Musique // Concert
Hocus Pocus à la Maroquinerie
Après avoir sillonné les routes de France et de Navarre, Hocus Pocus terminait son petit voyage musical à La Maroquinerie à Paris, lors de trois dates qui affichaient complètes. Un bon moyen de renouer avec leur public à l’approche de la sortie du nouvel album en février 2010.
La première partie, Fisto tient à montrer que sa carrière ne se réduit pas à sa victoire au concours organisé par Skyrock
21H00, chauffé à bloc, le public a visiblement réservé ses plus chaleureuses clameurs pour l’arrivée de d’ Hocus Pocus dans sa formation scénique classique (une guitare, un clavier, une basse et une batterie). Dès les premières notes le ton est donné, et il est de saison ! Épidémie oblige, Hocus Pocus avoue être
Pendant une heure et demie, le groupe nous expose sa vision du hip-hop. Il nous ramène aux sources musicales du mouvement: la Soul, la Funk… A grands renforts de scratchs et de refrains chantés, le groupe nous rappelle que le hip-hop n’a pas toujours gravité autours de nébuleuses « bling-bling » et éléctro mais que ce sont les samples de Miles Davis, de James Brown et tant d’autres qui ont donné ces premières lettres de noblesse au mouvement. Le Groove, aussi volatile et fourre-tout que le terme puisse être, semble prendre tout son sens dans l’adéquation entre le MC et les musiciens.
Alors que les autres musiciens quittent la scène, Dadou, le guitariste, en profite pour montrer l’étendue de son talent à travers une reprise de Muddy Water, un titre de Paul Rodgers . Façon Ben Harper, dans le style et le grain de voix, son interprétation est habitée, on reconnaît là les influences des musiques noire américaine célébrées ce soir. Quintessence du Blues, du Jazz, de la Soul et du Funk, le hip-hop est présenté comme un univers qui se visite à travers les voyages d’ Hocus Pocus . Un Voyage Immobile, mouvements de corps mis à part, à l’époque des Block Parties du South Bronx, où le public reprend les rimes en choeur et il sait pourquoi. On s’aperçoit qu’au delà de la musique, c’est l’esprit positif du hip-hop que l’on met à l’honneur, loin de la culture matérialiste, des «
20Syl en compositeur amoureux déconstruit sa musique et redonne au sample la place d’honneur qui lui revient, celle de pierre angulaire du hip hop. On redécouvre alors le son d’un bon vieux vinyle crépitant sur la platine et le frisson de la trouvaille, de ces quelques secondes de mélodie ou de percussion qui feront le succès d’un titre. Il partage avec le public ce processus de création: armé de sa MPC et d’un niveau de Beat Box plus qu’honorable, il crée avec son groupe une boucle entièrement réalisée à la voix sur laquelle il rappe… Simple mais redoutablement efficace pour ceux qui pensaient encore que le hip-hop n’était que pillage sans dimension musicale et créativité artistique.
Retour aux sources oblige, le scratch est à l’honneur et le DJ, figure autrefois centrale (dans les formations hip hop et maintenant relayé très souvent au rôle de backeur et simple lanceur d’instru), retrouve en la personne de DJ Greem un rôle de musicien à part entière. On regrette toutefois que l’interlude C2C et la battle aux platines entre 20Syl et Greem ne dure pas plus longtemps.
Le concert continue. L’énergie positive et l’alchimie qui émane du groupe transporte le public, une alchimie qui atteint son paroxysme lorsque 20Syl se retrouve au milieu de la foule lors de l’interprétation de
Les inédits se suivent et ne se ressemblent pas à l’instar des morceaux comme
En savoir +
Hocus Pocus : http://www.myspace.com/hocuspocushiphop
C2C : http://www.myspace.com/c2cdjs
Fisto : http://www.myspace.com/therealfisto
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1 commentaire
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Edo a écrit :
excellent ! très bien décrit et écrit, merci de remémorer ces moments forts. vivement Mars 2010 !!