à tout rompre. Impossible de parler de ce concert solo de Jónsi sans envoyer de fleurs aux musiciens qui l’accompagnent : Alex, Doddi (le batteur inoubliable), Úlfur et Óbó. De véritables touches à tout qui nous touchent surtout au cœur.

Tout l’album y passe. Tant mieux, il est excellent. Pendant ce temps, déjà deux demoiselles sont tombées dans les pommes à cause de la chaleur. On lutte pour tenir debout et ne pas tourner de l’œil. Les yeux qu’on garde grand ouverts d’ailleurs. En effet, un écran nous offre une ballade onirique dans l’univers du chanteur islandais. Un film plein de poésie comme il sait si bien les faire. Et même si c’est parfois un peu niais, il nous invite à une escapade en accord parfait avec l’instant. On ne sait plus trop si les chansons illustrent les images ou vis et versa.

Les morceaux s’enchainent  : Hengilás, Kolniur, Tornado, Sinking Friendships ainsi que Sticks and Stones joué pour la première fois sur scène ainsi que, tout naturellement, Go Do et Boy Lilikoi. Le groupe s’éclipse. Le public en redemande (quitte à mourir tel un poulet rôti autant y aller à fond !). Et même s’il n‘y a plus aucun nouveau titre à jouer, la fosse s’en fiche : il pourrait nous chanter le bottin de Reykjavik en Islandais qu’on serait, une énième fois, heureux d’être ici ce soir.

Jónsi en a profité pour enfiler ses plus beaux apparats. Comprendre une coiffe d’indien multicolore à secouer au rythme du final. Il est survolté, comme en transe et nous aussi, car dans quelques minutes il faudra redescendre de son nuage. Dernières notes. Ovation. Cœurs serrés. Les cinq hommes reviennent sur scène pour saluer le public, l’applaudir même : il n’y a pas à dire, ils étaient bons… et nous aussi.

Vi sjáumst, Jónsi ! Vi sjáumst…

Crédits photo : Melchior Tersen

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Site officiel : http://jonsi.com/

A propos de l'auteur

Image de : Co-responsable de la rubrique Musique sur Discordance.fr. Et même qu'une fois, je me suis faite accréditée sur un concert de Justin Bieber !

1 commentaire

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  1. 1
    L.
    le Jeudi 17 juin 2010
    L. a écrit :

    Petite erreur sur la setlist… Mais l’ambiance est bien retranscrite.
    En rappel, ils ont joué Animal Arithmetic et Grow Till Tall.

    Voilà mon article :
    http://curseoftheninthsymphony.blogspot.com/2010/06/jonsi-bataclan.html

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