Hellfest 2009

par Trots, |
Trois jours de métal, de hardcore, de punk, entourés de fous furieux venus de toute l’Europe et même plus loin, au sein d’une ambiance de folie et sur un site absolument génial. Cette fois c’est sûr : on ira en Enfer, mais le sourire aux lèvres.

PaD

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J -1

23h le panneau Clisson. Enfin. Alors que l’on suit aveuglément les flèches « Hellfest », les trottoirs se remplissent de chevelus vêtus de noir qui tentent de porter leur poids en bière jusqu’au camping. On touche au but ! Sur le parking, la taille du festival saute aux yeux : des plaques de toutes les régions, du Luxembourg, d’Espagne, du coup les 4 petites heures de route sont vite relativisées.

Jour 1 – Vendredi 19 Juin

9h et des brouettes. Après un p’tit dèj sommaire et humide, il est l’heure d’affronter l’étape inévitable des festivals : faire la queue pour être palpé par les charmants gars de la sécurité.

11h30. ÇA Y EST !!!!! Nous voilà sur le site et nous découvrons les 2 monumentales scènes principales alors que le soleil commence à se frayer un chemin parmi les nuages. Malheureusement Bring me The Horizon a été remplacé à la dernière minute ; c’est donc d’un pas décidé que nous allons prendre contact avec le coin VIP/Presse.

girlschool_4_Puis il est temps de passer à l’action et direction la Terrorizer Tent où se produit August Burns Red . Nous croisons sur notre route la Mainstage 2 où les filles de Girlschool distillent un son métal très oldie, mais efficace et avec une énergie incroyable ! Et dire que certains pensent encore que le métal est une histoire de gars, les pauvres.

Nous sommes donc en route pour la Terrorizer Tent et en profitons pour prendre contact avec le site, démesuré, truffé de structures massives destinées à éclairer le site une fois la nuit tombée. C’est attiré par les riffs deathcore de August Burns Red que nous nous rendons sous la tente déjà prise d’assaut par les nombreux fans. Et quelle claque ! Un son puissant et énergisant, une voix rageuse qui prend aux tripes et un public incontrôlable. Les morceaux s’enchaînent et nos têtes nous appartiennent de moins en moins, remuant frénétiquement, au rythme des basses et de la batterie.

13h30, déjà. Et c’est la fin de ce premier concert qui a eu comme effet positif de nous décrasser les oreilles et de nous plonger dans l’ambiance. Direction à présent la Mainstage 2 pour God Forbid qui est sur le point de commencer, et déjà le site se remplit à vue d’oeil. Et voilà God Forbid entame son set, le public commence à jumper, et les cheveux à remuer. Et nous voilà hypnotisés par le charisme de Byron Davis, une voix puissante et un jeu de scène irréprochable. Des pros, des vrais !

nashville_pussy_1_À peine ce set terminé, la Mainstage 1 enchaîne avec les Nashville Pussy qui nous sortent en intro le monologue très Pussy d’ Une Nuit en Enfer . Ça pose l’ambiance ! Arrivée sur scène de Blaine Cartwright et sa chère et tendre Ruyter Suys, très Texan comme look, voir sudiste ! Un mélange de hard rock / glam rock et une ambiance décalée à souhait. La bonne humeur est là, mais le son grind que l’on perçoit au loin nous titille et nous retournons donc à la Terrorizer Tent pour Soilent Green . De la hargne pure et dure, un flow efficace et une bonne présence scénique.

Après ce petit moment grind, c’est l’heure de se restaurer un peu avant le grand rush : Samael / Papa Roach / WASP / Down / Anthrax / Mötley Crüe . Direction les stands de boustifaille où le chili et la tartiflette côtoient avec harmonie des plats sénégalais et les kebabs-frites. Disposant d’encore un peu de temps avant la reprise des festivités, on se dirige l’oeil brillant en direction de l’Extrême Market à deux pas de là. Une grande allée remplie de toutes parts de stands divers et variés, menant à un immense chapiteau : Goth, Punk, Metal, Hardcore, etc. de tout, pour tous les goûts et toutes les bourses.

samael18h, l’heure de courir vers la Rockhard Tent pour Samael, où une foule compacte et survoltée est déjà sur le pied de guerre. Du bon Black à l’ancienne avec çà et là de petites touches indus très efficaces ! On a du mal à croire qu’ils sont suisses ! Les riffs pleuvent, la double pédale donne tout ce qu’elle peut donner et le public en redemande. Pendant que les gars de la sécurité tentent de canaliser tant qu’ils peuvent les vagues de slammers qui leur tombent dessus, d’autres commencent à grimper aux poteaux du chapiteau pour avoir une meilleure vue. De la folie furieuse !

19h, arrivée sur la Mainstage 1 de Papa Roach avec Infest . On constate qu’une partie du public est déjà ralliée à leur cause, même s’il s’agit là d’un des groupes les moins métal du Hellfest. Quelques pogos efficaces, mais rien de transcendant, plus de curieux que de fans, cette fois c’est sûr. Un concert plutôt agréable, mais un peu fade après Samael . Un petit moment de repos en somme avant d’attaquer la suite.

20h, sans transition commence WASP sur la Mainstage 2. Voici donc une parenthèse rétro, et pas la dernière de ce Hellfest. WASP . un groupe qui a commencé au début des années 80 et qui tourne encore, contrairement à leurs comparses de l’époque comme Alice Cooper ou Kiss . Ça force tout de même le respect. Et pour des papis du métal, ils se défendent encore, le son est propre, ça bouge bien sur scène et le fluide passe avec le public. C’était pour nous l’occasion de profiter du bus panoramique qui offre une très bonne vue sur la Mainstage 2, que du bonheur !

Mais il est déjà 20h40 et alors que WASP continue son set, nous reprenons la direction de la Mainstage 1 où Down va bientôt commencer. La foule du public de WASP se mélange à celle de Down . Un son lourd et posé envahit l’espace et le public exulte, ça y est, c’est parti. Phil Anselmo fait son entrée et on sent le manque cruel qu’a provoqué la fin de Pantera, vu l’accueil qui lui est réservé et le nombre de T-shirts du groupe autour de nous. Un set super propre qui passe comme un rêve, des morceaux qui s’enchaînent à merveille, une vraie présence sur scène et un son envoutant et ténébreux. trop court.

À la seconde où les lumières s’éteignent sur la Mainstage 1, celle de la Mainstage 2 s’allument, Anthrax va commencer d’une seconde à l’autre, c’est vraiment l’usine !
anthrax_1_Tout comme WASP, Anthrax ne sont pas exactement des p’tits nouveaux, et ils ont encore la pêche. Leur musique, par contre, a quelque peu mal vieilli. Et malgré une prestation très bonne et un public de fans très motivés, le concert n’est pas des plus captivants. Le moment positif : leur version d’ Antisocial qui a permis au fan et non-fan de se déchaîner et de soulever un volume de poussière tout à fait honorable.

Nos estomacs ayant eu raison de notre conscience professionnelle pas grand-chose à dire sur Heaven and Hell sauf que de loin ça avait l’air pas mal !

Moment d’extase devant le site qui avait revêtu son habit de nuit, qui nous fait regretter que le soleil se lève demain. Les immenses structures croisées précédemment crachent maintenant des éclairages couleur flamme et projettent de magnifiques ombres aux formes diverses sur le sol. Au centre, un superbe feu porté par une structure, sorte d’enchevêtrement de bouts de métaux, tout droit sortie d’un film de Conan .

Il est bientôt 1h et Mötley Crüe ne va plus tarder. Alors que notre photographe tout terrain tente de se frayer un chemin au milieu de ses confrères / rivaux, nous nous approchons nonchalamment de la Mainstage 1 pour découvrir cette tête d’affiche de la première journée et clôturer cette page années 80 !

motley_1_20 ans que Mötley Crüe n’avait pas joué en France. Autant dire que les fans sont sur le point d’exploser. Les premières notes commencent et c’est l’hystérie ! Mais ne connaissant pas vraiment leur musique – peut-être trop jeunes ! – on trouve qu’ils en font un peu des caisses, et après quelques morceaux la décision est prise de finir cette première soirée sur un bon son Core avec Parkway drive . Et quelle bonne initiative !

D’un coup il est 2h et c’est l’heure de regagner nos pénates au son du « LIBEREZ L’APERO !! »…

Jour 2 – Samedi 20 Juin

10h30, le soleil finit par nous arracher au calme relatif de nos tentes. P’tit dèj bières et clopes (ça y est, on dans l’esprit, plus de doutes !) et c’est reparti pour LA grosse journée du festival avec Dagoba comme mise en bouche.

dagoba_26_12h et des poussières, prêts à en prendre plein les yeux et les oreilles. Déjà l’immense drapeau aux couleurs de Face the Colossus pose l’ambiance et le public remplit largement la Mainstage 1. 12h50, le set commence, et malgré la déjà imposante journée d’hier le public répond présent dès les premières notes. Un concert dantesque où les circle pits et les bravehearts s’enchaînent à un rythme furieux et transforment le centre de la fosse en tempête de poussière quasi irrespirable ! Une vive émotion se dégage de la scène en fin set, les membres de Dagoba sont visiblement touchés par un tel accueil, une parfaite alchimie !

13h30. Un passage rapide devant la Mainstage 2 nous permet d’entrevoir l’ambiance punkabily de Mad Sin . Un look de scène vraiment marrant, un peu comme si les Forbans étaient tombés sur un kilo de cocaïne au milieu d’une convention de tatouage, mais musicalement rien de transcendant.

Puis, sur la même scène, arrive l’heure de PAIN . Du métal indus efficace, porté par une voix puissante et ténébreuse, un jeu de scène propre, un bon feeling avec le public, mais largement en dessous de Dagoba pour ce qui est du volume de poussière soulevé. Juste ce qui faut pour nous garder le cerveau en ébullition.

Après un rapide tour auprès de la Ball of Steel, (où des motards déjantés se croisent à toute blinde en négligeant totalement les principes de Newton pour la plus grande joie d’une centaine de chevelus toutefois déçus de ne pas assister à un crash.
cradle_20_17h20, nous prenons place l’oeil plein de curiosité, vers la Mainstage 1 où Cradle of Filth devrait commencer dans une poignée de secondes. Musique gothique, lumière rouge sang, et fans monochromes. le cadre est posé ! Début du set et déjà une voix criarde emplit le site, poussée par une double pédale hystérique, des guitares à peine audibles et du stroboscope plein la tronche. Ha c’est sûr, au niveau costume ça ne rigole pas chez Cradle, mais au niveau de la prestation scénique c’est pas encore ça. Autour de nous peu de fans, mais un grand nombre de badauds, y compris nos amis de la gendarmerie, oscillant entre curiosité et dépit.

Allez, deux morceaux plus tard, la décision est prise d’abandonner le groupe des chauves-souris sous acide pour faire un tour à la Terrorizer Tent, où The Business a déjà commencé.

Changement radical d’ambiance ! Du bon punk old school, des riffs simples, des rythmes primaires, mais quelle efficacité ! Et dire que ça fait 30 ans qu’ils tournent ! Faut voir ce qu’ils envoient ! Évidemment, on peut se demander ce fait un groupe punk au Hellfest. Mais à quoi bon ? La bonne humeur est là, les « Oi Oi Oi !! » résonnent et c’est les accus chargés à bloc qu’on quitte le chapiteau histoire de s’installer avant le début de Soulfly .

soulfly_6_19h, et arrivée de Soulfly devant un public chauffé à blanc, prêt à tout démonter. Direct, Cavalera nous fait jumper sous le seul effet de sa voix rauque et mythique. Rien à redire, un set parfait, des reprises d’anthologie ( Roots bloody Roots, Refuse/Resist,.), une ambiance du tonnerre et même un petit chanceux qui a pu monter sur scène pour une session de drum avec Max . Il devrait s’en souvenir un moment. Bref, plein les yeux, plein les oreilles et une véritable tempête de poussière au milieu du pit qui envahit progressivement la scène. Mais c’est déjà la fin. Plus c’est bon, plus ça parait court.

Après ces émotions, direction la Rock Hard Tent, histoire de jeter un oeil à Immolation . Bon, du death métal, quoi ! N’étant pas grand fan du style, et puis s’étant déjà tapé Cradle, c’est assis à une distance raisonnable de la scène qu’on profite du concert. Pas transcendant, et pas la moindre petite flammèche – c’est abusé, avec un nom pareil, non ? Reste une bonne série de vannes et un cri de ralliement efficace pour la team Discordance.

Déjà 20h50 et l’heure de Gojira ! Une foule de plus en plus compacte se dresse devant la Mainstage 1, à se demander quand ça va s’arrêter. C’est le moment de tester l’exhibition de catch à l’Electric Circus. Un peu tard peut-être ? Les gens s’entassent sur les tables autour pour attraper des miettes du spectacle. catchSur le devant de la scène une grosse bonne femme (Loola Punk) joue au yoyo avec une petite gringalette (enfin, en proportion). La foule devient carrément hystérique pendant le combat de catch Hardcore. Les tables s’écroulent sous le poids des spectateurs pendant que les 2 golgoths au visage ensanglanté se tapent dessus à coup de chaises, avant de se projeter mutuellement sur un lit de punaises. Au début assez marrant ,le spectacle devient assez vite pathétique. Dommage d’avoir loupé Gojira pour ça. Passons.

Après un intermède Horror Punk un peu mou, mais sympathique avec The Misfists, arrive l’heure de Machine Head sur la Mainstage 1. Et c’est sous les « MACHINE FUCKING HEAD !! » du public qu’entrent en scène les 4 Américains. Dès le premier morceau, la foule se déchaîne et semble incontrôlable. C’est avec un « Wow. Fucking wow !! » que Flynn conclut ce premier morceau, impressionné par un public prêt à tout donner. 1h de thrash métal pur et dur, un set rodé à la perfection et une ambiance qui n’en finit pas monter en puissance, le tout pour un concert de folie du début à la fin. Encore un pur moment de bonheur !

Minuit tout rond et c’est sur le fameux bus panoramique qu’on assiste d’un oeil dubitatif au concert Killing Joke. Comment un groupe pareil a pu être une source d’inspiration pour des groupes comme Metallica ou Nirvana ? La réponse doit se trouver une bonne vingtaine d’années en arrière, car l’endormissement nous guette. Peut-être trop new wave ?

manson-51h du mat’ et c’est sur un site plein à ras bord que s’apprête à commencer le show de Manson. Des lumières superbes, un set bien calé, mais un Manson pas franchement expressif. Si on ajoute à ça un public de badauds aussi vivants que des poissons dans un bocal. L’ambiance ne décolle pas, si bien que Manson s’arrête au milieu d’une chanson pour essayer de secouer un peu la foule – sans grand succès. Mais the show must go on, et voilà le Reverend qui arrive pour Great Big White World, éclairé par des néons blafards, dans une magnifique boîte transparente d’où il s’extrait comme s’il revivait son propre accouchement ! S’ensuivent quelques moments marrants, comme celui où Manson passe à la gratte, ou quand Twiggy déverse sa bouteille de flotte sur Manson allongé en dessous, façon éjaculation faciale. Et puis voilà il est 2h pile et tout s’arrête. Premier concert de Manson pour votre humble serviteur, assez déçu donc, mais le public y est bien pour 50%.
2h30, pfffff, quelle journée ! L’heure de retrouver l’ambiance du camping pour une courte nuit avant la dernière ligne droite !

Jour 3 – Dimanche 21 juin

Arrivée à 14h et des miettes sur le site, bien moins peuplé que la veille, mais encore bien vivant. On sent que les deux jours précédents ont fait du dégât. C’est avec une excitation mêlée à de la curiosité, le tout teinté d’une certaine appréhension, que nous prenons place sur le Mainstage 1 pour Dragon Force.

dragon_force_12_À part certains puristes, beaucoup les ont découverts par leur morceau dans un célèbre jeu de simulation de guitare, les plus curieux étant allés voir leurs clips sur la toile. Deux possibilités s’offrent alors : soit c’est une grosse déconnade, soit ils se prennent vraiment trop au sérieux. Début du set. Des riffs de fous jaillissent jusqu’à nous et les six membres du groupe apparaissent et prennent place. D’un coup la musique stoppe, le bassiste (français, que nous recroiserons plus tard) s’approche timidement de son micro pour nous lâcher : « Et bonne fête de la musique ! » avant de repartir de plus belle. OK, ils sont là pour se marrer, nous aussi, que la fête commence ! D’un coup, tous les détails nous sautent aux yeux, à commencer par le synthé (qui lui nous les pique : cheveux rouges, pantalon vert fluo), le chanteur qui arbore fièrement un chapeau de paille, et les pieds de micro équipés de porte-gobelets, où trônent des bières. Seulement 40 min de set, mais quel pied ! La bonne humeur déborde de la scène, les deux guitaristes nous assomment à coup de solos à 200 à l’heure tout en buvant leur bière à la paille, le clavier saute partout comme un Marsupilami sous extasy et le chanteur n’a de cesse de haranguer le public qui réagit au quart de tour. Et c’est avec «  Through the Fire and Flames » que s’achève ce concert sous le signe du métal et de l’humour. Encore merci !

Reprenons les choses sérieuses – enfin presque. Avec Epica. Dont le jeu de scène semblait plus vanter les qualités d’un démêlant pour cheveux que le métal. La crinière de la chanteuse n’en finissant pas de virevolter au son des riffs mélodieux (pour ne pas dire plan-plan) de ses musiciens, aux cheveux tout aussi soyeux. Blague à part, on n’a jamais vu des métalleux avec des cheveux aussi propres, c’est pas sain.
Retournons donc voir du vrai son, avec Napalm Death à la Terrorizer Tent. Là on en prend plein la face – en même temps n’est-ce pas le but du grindcore ?

20h50. c’est au tour d’ Europe de monter sur la Mainstage 1. Oui. Europe le truc vaguement rock des années 80. On se demande un peu ce qu’ils font là, mais ils ont su attirer un paquet de trentenaires et quarantenaires. De loin le concert le plus mou auquel on ait assisté, on en regretterait presque Killing Joke, c’est pour dire. 50 min d’un calme angoissant, un public neurasthénique. Et quand tout d’un coup, les premières notes de Final Countdown résonnent, c’est l’émeute. Tout le monde se lève et se précipite vers la scène en sautillant et en hurlant à s’en faire péter des vaisseaux, du pur délire. Et voir autant de gens se mettre à jumper d’un coup, ça fait quand même quelque chose. Une petite pensée émue pour les membres du groupe, qui sont obligés d’attendre la fin de leur set pour jouer ce morceau, sous peine de faire des concerts devant une poignée d’ex-fans. Triste.

1103_suicidal_tendencies_4_Ha… enfin arrive Suicidal Tendencies sur la Mainstage 2. OK, eux aussi ont commencé dans les années 80, mais contrairement à d’autres (inutile de les citer) leur musique reste efficace. C’est métal, c’est funky, voire un peu punk – les pionniers de la fusion en somme. Ils ont toujours un look d’ados qui passent leur temps à faire du skate et à fumer des pétards, mais ça marche. Les riffs sont entraînants, la batterie est bien présente et le flow de Mike Muir n’a rien perdu de son énergie. Et c’est en regardant le pogo grandissant devant la scène que nous partons la mort dans l’âme à la moitié du concert pour aller jeter un oeil à la Rock Hard Tent où Moonspell a déjà commencé.

Changement d’esprit, avec Moonspell qui nous délivre du métal goth 100% pur jus. Une voix gutturale quasi démoniaque portée par une batterie ultraspeed et des riffs envoûtants. Ajoutez à cela des chansons super bien construites, sachant casser leur rythme pour repartir de plus belle avec de superbes crescendo. En un seul mot : respect.

23h30 on abandonne sans regret Dream Theater. Oui, c’est peut-être très propre techniquement, c’est peut-être LE groupe de métal progressif, mais quand on n’est pas dedans, à quoi bon s’acharner. D’autant plus que Hatebreed ne va plus trop tarder.

Hatebreed, c’est quand même quelque chose ! Et après Dream Theater, on sent que le public a besoin de se décrasser les oreilles un dernier coup. Quelle claque ! Musicalement impeccable, et ce Jamey Jasta. quelle voix. Une dernière fois, la poussière envahit le pit pour un des pires pogos vus durant ce festival, pas besoin pour eux de réclamer un circle pit, la rage a déjà pris possession du public. C’est à se demander comment ont fait pour survivre ceux qui se tenaient au milieu pendant Destroy everything . Hatebreed se place sans problème sur le podium des meilleurs concerts de ce festival.

monawar_14_Déjà 1h et arrive LA tête d’affiche de ce dernier jour : Manowar. « The Kings of metal », comme ils se sont modestement surnommés. À voir la quantité de T-shirts à leur effigie croisés pendant 3 jours, ils sont attendus de pied ferme. Début du show et c’est la déception…
En fait, Manowar, c’est juste 4 gars, la quarantaine bien entamée, déguisés en chasseurs de dragon, et qui jouent super fort des morceaux déjà has been depuis plus de 10 ans. Bon, c’est un peu méchant, mais ils se la racontent vraiment trop. À nous expliquer en long en large et en travers que ceux qui écoutent leur musique sont de vrai « warriors » et que porter leur T-shirt nous donnera la sensation d’avoir des « balls of steel ». Mais bon il en faut pour tous les goûts, et le métal ne se limite pas à un ou deux styles de musique. C’est ce qui fait sa force.

Mais arrivés aux tentes, avec Manowar en fond sonore, quelle joie de constater que nous ne sommes pas les seuls à avoir fui ces métalleux d’un autre temps habillé avec des justaucorps en cuir. Et c’est donc sur le camping que se fêtera cette dernière soirée dans l’antre si confortable du diable, notamment grâce à la magnifique joute verbale qui se répand sur le camping comme une trainée de poudre ayant pour seul but de se défouler après Manowar. À base de « Manowar ailleur si j’y suis » ou « Quand y en a marre, y a Manowar » ou encore « Manowar est au métal ce que Lorie est au punk », la soirée se prolongera jusqu’à tard, agrémentée par un joli feu d’artifice en clôture du festival (et oui, les fans de métal on aussi un coeur de petit enfant).

Lundi 22 Juin.

Comme les meilleures choses ont une fin, il est temps de plier les affaires, de galérer avec les tentes Quechua, et de rejoindre les voitures. La tête pleine de musique et d’images variées, mais avec la vision au loin d’une réalité morose qui nous attend de pied ferme à 4 petites heures de là.

Malgré tout, un grand merci à tous ceux qui permettent au Hellfest d’exister, les organisateurs, les bénévoles, les sponsors, merci aux groupes d’avoir été présents, merci aux 60.000 fous qui étaient là à nos cotés, merci aux Bretons (malgré tout), merci à Nicolas pour les piles, à Guillaume pour ses blagues plus que pourries, à Thomas pour la photo, à tous ces inconnus aux looks impossibles et à tous les autres… MERCI !

Trots

Chers headbangers,

publicSuite à ces trois jours extrêmes passés en pays clissonnais, et pour clore cet événement inoubliable en compagnie de quelque 60000 passionnés, le jury du Hellfest (composé de moi-même La responsabilité des choix effectués m’incombe donc entièrement, vous savez où adresser vos plaintes !) vient de décerner une série de récompenses aux meilleurs moments de ce week-end intemporel.

L’édition 2009 aura été riche en sensations : encore une fois, le Hellfest ne fait pas mentir sa réputation. Son atout principal est la grande diversité des courants musicaux qui y sont représentés : du metal au punk, en passant par le core et le rock, tous déclinés dans leurs plus infimes combinaisons heavy, black, indus, néo, death, doom, glam, mélodique, symphonique, progressif, expérimental, voire viking (!!).
Le tout renforcé par une ambiance excellente et des festivaliers de tous horizons et de tous cheveux.

Passons donc à la remise des prix !

Prix emo : Papa Roach .
Prix j’me-prends-pour-dieu : Manowar .
Prix Thierry Hazard (une chanson à son actif) : Europe, pour The final Countdown .
Prix Jacques Dessange de la plus belle envolée de cheveux : Epica .
Prix OI! : The Business.
Prix tigresses : Nashville Pussy.
Prix de l’accessoire le plus moche : la ceinture balles.
Prix de la plus grande concentration de vannes : Manowar, pour « Manowar ailleurs si j’y suis » et « Quand y’en a marre, y’a Manowar »!.
Prix cris de ralliement de la team discordance : « C’est du bon boulot, Mickey ! » et « Immolation !!! » (guttural).
Prix spécial de la meilleure team Hellfest : Alex, Andreas, PaD, VIOLHAINE !

À l’année prochaine !

VIOLHAINE

hellfest-30« Je rentre de festival et je suis déprimé ». Il existe un groupe Facebook portant ce nom. Si c’est pas symptomatique. Vous le connaissez sûrement, ce syndrome. Vous passez 4 jours dans un espace clos – à l’air libre, certes, mais délimité. Avec des milliers de personnes présentes pour la même chose que vous. Musique, biture et bonne humeur. Vous rentrez, et tout vous paraît fade, les gens inintéressants.

Alors que dire d’un festival qui, en plus, réunit une écrasante majorité de métalleux associaux, de hardcoreux tatoués jusqu’aux yeux, de punks à crête, bref, une écrasante majorité de gens comme vous ? Vous, qui, le reste de l’année, passez pour des marginaux ?
Imaginez un peu. Vivre dans une telle communauté pendant 4 jours. Au milieu des headbangs, des devil horns, des circle pits, des cris gutturaux. Au milieu de plusieurs tonnes de fringues gothiques et de T-shirts de hard-rock.

hellfest-663Et puis retourner brutalement, après trois heures de route, chez vous, dans votre vie « normale », votre ville « normale », où personne n’est habillé tout en noir et cependant où tout le monde fait la gueule. Votre boulot, où vos collègues incrédules vous demandent, un sourire en coin, « Alors, c’était comment ? ». Votre ville silencieuse, comme un lundi soir n’importe où en province, pas un brin de R’n'R, pas de foule qui hurle (et le Diable sait pourtant mon aversion pour la foule).Mais voilà, une telle cohésion entre les Êtres est tellement rare. Qu’on aimerait qu’elle soit plus qu’une parenthèse.

Et puis on se souvient. Le propre d’un festival, c’est d’être éphémère. Comme le Carnaval. On lâche les chevaux pendant un temps déterminé, on laisse s’échapper les tensions et les instincts primaires et hop, après évacuation, le retour à la vie « normale » est enfin « possible ».
D’ailleurs, on était prévenus : Le Hellfest (.) sera bel et bien une parenthèse 100% plaisir qui vous permettra d’échapper à la morosité ambiante en rechargeant vos batteries d’énergie positive !, le flyer promotionnel dixit. Sous-entendu, « Profitez-en bien parce qu’après il vous faudra y retourner, à votre morosité ambiante ! ».

Alors pourquoi cet acharnement à se dire qu’on recommencerait bien, là, tout de suite ?

Hé bien tout simplement parce que c’était fabuleux.

Et pour preuve, vous trouverez ci-après quelques pistes, sous forme de matchs de catch. Parce que le Hellfest c’est ça, aussi, des gars et des filles sur un ring qui se mesurent les uns aux autres pour la rigolade. Qu’est-ce que c’est vain, mais qu’est-ce que c’est bon !

Down VS Soulfy : Revival.
soulfly_1_Deux légendes du métal (à savoir, Pantera & Sepultura) qui reprennent quasiment vie sous nos yeux. Ça fait quand même un truc. Une faille dans le temps ; le sentiment d’une séance de rattrapage. Mais on oublie bien vite qu’on les a grandement loupés de leur vivant, et on savoure les miettes qu’ils daignent nous lancer. Et quelles miettes ! Down et leur son lourd, envahissant ; leur maîtrise qui pose d’emblée. Soulfly et la puissance primitive de leurs morceaux. La même façon d’attirer, harranguer, et captiver la foule. Legendary .

Dragonforce VS Cradle of Filth : Le ridicule ne tue pas.
Ha. Dragonforce et leurs paroles à la Manowar, et leurs clips de guerriers, et leur touche impossible. Quelques minutes avant de les voir pour la première fois en concert, on peut encore douter : non, mais, ils sont sérieux, ou bien?…
Après le concert, en revanche, aucun doute. Certes, ils sont chevelus et assurent grave niveaux solos. Mais non, ils ne se prennent pas du tout au sérieux. Ça gesticule, ça boit de la bière, ça joue avec le public, bref ça s’éclate. Et ça fait plaisir.
En revanche, quand on bascule du côté black métal de Mr Filth et de ses comparses, le rire devient plutôt nerveux. Débauche d’effets « on se prend pour des vampires », de regards noirs, d’exhortations démoniaques, de stroboscopes, et nous devant ça on oscille entre respect et ricanements.

August Bruns Red VS The Black Dahlia Murder VS Parkway Drive : la relève du core anglo-saxon.
augustDes Américains VS des Australiens. De très jeunes groupes (tous créés au début des années 2000), mais qui n’ont pas eu besoin de beaucoup de temps pour avoir un jeu très carré, se faire une place sur la scène métalcore/deathcore, et une véritable identité. Toute la variété d’un style plutôt extrême, à base de chant screamé, de riffs ultra-rapides et de batterie sans concession. Sans transition entre passages speed et instants très lourds. Des gueules d’anges, et un jeu de scène qui pousse au crime. Choisir entre les trois ? Impossible.

Dagoba VS Gojira : Gloire au métal hexagonal.
Certainement les plus accessibles au public français, parmi la centaine de groupes présents. Toujours un tel plaisir de les croiser, mais pour le coup, la comparaison est tentante. Et on se rappelle de Gojira aux Eurocks en 2006 ; sur la plage à la nuit tombée, avec pour éclairage les fameuses boules à facette teintées de rouge, sans oublier la pleine lune. C’était quand même autre chose que cette fin de journée et ce soleil de plomb. En ce qui concerne Dagoba, le set était impeccable et le public hyper motivé. Entre circle pits, jumps, pogos et bravehearts, la poussière soulevée était justifiée. Brutal. Et trop bon, même vu de loin par sécurité !

Samael VS Moonspell: Goth is beautiful.
samael_2_Tous deux sous la Rock Hard Tent, ce qui conférait à leurs shows la bonne dose d’obscurité pour sublimer leur musique. Si « gothique » est un terme plus que galvaudé, on peut affirmer sans rougir qu’il leur sied à merveille. L’un est suisse, l’autre portugais, soit deux pays dont la musique se fait trop discrète. L’un est brutal, l’autre plus expérimental, mais les deux possèdent cette beauté noire qui captive les spectateurs, tout simplement. Le mot qui reste à la fin de leur set est « WOW ». Tout simplement.

Girlschool VS Nashville Pussy : Girl Power
Certes, les groupes (et donc la plupart des femmes qui les composent) ne datent pas d’hier. Mais devant le machisme primaire qui flotte parmi les métalleux, on a beau essayer de se détendre et ne pas prendre ça au sérieux, il fallait bien qu’on montre que les femmes aussi sont dans la place. Et pas seulement en chanteuse à voix éthérée (cf. Epica, Holyhell) ou en faire-valloir vaguement aguicheur dans le fond de la scène (cf. clavier de Cradle). Les femmes de Girlschool & Nashville have guts . Kim, Jackie, Enid, Denise, Ruyter, Karen ; ces femmes-là occupent la scène, manient l’instrument comme personne et suffisent à elles seules à soutenir la cause. Thank you, ladies .

Epica VS Holyhell : Shampoo Power.
epica_9_Le contre-exemple. Les mâles braillards qui s’écrient : « On s’en fout, on veut la meuf !!! » dès que la chanteuse d’ Epica n’est plus sur le devant de la scène, pardon, c’est légèrement écoeurant. Dans un autre genre, la chanteuse de Holyhell qui parle comme Miley Cyrus et envoie des baisers à la foule, de quoi soulever légèrement l’estomac. Dommage, ces groupes n’auront pas relevé le niveau d’oestrogènes. Ou alors, dans le mauvais sens.

Europe VS Manowar : You’re too old! Or we are not enough.
Mais pourquoi ? Pourquoiiiiiii ? Pourquoi nous infliger le retour de ces groupes des années 80, dont l’imagerie paraît tellement déplacée ?.
Pourquoi infliger à Europe de livrer un concert totalement ennuyeux jusqu’aux premières notes de leur célèbre Final Countdown, apprécié certainement avec la plus pure ironie par la plupart des spectateurs se réveillant soudain pour jumper frénétiquement ?
Pourquoi nous infliger Manowar et son idéologie hyperbolique, quasiment impossible à prendre avec ironie tellement elle laisse bouche bée. On n’a malheureusement pas assisté au discours d’ Eric Adams (chant), se comparant à Dieu, mais les échos du camping résonnent encore dans notre tête : « MANOWAR ailleurs si j’y suis », tiens !

Mötley Crüe VS Papa Roach : Pfffff.
13134749Difficile de rentrer dans le concert quant à la base, 1) on n’est pas fan du style de musique, 2) on a une réaction épidermique envers le chanteur, 3) ils en font des tonnes, et 4) tout le monde autour de vous semble apprécier, mais pas vous.
Alors 1) on y va par curiosité, 2) on essaie de s’intéresser malgré tout, 3) on observe avec un frisson, et 4) on finit par aller voir ailleurs.
Mais le public, lui, a eu l’air de prendre son pied !

Napalm Death VS The Business : Le punk s’incruste à la fête !
On peut se demander ce que les pionniers du punk hardcore et un groupe Oi! british faisaient là. Mais le Hellfest a pour vocation d’être éclectique, n’est-il pas ? Et si Napalm Death est aujourd’hui assez loin de ses influences du début, on peut affirmer que The Business a fait office de parenthèse punk fort délicieuse.

Mad Sin VS The Misfits : Horror punk’s not dead!
the_mistifitsLa touche billy du Hellfest, c’était eux. En vrac, crêtes, lunettes noires, maquillage de mort et contrebasse. Un petit goût de vieux films de Série B. Voire Z. L’imagerie ne plaît peut-être pas à tout le monde, mais ils ont le mérite de tenir bien fort et bien haut le flambeau du vintage.

Suicidal Tendencies VS Hatebreed ou comment remuer les foules, en deux leçons.
Maîtres de conférence : Mike Muir et Jamey Jasta. Deux des meilleurs leaders d’ambiance de tout le fest. Les G.O. rêvés si vous prévoyez d’inviter plusieurs milliers de potes rockers, quoi. Le premier pouvant se targuer d’avoir réveillé la foule après la léthargie quasi générale qu’avait provoquée Europe. Le second ayant eu l’honneur du plus grand circle pit de tout le festival, sans même avoir à le réclamer. Destroy everything!!

Pain VS Killing Joke : Il y a indus et indus.
D’un côté, Pain et leur chanteur à la voix diablement ténébreuse, leur son dark électrisant & entraînant. De l’autre, Killing Joke, qui a soi-disant inspiré Ministry & Fear Factory. Perso, on ne voit pas d’où. Vraiment, si on devait décerner une palme de l’ennui, Killing Joke la remporterait haut la main. En attendant Manson, le temps était teeeellement long qu’on se serait endormis. Vous vous êtes déjà endormis pendant un concert de musique industrielle, vous ?

Marilyn Manson VS le public : Controverse.
Hé oui. Avant sa date française au théâtre antique de Vienne, Mr. Reverend est passé par le Hellfest. Et n’a pas été bien accueilli (litote).
Premièrement, il a fait patienter plus que de raison la foule de festivaliers qui avait envahi l’espace des deux principales scènes rien que pour son set. Résultat, il s’est fait insulter de toutes parts. On ne fait pas attendre des centaines de personnes habituées depuis deux jours à enchaîner les concerts sans aucun temps mort.
manson2-4Deuxièmement, cette foule était plus composée de badauds venus admirer la bête de foire que de véritables amateurs. Résultat, un public amorphe, et un Manson ronchon, qui le traite de ‘ bitches ‘ quand il ne semble pas réagir sur Rock’nRoll Nigger (ce qui n’a pas franchement aidé).
Enfin, sur scène, Marilyn et ses musiciens se sont apparemment livrés au show habituel de cette « tournée promo » : masque à oxygène, mime d’éjaculation avec une bouteille d’eau, échange de guitare avec Rob Holliday, et aussi vas-y-que-je-te-balance-le-matos.
MM se traînant entre-temps péniblement sur scène, desservant des chansons pourtant à la hauteur d’un concert de cette ampleur. Quasiment le même combat qu’aux Eurockéennes en 2007. Un set court, voire bâclé, peu d’envie en apparence. S’il te plaît, Brian. Arrête les festivals ! Ces gens-là ne te méritent pas.

The final Countdown
En bref, le Hellfest est une expérience gigantesque, une véritable industrie de concerts, où se bousculent pour chacun surprises, valeurs sûres, mais aussi déceptions et perplexité. Satisfaire 60 000 personnes relève de l’exploit, et pourtant l’exploit est relevé à Clisson depuis 4 ans. Prouesse encore, grâce à son éclectisme, le Hellfest rassemble tous les styles et toutes les générations. Du hard-rocker des années 80 à la veste en jean patchée aux minettes lookées façon Japan Expo.
En bref, le Val de Moine se transforme pendant 5 jours en Enfer sur Terre, mais si c’est ça l’Enfer, on veut bien prendre un crédit sur l’éternité pour une maison là-bas.

Crédits photo : Andreas Morneau, PaD.

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12 commentaires

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  1. 1
    le Mercredi 1 juillet 2009
    Virgile a écrit :

    Merci pour cet excellent live report! ^^ Bon, allez, l’année prochaine, j’y vais!

    « Quand y’en a marre, y’a Manowar » LOL

  2. 2
    le Mercredi 1 juillet 2009
    L'Accrobast a écrit :

    HO!! Là y’a un sacrée boulot! bravo..
    Sensibilisation d’un univers impressionant, continuez!

  3. 3
    VIOLHAINE
    le Mercredi 1 juillet 2009
    VIOLHAINE a écrit :

    @Virgile : De rien !! Bon ben l’année prochaine on s’y retrouve alors !
    Et en attendant, MANOWAR ailleurs si j’y suis ! ;o)

    @L’Accrobast : Quand on aime, on ne compte pas !
    Et merci à toi.

  4. 4
    le Mercredi 1 juillet 2009
    Nicolas a écrit :

    P’tin, t’as pensé à me remercier pour les Piles, j’hallucine :)

    « Manowar c’est comme les Bretons, ca devrait pas exister »

  5. 5
    Trots
    le Mercredi 1 juillet 2009
    Trots a écrit :

    @ L’Accrobast: merci pour tes encouragements, monsieur le bast! ;-)

    @ Nico: et merci aussi de nous avoir laissé des bières pour le ptit déj du lundi matin! Ca, c’est des voisins!

  6. 6
    le Mercredi 1 juillet 2009
    Yves T. a écrit :

    Hey, les copains, vous avez eu l’occasion de voir les prophètes du grind, Pig Destroyer? Et les clochards camés d’Electric Wizard?

  7. 7
    le Jeudi 2 juillet 2009
    Acriel a écrit :

    Vraiment très très bon live report ! MAIS ou est amon amarth? car pour ma part je trouve qu’ils ont vraiment leur place dans les meilleurs prestation du festival . Oubli volontaire ou non ?

  8. 8
    VIOLHAINE
    le Jeudi 2 juillet 2009
    VIOLHAINE a écrit :

    @Yves & Acriel : Désolée, on n’a vraiment pas pu voir tout le monde. On était là-bas aussi pour notre plaisir et si les groupes dont vous parlez passaient en même temps que d’autres que l’on ne pouvait pas louper… ;)

  9. 9
    le Lundi 6 juillet 2009
    europebonjovidare a écrit :

    Salut!

    Vous vous êtes donné le mot?

    « Oui… Europe le truc vaguement rock des années 80. On se demande un peu ce qu’ils font là, mais ils ont su attirer un paquet de trentenaires et quarantenaires. De loin le concert le plus mou auquel on ait assisté »
    ————–
    « Europe VS Manowar : You’re too old ! Or we are not enough.
    Mais pourquoi ? Pourquoiiiiiii ? Pourquoi nous infliger le retour de ces groupes des années 80, dont l’imagerie paraît tellement déplacée ?… Pourquoi infliger à Europe de livrer un concert totalement ennuyeux jusqu’aux premières notes de leur célèbre Final Countdown, apprécié certainement avec la plus pure ironie par la plupart des spectateurs se réveillant soudain pour jumper frénétiquement ? »

    Parce que là, je vous trouve rude avec EUROPE… J’ai vraiment l’impression que l’on a pas assisté au même festival… EUROPE a donné un concert de folie et ce sont eux qui ont mis le feu le 21 juin! Tout metalleux confondus s’est éclaté, le groupe a réunis tout le monde fan de hard mélodique et de hard plus brutal, jeunes et moins jeunes. Et de là à dire que EUROPE, sont trop vieux, là, laissez moi me marrer, beaucoup de jeunes groupes feraient bien de s’en inspirer, et de revoir leu jeux de scène… désolée!
    Je ne vous félicite pas…

    Valérie

  10. 10
    le Mardi 7 juillet 2009
    Womanowar a écrit :

    Excellente chronique les mecs :) continuez comme ca!

  11. 11
    VIOLHAINE
    le Mardi 7 juillet 2009
    VIOLHAINE a écrit :

    @europebonjovidare : On ne s’est pas donné le mot, il se trouve simplement que, oui, il nous arrive d’être d’accord au sein de la rédac, et que, oui, on s’est tous globalement ennuyés, à part notre photographe. Après, oui, on n’a sûrement pas vécu le festival de la même façon. Et vous savez quoi ? HEUREUSEMENT.

    @Womanowar : Merci, mais, euh, ya 2 filles dans la chronique ! (:

  12. 12
    le Mercredi 15 septembre 2010
    Schumalice a écrit :

    C’est qui l’ignare qui dit que Kiss et Alice Cooper ne tournent plus ?

    Alice Cooper a tourné sans arrêt de 1968 à 1982, puis de 1986 à nos jours ! Je suis allé le voir 3 fois rien que cette année, et j’y retourne encore une fois en novembre en Allemagne.

    Ça, c’est une carrière qui force le respect !

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