Iggy Pop – Préliminaires

par Mama|
Cela fait bientôt six ans que nous n'avions pas entendu parler de projet solo pour l'Iguane. Le 25 mai dernier ce grand monsieur nous dévoilait son petit dernier : Préliminaires . Un album portant bien son nom.

41fijay2yvl-_sl500_aa240_Même si cet album est inspiré de La possibilité d’une île de Michel Houellebecq, c’est surtout ce côté envoûtant qui donne tout son sens à l’album. Iggy Pop débute l’album par une reprise des feuilles mortes de Kosma et Prévert, la voix susurrée de l’homme iguane, avec en fin de morceau un solo de clarinette, qui donne envie de s’abandonner à lui.

Tout au long de l’album il nous montre les deux visages de ces préliminaires, d’abord le côté doux, la caresse des premiers instants. Avec des chansons comme I want to go to the beach, sorte de balade piano/voix avec une batterie timide pour ne pas perturber cette harmonie. Avec Spanish Coast et surtout A machine for loving, le grand Iggy démontre une nouvelle fois ses talents de conteur, sa voix se fait douce et profonde. La guitare, soyeuse, berçante est omniprésente et on se sent bien dans cette atmosphère, ce petit monde que créé cette figure du rock.

Passons au côté sombre du disque avec des chansons qui sentent les bas fonds de vieux club, ceux où dans un recoin vous pourrez trouver la femme de votre nuit. Dans King of the dogs la clarinette et le piano très jazzy mêlés à la voix sexy de notre hôte, réveillent en nous bien des instincts. Je sais que tu sais continue avec cette voix féminine assénant des paroles pleines de sous-entendus sur fond de batterie entêtante. Dans cet album Iggy Pop nous montre aussi qu’il n’a rien perdu de sa rage et de sa voix dans un Nice to be dead d’anthologie.

Préliminaires surprend énormément, sorte de montagne russe du sentiment, qui se partage entre animalité et douceur. des préliminaires quoi.

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