Hockey à la Maroquinerie

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Forts d’un séduisant premier album, les cinq faux sportifs de Portland débarquent à Paris pour la première fois en tête d’affiche…

p1020717bJe ne suis pas saoule, et pourtant je me débrouille pour rentrer dans la Bellevilloise et non dans la Maroquinerie qui se trouve quelques mètres plus haut. Je sors et laisse tranquillement les clients finirent leurs repas, pour rattraper au vol une première partie improbable. Avec un jeune Anglais en fleur au nom tout aussi improbable Eugene Mc Guiness. Avec sa guitare, sa moustache mangée aux mites, et sa voix qui semble dopée aux hormones (impressionnant ceci dit.), Eugene tente de faire patienter la Maroquinerie qui se remplit petit à petit.

Et puis ça y est, tout le monde est là. Du jeune, du moins jeune, du Monsieur et Madame Coolos en grande partie.

Les Hockey rentrent sur scène telle une armée, ils sont bien cinq, et prennent place derrière leurs instruments. Une entrée comme celle-ci ça promet techniquement.

Première surprise devant la jeunesse et la fébrilité du chanteur, épais comme un sandwich SNCF !

Ceci expliquant peut-être cela… Ben (puisque c’est son nom) n’a pas franchement l’air à l’aise, et du coup il en est presque prétentieux. Il enchaine les tubes sans vraiment se poser de questions, se laissant même dépasser par certains d’entre eux (le pourtant génial Wanna be black est mou du genou ainsi que Song away).

Il y a de bonnes intentions de la part du chanteur, mais le manque d’énergie général de tout le groupe plombe l’ambiance (le clavierman est juste insipide.), la faute aussi à une playlist mal étudiée. Les titres défilent sans originalité, sonnant comme sur Mind Chaos, leur premier album. Malgré une overdose de son dans les basses, musicalement parlant le groupe suit bien, c’est carré, on sent les ruptures de rythme sur les morceaux (Preacher, Put the game down).

Ce concert n’est donc pas un total ratage. Des morceaux arrivent même à me faire décoller (certes au rappel pour la plupart, mais bon.) comme par exemple le tube Too fake, le beau passage country Four holy photos ou encore Learn to loose.

Mais laissez-moi aussi faire la vieille tatie punk revêche. Que dire des jeunes prépubères qui « pogotaient » à tire-larigot. Le pogo c’est le trop plein d’énergie, la rage, la sueur ! A la fin du concert pourquoi pas, mais pas dès le début, et pas sur n’importe quoi !

Reste qu’on ne peut s’empêcher de se demander où nos Hockeys boys ont bien pu mettre l’énergie et l’entrain de leur album. Dans les éventuelles substances illicites ingurgitées avant concert, peut-être ? Car malgré de petites fulgurances, mieux vaut écouter le CD à la maison.

Je compte sur vous la prochaine fois les gars pour me muscler un peu tout ça, hockey ?

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A propos de l'auteur

Image de : Discordance girl et jeune intermittente du spectacle, je suis rock, et je suis roll ! Keith, Jim, et Courtney se sont penchés sur mon berceau, et je les ai dans la peau… Mais point de snobisme de ma part, une mélodie pop bien sentie trouve, aussi, grâce à mes oreilles. Let’s Rock !

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