Hed p.e – Only in America

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Vainqueur toutes catégories du nombre de "Bitch" et de "Fuck" à la seconde, voici le come back de l'un des grands noms d'une époque pas si lointaine durant laquelle faire du néo métal n'était pas forcément considéré comme un synonyme de faire de la merde.

hepeRappelez vous l’année 1997. Lynn Strait vivait encore et Snot était la sensation du moment, Korn enfonçait le clou en se préparant à lancer son Family Values Tour à travers toute l’Amérique et Limp Bizkit était encore un groupe crédible et respecté. Déjà à cette époque Hed p.e avait une réputation plutôt underground, et bien que dès son premier album, Planet Earth, le succès fût au rendez-vous, cela n’a jamais été comparable à celui qu’ont rencontrées les formations pré-citées. Musique trop violente ? Pas assez commerciale pour passer en rotation sur MTV ? On pourra longuement disserté sur les causes de ce manque de reconnaissance et tel n’est pas le propos de cette chronique.

Alors que beaucoup pensaient que le groupe était fini, voici donc Jahred (chant) et sa bande qui nous reviennent avec ce Only in America placé sous le signe du changement et du renouvellement. Changement d’abord au sein du groupe avec une formation quasi entièrement remaniée. C’est simple, outre Jahred, il ne reste plus que le bassiste qui fasse parti du projet initial. Changement également de maison de disques. Fini l’époque des majors, c’est sur le label indépendant Koch Records qu’ Hed p.e vient de signer. Moins de moyens que par le passé donc mais une énergie et une rage apparemment retrouvée.

Your gonna to witness the power of hardcore, nous prévient d’entrée Jahred en guise d’introduction. Et effectivement la puissance est bel et bien au rendez-vous: murs de guitares, scratchs ravageurs et voix rapée au flow impeccable, dès Represent, le premier titre, ça tabasse méchant. C’est très efficace et rien qu’à imaginer ce que ça peut donner en live, ça donne envie de jumper plus haut que la scène. Musicalement Only in America est une bombe, une sorte de Body Count avec une bonne grosse dose de punk en plus. Le cocktail parfait me direz vous. Pas tout à fait….

Car là où le bas blesse, c’est qu’au niveau des textes cela a un peu plus de mal à suivre par moments. Jahred a beau dénoncer la censure dont il fait l’objet ainsi que les travers d’une société américaine entièrement vouée au culte d’un capitalisme sauvage et débridé, n’est pas Rage Against The Machine qui veut. Son discours est noyé sous un déluge de poses verbales sans grand intérêt et qui décrédibilisent beaucoup le propos. D’accord ça peut défouler par moment, mais cela donne également un côté gansta rap de bas étage plutôt regrettable.

Cette parenthèse mis à part, Hed p.e vient tout de même de signer là son meilleur album depuis Broke et reste l’une des références incontestées du rap metal d’aujourd’hui. Une bonne grosse claque sonore à écouter le volume à fond.

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Image de : Fondateur de Discordance.

2 commentaires

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  1. 1
    le Mercredi 22 mars 2006
    link a écrit :

    tu as raison mais je préfaire le 1er

  2. 2
    le Vendredi 27 janvier 2012
    FEDAYKYN a écrit :

    Au niveau du nouveau line up DJ product est toujours dans la prtie en plus du chanteur et du bassiste

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