Jeremy Warmsley au Divan du Monde

par admin|
Le Divan du Monde est connu pour son goût de l’éclectisme. En ce soir du 22 mai, la salle parisienne ne faillit pas à sa réputation. Jeremy Warmsley, la nouvelle sensation pop britannique, Milenasong et Windmill se succèdent sur scène pour une soirée placée sous le signe de l’évasion.

Paris, 22 mai

warmsley3Le voyage commence avec Milenasong, jeune artiste allemande qui mélange savoureusement des sonorités folk et électro et nous propulse dans un univers totalement psychédélique. Bidouilleuse de talent, elle joue de sa voix comme de ses instruments. Ses envolées lyriques se mêlent aux riffs de guitare sans complexes pour un résultat étonnant et irrésistible.

De la personalité et du charisme. Jeremy Warmsley en a à revendre. Le petit nouveau de la scène anglaise fait office de chouchou du public de ce soir. Il faut dire que son premier album, The Art of Fiction, est un pure délice en matière de musique pop : original, authentique et sincère.

C’est armé de sa guitare et de son look d’éternel adolescent que le jeune prodige ouvre le bal, en solo, avec I promise . L’intimité de la salle confère au spectacle une intensité et une douceur uniques. L’artiste est bientôt rejoint par son pianiste, Tom Rogerson, avec lequel il nous offre un duo de charme sur fond de souvenirs d’enfance. La générosité du chanteur est sans limite. Pour preuve, il nous offre un nouveau titre en exclusivité, The Dream, qui prouve que sa carrière n’en est qu’à ses balbutiements.

A moitié français du côté de sa maman, le chanteur s’essaie à sa langue  » maternelle  » à plusieurs reprises et son accent so british fait tout de suite sensation. Comment résister à un hésitant  » Ça fait bizarre de chanter sans jouer d’aucun instrument  » lancé juste avant d’interpréter I believe in the way you move ? S’ensuit le titre phare de l’album, « Dirty Blue Jeans » qui garde toute sa spontanéité et sa fraîcheur en version acoustique. Un set admirablement réglé et parfaitement maîtrisé.

Jeremy Warmsley nous invite ensuite à remonter le temps. Direction les années 80 avec Modern Children . Pour l’occasion, le fidèle serviteur du compositeur, j’ai nommé son ordinateur, fait son apparition ainsi qu’une boule à facettes tout droit tombée du ciel ! L’audience est ravie ! On aurait presque envie d’entrer sur la piste de danse. Retour au calme avant de se quitter avec un deuxième titre inédit, The Cranfly teinté d’influences jazzy, à paraître sur le prochain album du londonien. Objectif atteint : la salle est conquise.

Place désormais au quintette de Windmill pour clore cette soirée riche en émotions. La mise en scène du combo est impeccable. Avec des mélodies digne des Flaming Lips, portées par la voix inimitable du charismatique chanteur Matthew Thomas Dillon, ainsi que par une imagerie à la fois féerique et décalée, tout laisse à penser que l’histoire de ce groupe ô combien unique en son genre ne fait que commencer !

Le voyage touche à sa fin et il faut maintenant redescendre sur terre. Ne plus savoir de quelle planète on vient, voilà la magie d’un concert !

Crédits Photos: DJ Envert (http://www.flickr.com/photos/djenvert/)

En savoir +

Jeremy Warmsley: www.jeremywarmsley.com

Milenasong: http://www.milenasong.de/

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