Interview : Travis Bürki

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Nous avons pu interviewer Travis Bürki après son concert du 18 mars à l’Archipel, à Paris. Une vingtaine de minutes après la fin du concert Travis vint nous retrouver dans le coin bar de la salle et s’assit autour de la table. S’ensuivront quarante-cinq minutes d’interview durant lesquelles nous parlerons de littérature, de poésie, de politique et bien sûr : de musique.

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C’est le troisième publié et disponible dans les magasins ; j’en ai publié deux autres avant qui étaient vendus sur les lieux de concert. Et sur mon site il y a un album inédit disponible, Surprises, qui contient des chansons inédites et qui pourrait évoluer vers un album sur mesure par exemple : vous donnez votre prénom ou ce que vous voulez et ça pourrait être un album personnalisé.

Pour continuer la présentation, tu n’es pas que chanteur puisque tu composes et que tu écris des pièces de théâtre également.

J’ai écrit quelques pièces de théâtres, pour des raisons particulières à chaque fois, la première parce que j’étais tombé fan de Samuel Beckett et je voulais monter une de ses pièces ; ses droits m’ayant été refusés, je me suis dit autant écrire ma pièce ; j’en ai écrit une, puis deux puis trois, sans réussir forcément à les faire jouer. La troisième a tourné pendant un an ou deux dans les cafés à Paris et il y a eu un court métrage de réalisé autour de cette pièce. Et la deuxième raison ça a été que l’année dernière j’avais beaucoup de temps et j’avais suffisamment travaillé mes chansons pour l’album alors j’ai écrit Théâtre ou Thé Vert, une pièce musicale qui est en train de se jouer.

J’ai lu à propos de Théâtre ou Thé Vert que c’est un « opéra pop », est-ce que tu es d’accord avec ça ?

Oui. Les chansons sont populaires, mais pour être plus exact ce serait un « opéra mélodramatique pop ».

Ce Garçon est donc le troisième comme on le disait tout à l’heure, après Après les Dancings et La Luge, sortis en 2002 et 2004. On dit souvent que tel ou tel album est l’« album de la maturité », alors est-ce que Ce garçon est l’album de la maturité ?

Non. C’est l’album de la paternité.

D’accord. Une question inévitable maintenant : ce garçon c’est toi ?

Oui et non. C’est moi mais après coup. D’abord c’est l’histoire d’un garçon qui m’a été inspirée par un de mes amis et en faisant le portrait de ce garçon je me suis aperçu que ça pouvait correspondre à une description partielle de la personne que j’aimerais être ou que je suis. Donc c’est moi et en même temps ce n’est pas moi. Et c’est une découverte d’arriver à parler de moi en commençant par parler de quelqu’un d’autre.

Tes textes sont généralement relativement légers, les mélodies également, qu’est-ce qui t’inspire ces textes ? Ça part de quoi, de mots entendus dans la journée, de tes lectures ?

Beaucoup de lectures. En littérature je suis très fan de Balzac, Victor Hugo, Chateaubriand . J’écris français et je lis beaucoup d’auteurs Français.

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J’ai commencé effectivement par écrire en anglais quand j’avais 14 ans, mes premières chansons étaient en anglais et j’écoutais The Cure, les Beatles . l’anglais était inévitablement la langue poétique par excellence et elle le demeure. Mais le français est ma langue natale donc j’ai une approche extrêmement autobiographique du français. Si je voulais être encore plus léger et plus poétique, je « switcherais » pour l’anglais. Ça viendra, mais pour l’heure je suis suffisamment bien entouré d’auteurs présents ou passés pour avoir l’envie de continuer en français, mais ça peut très bien ne pas durer.

Justement, puisqu’on parle de poésie, tu as créé l’ERP, L’Elégant Rassemblement Poétique. Ce sont d’ailleurs les comédiens de l’ERP qui jouent dans Théâtre ou Thé Vert . Comment t’es venue l’idée de créer l’ERP ?

Ça m’est venu après les élections présidentielles. Je m’étais impliqué dans la campagne. J’ai commencé à m’intéresser à la politique à l’époque du référendum sur l’Europe. Je suis parti du principe qu’on me demandait de donner mon avis sur un texte qui nécessitait un approfondissement et des compétences techniques très importantes pour le comprendre, et on me demandait de dire oui ou non. Partant de cette impossibilité de dire oui à quelque chose que je ne comprends que partiellement j’ai dit non et j’ai voulu voir quels étaient les différents hommes politiques qui disaient non et comment ils le disaient. J’en ai trouvé quelques-uns en lesquels j’ai eu confiance et à partir de ce moment-là je me suis impliqué et j’ai voulu accompagner le parti socialiste notamment, je suis allé à des assemblées générales, et quand le résultat du deuxième tour a eu lieu j’étais tellement choqué que je me suis aperçu à la fois de la limite de l’engagement politique et de la limite de la politique elle-même. Pour moi la politique favorise l’hypocrisie et beaucoup de défauts chez l’Homme alors qu’elle est parfois incarnée par des hommes qui n’ont pas ces défauts ; ils sont alors diminués par la politique. J’ai compris que la politique n’était pas le bon moyen pour organiser la société au 21ème siècle. Tout naturellement la chose qui m’est venue pour remplacer la politique fut la poétique. J’ai donc fondé un parti poétique, l’ERP, et j’ai travaillé sur l’idée de poétisme : comment la poétique pourrait aller au-delà et tout en restant elle-même comment la poésie peut-elle endosser certaines responsabilités tout en étant que de la poésie et par déclinaison tout en étant de l’art. Alors ça paraît comme ça assez compliqué. Pour simplifier je dirais que je suis poète mais au-delà des poèmes que je peux publier je décide d’utiliser la démocratie comme un moyen de création. Et si, par l’utilisation de la démocratie et par les oeuvres qui vont en découler, l’Etat en vient à me proposer d’assumer des responsabilités dans un gouvernement ou un ministère, et si ça satisfait les engagements du poétisme et de l’ERP, j’assumerais ces responsabilités.

Tu es donc un poète mais pas seulement. Tu as eu long parcours puisque tu as commencé par des études d’architecture, puis bien plus tard il y a eu le slam en 2001, Le Grand Mezze avec Edouard Baer et François Rollin… Comment est-ce que tu en es arrivé à te présenter sur une scène devant des gens et à chanter tes chansons ?

Je viens de là, j’ai commencé par ça. J’ai écrit mes premières chansons vers 12 ans, je revenais d’Angleterre, j’avais vu le film Grease . J’ai dû essayer d’écrire quelques chansons à ce moment-là puis j’ai déménagé, j’ai quitté Marseille et je suis arrivé à Lyon où j’ai fondé un groupe avec des amis de mon collège. J’ai commencé à écrire des chansons en anglais avec une espèce d’évidence qui faisait que j’allais faire provision de chansons, je sentais que j’allais en avoir besoin par la suite. J’écrivais plus qu’il ne m’en fallait, en me disant que de toute manière j’avais besoin d’un stock de chansons. Puis j’ai quitté Lyon et je suis allé de ville en ville avec ma famille et progressivement je crois que j’ai commencé à écrire en français sérieusement en découvrant Gainsbourg, Renaud et divers auteurs de la littérature.

Ferré, Brassens. également ?

Beaucoup plus tard. Brassens je l’ai découvert il y a 6 mois – et j’ai bientôt 40 ans – Ferré aux alentours de 20-25 ans. Mais Léo Ferré c’est un peu une rencontre politico-sociale. En fait je l’ai découvert d’abord par ses textes : on m’avait offert un livre de poche, La mauvaise graine, qui était un recueil de ses textes et où il y avait d’ailleurs beaucoup d’alexandrins. Et puis je me suis dit « pas mal, pas mal. ». Prenez n’importe quel chanteur français, même les plus vénérés, si vous ne les abordez que par leurs textes ça reste du texte de chanson, c’est pas transcendant. Ça ne sera jamais aussi transcendant que La Légende des siècles de Victor Hugo, qui est un des rares génies de la littérature française à avoir fait de la poésie. Chateaubriand a apporté quelque chose d’énorme à la langue française mais en tant que littérateur et historien, Balzac en tant que romancier, même si parfois il sort un poème à l’intérieur de ses histoires. Le véritable Poète c’est Victor Hugo . A côté même Brassens, Ferré, Brel .

Oui mais dans d’autres domaines.

Bah disons que le fait de faire de la chanson disperse. Même Brel il s’est dispersé en quelque sorte. C’est un bon chanteur et un très bon auteur de chanson, mais comme il ne s’est pas spécialisé en littérature ou en musique il a fait des spectacles, il s’est beaucoup usé là-dedans. Il a laissé quelque chose, il est encore disque d’or régulièrement, mais finalement il est disque d’or depuis à peine 30-40 ans. C’est pas énorme. Et puis de toute manière c’est ce qui se passe à notre époque : les artistes sont de moins en moins spécialistes d’un art traditionnel. Parenthèse fermée.

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Non, pas vraiment un appauvrissement. Il y a un pouvoir de la littérature, un pouvoir émotionnel des oeuvres qui est relatif à celui qui veut bien se laisser envoûter par ce pouvoir. Si vous vous bouchez les oreilles en écoutant Brel vous le verrez s’agiter sur scène et vous le trouverez peut-être génial, même sans l’entendre. De même que pour aborder La Légende des siècles il faut accepter une certaine aridité et fournir un certain effort de concentration. Et une fois que cet effort est fourni tout le pouvoir de la poésie prend son ampleur et va parfois beaucoup plus loin que beaucoup de textes de chanson.
Mais l’émotion d’une chanson de Brel, de Brassens ou de Gainsbourg c’est génial. Il n’y a pas vraiment de comparaison à faire. La chanson mêle les textes et la musique, il n’y a pas de raison de décomposer.

C’est assez difficile de te mettre dans des cases, tu es une sorte de touche-à-tout artistique, mais tout en restant très lié à l’écriture. Alors tu es quoi, un auteur avant tout ?

Ce que tu veux !

Un artiste ? Ça rassemble un peu tout.

Ouais, j’aime bien comme vocation d’être artiste.

J’ai lu que pour te décrire on utilisait l’expression « dandy marseillais ». Ça te correspond ?

Ça me correspond très partiellement. Dandy c’est un mot très à la mode, mais tout ce qui peut m’ancrer dans le présent je l’accepte volontiers et étant né à Marseille oui évidemment je suis Marseillais.
Mais artiste ça me va bien comme profession.

Tout à l’heure j’évoquais François Rollin au sujet du Grand Mezze ; il intervient sur une des chansons de ton album, Les Fleurs. Quel rôle a joué François Rollin, c’est un ami ?

Oui, c’est devenu un ami. Voici mon premier souvenir : François était dans l’émission d’ Edouard Baer sur Nova, j’étais invité en tant que poète-slammeur et à un moment donné Edouard Baer n’était pas là et c’est François qui l’a remplacé pour le direct. Moi j’étais à Lausanne pour un festival et je devais téléphoner à Radio Nova pour faire mon poème. François Rollin n’a pas arrêté de me casser du sucre sur le dos, il s’en donnait à coeur joie. Et quand il a été question pour Edouard et François de faire Le Grand Mezze au Théâtre du Rond-point ils m’ont appelé, j’y allais souvent et puis voilà. Après cette aventure s’est terminée et j’ai invité François assez régulièrement. A cette époque il jouait un peu dans Kaamelott et lui m’a invité sur un festival d’internet ; il m’a commandé une chanson pour ce festival, je l’ai faite et je l’ai gardée. Au cours d’une soirée j’ai demandé à François s’il ne voulait pas faire un featuring sur Les Fleurs, j’ai enregistré sa voix à domicile et je l’ai ensuite rajoutée en studio.

D’accord. Parlons un peu de tes concerts à présent. Tes textes sont assez fournis, ce ne doit pas être simple de les retenir de bout en bout. Ça t’arrive d’improviser ?

Oui ça m’arrive. Heureusement je n’ai pas à le faire systématiquement. Là par exemple j’ai dû remplacer un comédien dans ma pièce et comme je ne connais pas le texte du rôle il y a un tiers du spectacle que j’ai improvisé (rires), je pars dans des monologues qui ne veulent rien dire, mais mes concerts ça va, je les connais mieux.

Mais ce ne sont pas de simples concerts, ce sont des spectacles à part entière finalement. Tu ne fais pas qu’aligner des chansons comme certains chanteurs le font, il y a des pauses durant lesquelles tu fais rire le public. Est-ce que ce sont des pauses récréationelles ou est-ce que ça fait partie intégrante du spectacle, est-ce que tout est prévu à l’avance ?

Non, c’est pas minuté. Mais entre une chanson pour laquelle je suis au piano et une autre pour laquelle je suis à la guitare il faut le temps de prendre la guitare donc il y a toujours un petit temps de latence mais parfois le temps va se transformer en une minute de semi-improvisation entre silence et phrases et ça c’est pas prévu. Je me donne un cadre précis avec la première et la dernière chanson, parfois certains commentaires entre les chansons qui sont écrits, et c’est un cadre suffisant pour se livrer à toute sorte d’improvisation. L’improvisation première c’est le fait d’être vivant avec une humeur particulière, un jour particulier et avec un public particulier.

Le public est important lors d’un concert, selon qu’il soit plus ou moins réceptif ?

Bah oui, il est capital. J’ai un retour du public très imaginaire, je l’entends quand il applaudit mais je ne le vois pas vraiment, mais oui il est capital.

Ça t’arrive de changer l’ordre des chansons ? Chaque concert est unique ?

Ce soir j’ai changé deux-trois titres. Chaque concert est unique. Et quand bien même, aucune chanson ne change.

Mais l’ordre des chansons change.

Ça arrive mais même s’il ne change pas chaque concert est unique.

Ces pauses que j’évoquais tout à l’heure, des pauses comiques si l’on peut dire, outre le fait qu’il faille meubler le temps quand tu changes d’instrument c’est un besoin vital ou tu te verrais bien enchaîner des chansons pendant plus d’une heure ?

Ça m’arrive d’enchainer les chansons. C’est très possible. Tout à l’heure tu disais que c’étaient des chansons légères, mais elles le sont grâce à l’humour. Débarrassées de l’humour les sujets ne sont pas si légers, bien au contraire. Alors ces pauses et ces réflexions sont un endroit très favorable pour faire de l’humour. Au milieu de la chanson je peux en faire aussi, ça m’arrive, et quelques fois l’humour se voit à peine. Il se sent très fort, il est perçu par le public sans que quiconque ne dise quoique ce soit. L’humour par la parole et par l’attitude c’est une des choses que j’arrive à faire souvent et qui est une donnée importante du spectacle.

D’accord. Donc c’est bel et bien un « spectacle ». Les gens qui viennent à tes concerts voient un artiste en spectacle.

Oui, c’est vrai. Mais un concert c’est un spectacle de musique, et avec les excellents musiciens qui m’accompagnent c’est vraiment de la musique, c’est du concert aussi.

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C’est un peu comme dans la chanson Ce garçon . J’ai voulu m’inspirer de certains acteurs, ou en tout cas le refrain laisse entendre qu’il s’agit d’un acteur mais quand la chanson a démarré il s’agissait surtout de quelqu’un qui passe son temps à faire des reproches alors que la personne visée vit sa vie et même réussit, gagne de la thune. Mais les gens ne sont jamais contents, dès qu’on change quelque chose tout à coup on ne retrouve pas la personne qu’on a connu avant et c’est toujours moins bien. Ce que vous avez vus ce soir, si quelqu’un qui me connaît depuis dix ans l’avait vu également il aurait pu dire « ouais mais quand même, c’est un peu décevant. » et pourquoi pas ? La plupart des phrases de cette chanson je les ai entendues dirigées contre moi ou alors je les ai inventées à partir de réflexions.
Tout le monde ne joue pas dans des films cons. Mais la vie c’est un peu un film con aussi non ?

Une petite anecdote : dans la chanson L’invisible tu chantes « j’avais le coeur en panne au point d’écouter Pagny ». C’est une critique de Florent Pagny ?

Non, ça veut dire vraiment ça. Dans la chanson N’importe quoi de Pagny il s’adresse à quelqu’un comme celui qui chante L’invisible . Le coeur en panne c’est une souffrance du coeur donc dans des moments comme ça oui effectivement on peut écouter Pagny .

Et pas autrement ?

Euh. Si peut-être autrement, de toute façon c’est excessif une chanson, c’est une caricature. Je n’ai jamais mis de CD de Florent Pagny chez moi. Beaucoup de gens ont mis des CDs de Florent Pagny chez eux, il s’écoute à la radio, il est impossible à éviter. Je pourrais avoir une certaine tendresse pour lui mais j’ai écrit cette chanson au moment où il voulait nous endormir sur ce qu’il devait au FISC et j’avais une espèce d’a priori vis-à-vis de ça. Il est immature.

D’accord. Si tu devais choisir entre être interprète, compositeur ou auteur tu choisirais quoi ?

Interprète.

Même si ce ne sont pas tes textes ?

Oui. Au contraire même. Si maintenant on m’amenait les textes, la musique et que j’avais juste à prendre le micro, je me mettrais au boulot. J’attends ça d’ailleurs (rires).

Qu’est-ce que tu préfères entre l’enregistrement studio et le concert ?

Tout dépend ce qu’on y fait. Moi j’adore l’enregistrement studio en tant que producteur. Organiser des séances devant les musiciens, enregistrer. Avoir des assistantes qui t’amènent le café. Etre dans un endroit très cher dans lequel on ne peut pas rester très longtemps et en même temps le temps s’arrête, y a pas de fenêtres et on est dans des caves un peu. C’est plaisant.
Le concert ça a un côté plus puissant mais c’est accompagné du trac. Ça dépend des concerts aussi mais en tournée il faut porter ses sacs, il y a beaucoup de trajets et il y a des problèmes techniques. Mais pendant le concert c’est génial et après le concert on célèbre ce moment. En studio c’est plus propre.

Il n’y a pas de trac en studio ?

Si, il y a le trac avant la prise, mais ce sont des petites doses, une minute de trac pour trente secondes de prise. Tout dépend comment les séances sont organisées. Lennon faisait ce qui pour moi est la meilleure façon de faire : il arrivait en studio pour faire sa voix, il chantait, et si au bout de cinq minutes ça décollait pas il se cassait et il revenait le lendemain ou la semaine suivante. Mais quand ça marchait il passait la journée à chanter. Mais pour réussir avec cette méthode il faut quand même que le studio soit un moment rare, un moment cher où tout est comptabilisé. Il faut un cadre, des barrières, savoir qu’on est au troisième jour et qu’il faut tenir son planning. Il faut une pression.
Aujourd’hui beaucoup de studios sont endettés, l’économie du disque fait que des studios ont fermé ; il en reste beaucoup mais ils utilisent tellement tous le direct to disc que la bande ne vaut plus rien et les journées en studio ont tendance à valoir moins. Bientôt enregistrer chez soi ou en studio ça vaudra à peu près le même prix et du coup il faudra toujours trouver un endroit très loin, à Los Angeles. Il faut toujours que ce soit très cher le studio pour que ce soit bien, il faut que ce soit un peu au-dessus de ses moyens. Sinon vous êtes un milliardaire qui va engraisser une major compagnie ou une espèce de présentateur de télé qui n’a pas vraiment besoin d’aller en studio mais qui y va pour son plaisir et là c’est vraiment à vomir.

Genre Cuitas les bananas [chanté par Philippe Risoli].

(sourire) Ah je ne citerai personne.

Je l’ai fait. Tu évoquais John Lennon tout à l’heure ; qu’est-ce qui est le plus dans ta chaîne hi-fi : de l’anglophone, du francophone ?

Beaucoup plus d’anglophone que de francophone. C’est d’un niveau musical supérieur. Et sans doute pour d’autres raisons qui sont d’ordre affectif. Les chanteurs français sont des concurrents pour moi (sourire).

Crédits photos: phiL B.

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Site officiel : http://www.travisburki.com

Myspace : http://www.myspace.com/travisburki

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A propos de l'auteur

Image de : Né en Allemagne à la fin des années 80, alors que l'ordre mondial était en plein bouleversement (et sa naissance n'y est sans doute pas pour rien), Loïc a eu très tôt le goût de faire tomber les murs. Aujourd’hui, c’est au sein de Discordance qu’il poursuit sa mission. Trop souvent adepte du « c’était mieux avant », passionné de cinéma, de littérature et de musique (tout un programme), c’est tout naturellement qu’il a choisi de prendre la tête de la rubrique Société : quelle meilleure tribune pour faire trembler les murs ? Vous pouvez à présent suivre ses élucubrations à la fois sur Twitter (http://twitter.com/JLMaverick) et sur son blog : http://johnleemaverick.wordpress.com.

4 commentaires

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  1. 1
    Stedim
    le Vendredi 21 mars 2008
    Stedim a écrit :

    Et bien, moi, je dis : bravo pour cette itw vraiment intéressante ! Je n’avais pas été spécialement interpellé par le buzz actuel autour de cet artiste mais, maintenant, j’ai vraiment envie d’aller le découvrir sur scène. Merci !

  2. 2
    Loïc
    le Vendredi 21 mars 2008
    Loïc a écrit :

    Merci :) C’est vrai que c’est intéressant à voir sur scène, c’est différent de ce qu’on peut entendre sur l’album. C’est une autre atmosphère.
    D’ailleurs il est tous les mardi soirs à l’Archipel, pour les intéressés parisiens.

  3. 3
    le Mardi 25 mars 2008
    nona a écrit :

    Je connais bien ce « garçon »..et pour cause…il est super! allez le voir en concert, c’est un artiste…

  4. 4
    le Mercredi 26 mars 2008
    Lola a écrit :

    Allez voir, écouter et applaudir ce Garçon! Il est top!

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