Iron Maiden – Death on the road

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Contrairement à d'anciennes légendes du métal toujours en activité, Iron Maiden ne se contente pas de vivre uniquement sur sa gloire passé, mais reste fidèle à ce qu'il a toujours été: un groupe authentique, intègre, talentueux, généreux et qui continue à s'éclater sur scène.

ironLorsque Maiden sort un album ce n’est pas qu’un simple prétexte pour parcourir le monde et faire des concerts à guichet fermé avec une setlist quasiment inchangée depuis 20 ans. C’est tout le contraire. Avec chaque nouvel opus, Maiden arrive à se transcender et à prouver que la source de leur inspiration et de leur talent est très loin de se tarir.

Depuis le retour de Bruce Dickinson (chant) et d’Adrian Smith (guitare), c’est à une véritable résurrection du groupe à laquelle on a pu assister: 2 albums studios irréprochables, plusieurs tournées des stades à guichet fermé et un public composé à la fois de vieux fans mais aussi de nouveaux venus toujours plus nombreux. Et le tout sans n’avoir jamais eu besoins de participer à la moindre émission de Real TV, ni sans jamais avoir eu besoins de faire de pubs pour une quelconque marque de sodas.

Mais revenons en à ce double album enregistré à Dortmund en novembre 2003 à l’occasion de la tournée Dance of Death . Encore un énième live de Maiden me direz vous. Mais quel peut donc être l’intérêt d’une telle galette, surtout après l’énorme Rock In Rio sorti en 2002 ? Et bien pour les dizaines de milliers de spectateurs qui ont eu la chance d’applaudir le groupe lors de cette tournée, la réponse est très simple : show énorme, musiciens en grande forme et nouveaux titres splendides. Le mélange était irrésistible et valait largement la peine d’être immortalisé sur CD.

Pochette au graphisme très soigné et livret grassement fourni en photos, la première impression de Death on the Road est très bonne. À peine la touche Play de la platine enfoncée et nous voilà déjà replongé dans l’ambiance de la tournée. Le tracklisting du CD est d’ailleurs en tout point identique à ce qui a été joué sur la quasi totalité des dates.

Le groupe attaque d’entrée avec le très moyen Wildest Dreams, premier single extrait de Dance of Death . Cela commence soft et laisse le public se mettre en jambe avant de passer aux choses sérieuses. Et les choses sérieuses ne tarderont d’ailleurs pas à pointer le bout de leurs nez avec un petit enchaînements de vieux tubes fort sympathiques : Wrathchild, The Trooper et Can I Play with madness . Le meilleur moyen de se mettre la salle d’entrée dans la poche et de préparer le public aux titres issus de du nouvel album. Car c’est bel et bien ces nouveaux morceaux qui constituent le coeur du show et l’âme de ce CD.

De la beauté de Dance of Death à l’énergie de Rainmaker et de No More Lies, l’intensité du concert sera à son apogée avec une version tout simplement incroyable de Paschendale, qui donnera des frissons à plus d’uns. Ce titre est une pure merveille et justifie à lui seul que l’on se procure ce live au plus vite.

On passera rapidement sur Lord of the Flies, vestige de la triste époque Daze Bayley, pour se concentrer sur la fin du concert, certes sans grosse surprise mais toujours aussi efficace avec un Hallowed by the name plutôt expédié, un Fear of the Dark repris en coeur, pour finir avec un Iron Maiden ravageur.

Pour le rappel, l’ambiance se fait plus intime avec Journeyman et ses guitares acoustiques. Cadeau très spécial pour les fans, ce titre est également le premier a avoir été composé par Niko (batterie). Un registre plutôt inhabituel pour le groupe qui s’en tire cependant à merveille. Changement radical de ton avec l’ultra connu Number of the Beast puis ce sera à Run to the hills et son intro légendaire de conclure ce concert en beauté.

Alors bon d’accord, c’est le septième live du groupe et on aurait pu s’attendre à un petit peu plus de bonus, voir un DVD avec une partie du concert en images. Dommage également que tous les speechs de Dickinson, entre les morceaux, aient été coupés. Mais ce CD n’en reste pas moins un fidèle témoignage de ce qu’est Iron Maiden au jour d’aujourd’hui: un putain de groupe de rock qui ne cesse de surprendre et de se bonifier avec le temps.


Up the Irons !

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Image de : Fondateur de Discordance.

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