Indiana Jones et le royaume du crâne de cristal

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Oyez Oyez ! Sortez les trompettes, que les jongleurs et les cracheurs de feu envahissent nos rues pour fêter le retour de l’aventurier le plus charismatique de l’histoire du cinéma. Mais après tant d’années d’absence et des fans par millions guettant la moindre image avec la bave aux lèvres, la pente est très glissante pour le trio légendaire que sont messieurs Spielberg, Ford et Lucas. Ont-ils réussi à faire franchir à notre Indiana la transition du 21ème siècle ? Pour bien appréhender le défi qu'à représenter ce dernier opus, revenons brièvement sur sa naissance.

indianaTout d’abord rappelons que le projet traînait depuis plusieurs années, remis sur les rails dans un premier temps par Harrison et Steven (oui, je me permets quelques familiarités) vite rejoint par le producteur habituel de l’archéologue au fouet, Georges Lucas . Jusqu’ici tout va bien, commence donc l’écriture du scénario confié à David Koepp (scénariste de Jurassic Park, L’impasse, La guerre des mondes, Spiderman, etc. pas un débutant donc) qui donnera naissance à pas mal de versions avant de mettre le trio d’accord. S’en suit naturellement le casting où s’écrit puis s’efface le nom de Sean Connery (préférant profiter de sa retraite) et auquel aurait pu figurer les personnages de Marcus ou de Sahlla, figures récurrentes des épisodes précédents mais voilà, presque 20 ans se sont écoulés et le temps a fait son effet.

Enfin après une pré-production assez compliquée le tournage commence enfin avec des dissensions entre réalisateur et producteur, Lucas voulant du numérique à gogo et Spielberg voulant, au contraire, le faire tant que possible sans numérique, dans l’esprit des anciens. Spielberg eu gain de cause (et tant mieux quand on voit ce que Lucas a fait avec les derniers Star Wars, mais bon c’est une autre histoire.) et Indiana Jones et le Crâne de Cristal se fera comme les précédents, dans la limite du raisonnable. Mais fin du préambule et passons au film en lui-même !

Nous retrouvons donc Indy en 1957 et comme souvent déjà dans les problèmes jusqu’au cou accompagné de « Mac » (alias Ray Winstone, un nouveau venu), les deux héros étant malmenés par un commando russe dirigé par Irina Spalko ( Cate Blanchett qui pour être honnête manque un peu de charisme par rapport aux méchants des précédents épisodes, mais bon.) voulant récupérer une « relique » que le professeur Jones étudia quelques années plus tôt. Et déjà on retrouve nos marques, l’ambiance, la lumière, l’humour et bien sûr des cascades de folie dont Spielberg a le secret. Après une scène de course-poursuite d’anthologie dans un hangar et une scène de frigo grotesque et qui ne sert vraiment à rien, Indy s’en sort encore une fois indemne.C’est après cette introduction dynamique qu’il rencontre Mutt Williams, jeune blouson noir en Harley campé par un Shia LaBoeuf (déjà vu dans I robot, Constantine et plus récemment Transformers ) bien plus à l’aise et crédible que dans ses précédents rôles, qui vient lui demander de l’aide pour retrouver son mentor et ancien collègue du Professeur. Jones disparu en Amérique du sud. Arrêtons là pour l’histoire sous peine de gâcher un scénario décapant même si parfois un peu extravagant !

En tout cas Spielberg a respecté son cahier des charges et les codes présents dans les autres volets. Les années ont passé, mais le personnage d’ Indiana reste solide. Les fans des précédents épisodes se délecteront des clins d’oeil habilement glissés ça et là, ainsi que des retrouvailles avec le personnage de Marion . Certes Indy a vieilli, mais il en joue sans pour autant tomber dans les clichés. Les décors sont toujours aussi magnifiques et les scènes d’actions toujours aussi efficaces, bref du vrai Indiana, malgré quelques bémols.

Et quel plaisir de réentendre cette musique mythique de John Williams résonner dans le cinéma. Il ne s’agit vraiment pas d’une arnaque commerciale visant à exploiter la licence comme beaucoup d’autres l’ont fait avant. Et pour ceux de ma génération qui n’ont connu les précédents que sur petit écran, c’est du bonheur à l’état pur. L’esprit est là et bien là. Après reste une fin qui divise, mais qui pour ma part ne va pas en l’encontre des épisodes précédents et sur laquelle j’aurais plaisir à débattre si le coeur vous en dit.

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7 commentaires

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  1. 1
    le Vendredi 23 mai 2008
    Betty a écrit :

    Effectivement, un opus tant attendu pour beaucoup de fans d’Indy !
    Quelques petits clin d’oeil faisant référence aux anciens Indiana Jones. On part encore un peu partout à l’aventure avec lui et c’est un régal !

  2. 2
    le Dimanche 25 mai 2008
    Roisinn a écrit :

    Je me suis régalée dès le début mais j’ai reçu une bonne douche froide à la fin que j’ai trouvé un peu grotesque.
    Très bonne impression dans l’ensemble.
    Je reste fan d’Indi vieillissant.

  3. 3
    VIOLHAINE
    le Mardi 27 mai 2008
    VIOLHAINE a écrit :

    Je n’en démordrai pas ; la quête de cet opus me laisse quelque peu dubitative.

    Je trouve qu’elle clashe un peu avec l’Indy « traditionnel ». Et je suis entièrement d’accord avec l’appréciation de Roisinn.

    Mais à la fois, cette quête se justifie, compte tenu de la situation géographique de l’intrigue (raah, comment en parler sans rien dévoiler !!??). Et surtout, ça m’a fait penser à Die Hard 4 : face à un John McLane dépassé par les nouvelles technologies, on a un Henry Jones Jr. confronté à de la science fiction pure…

    Why not?

  4. 4
    le Mardi 27 mai 2008
    Dahlia a écrit :

    « Shia LaBoeuf » Putain mais je me demande comment les journalistes français arrivent à garder leur sérieux à chaque fois qu’ils prononcent son nom :D Je compte aller le voir la semaine qui vient, comme je n’étais pas une fan hard-core d’Indy, je ne m’attend à rien de spécial, si ce n’est de passer un bon moment. En attendant Mad Max 4 qui commence à devenir un sacré serpent de mer… En verras-t’on un jour la couleur?

  5. 5
    le Mercredi 28 mai 2008
    Anonyme a écrit :

    bah moi j’ai plutot bien aimé finalement,sans plus,mais je m’attendais a pire.Pour la fin c’est vrai que ca peut paraitre un peu poussé mais bon,faut dire que le film est assez jusqu’au boutiste dans l’ensemble(le coup du frigo..meme pas mal,les chutes d’eau etc),on ressent vraiment les grands gamins surs de leur coup qui se sont lachés a essayer tous les extremes que permettent le genre et finalement,c’est plutot sympa,et dans la continuité des precedents..ya un petit coté serie b pas desagreable,…apres le charme des precedents s’est quand meme pas mal estompé,tous les personnages secondaires manquent cruellement,et le genre a été un peu usé depuis les premiers…mais bon….en tt cas la fin cadre bien avec tout ca malgré tout,et puis tout betement ils respectent la legende!ceux qui connaissent un peu la vrai histoire des fameux cranes de cristal devraient s’attendre a cette fin la…et puis c’est spielberg hein,vu comme il s’est amusé sur ce film,il pouvait difficilement ne pas nous les caser…

  6. 6
    le Samedi 31 mai 2008
    PaD a écrit :

    Bon soit, un peu too much par moment mais bon il s’agit de Indiana « unbreackable » Jones, le gars qui saute d’un avion en marche avec un canot pneumatique ou qui pourrit un char allemand avec un pauvre caillou, donc pas pire qu’avant. Pour ce qui est de la fin, c’est du pur Spielberg, et Indiana ne va pas s’occuper de relique chrétienne toute sa vie, non ? Après tout la religion est une forme de science fiction, donc pas mieux pas pire !

  7. 7
    le Dimanche 7 septembre 2008
    (The) Aurelio a écrit :

    la fin est absolument catastrophique mais sinon on prend un plaisir évident

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