Fraîchement lancée dans sa tournée, Izia s’est arrêtée deux dates au Bataclan à Paris, les 12 et 13 octobre derniers, pour le plus grand plaisir de son public. À à peine 19 ans, la demoiselle est un spectacle à elle toute seule. Sur scène, elle assume tout, de son mini short à ses transes hystériques et n’a peur de rien. Récit d’un concert osé pour une jeune fille pas du tout posée.
C’est Gush qui assure la première partie de la belle. Pas étonnant puisque c’est en fait le groupe de son ancien batteur, Vincent Polycarpe . Mais outre le lien musical qui les unit à Izia, le quatuor a des atouts qui sont difficiles à nier. Ça démarre doucement à la guitare électro-accoustique et à la voix, mais ça a l’air prometteur. Tels des petits Beatles, coupe de cheveux rétro incluse, Gush nous emmène vers un univers folk rock assez surprenant, à base de claquage de mains, de morceaux a cappella et de choeurs synchronisés. Rien à voir avec le rock sulfureux d’ Izia, mais c’est agréable à l’oreille. Polyvalents, les membres de Gush s’échangent tour à tour les diverses places au sein du groupe et montrent une réelle harmonie dans leur set. Une bonne surprise pour ceux qui ne les avaient jamais vus live.
Le Bataclan est maintenant prêt à accueillir la princesse du rock français. Ça bouscule un peu, ça grappille quelques places, maman porte le sac et tempère la fille surexcitée à l’idée de voir son idole sur scène (au moins une sauvée des affres du R’n'B), Gérard est parti chercher une bière tandis qu’un punk à crête rouge se faufile pour avoir la meilleure vue. C’est ça Izia, un melting pot de gens qui se rassemblent autour du rock, des gens qui ont envie de s’amuser et qui ont l’impression de revivre depuis que Johnny passe son temps à faire des pubs pour
Lorsque le rideau s’ouvre et qu’ Izia arrive sur scène, c’est l’acclamation générale. Les applaudissements et les cris couvrent les premiers riffs de
Sur
Puis, c’est le temps de faire une pause dans cette musique effrénée, c’est le moment calme, le moment love. Selon Izia, c’est «
L’amour c’est bien, mais la haine c’est tellement plus rock…
Bien qu’étonné par des propos aussi directs, le public est en totale effervescence. Les corps se déhanchent et la moiteur de la salle est palpable. Soudain, Izia lâche son micro et se déchaîne comme une folle, ses mouvements ne sont même plus cohérents et on a l’impression qu’elle a perdu contact avec la réalité. Puis, lentement, elle reprend son micro et commence à pousser des petits cris, puis des cris orgasmiques de plus en plus forts rythmés par une batterie rapide semblable à un coeur proche du moment d’extase et par la guitare et la basse, langoureuse à souhait, telle deux corps se consumant de désir l’un pour l’autre. Venir pour un concert et assister à un moment de Tantra en groupe, c’est quand même très fort. Izia provoque, le public aime et c’est l’ovation pour ce titre devenu érotique le temps d’une soirée.
Izia reviendra pour deux rappels et nous chantera un tout nouveau titre «
Crédits photo : Nicolas Brunet
En savoir +
Izia : http://www.myspace.com/iziamusic
Gush : http://www.myspace.com/wearegush
A lire sur Discordance : [Interview d'Izia->1317] (2009)
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1 commentaire
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Boris a écrit :
J’ai des frissons rien que d’imaginer le concert… Izia est vraiment la meilleure chose qui soit arrivée à la musique depuis bien longtemps, j’ai hâte de la revoir en concert dans 10 jours !!