Hancock était l’un des films les plus attendus de l’été. Avec un casting plus qu’alléchant (Will Smith, le super-héros d’Hollywood, Charlize Theron et Jason Bateman), on pouvait s’attendre à être surpris. Malheureusement cette surprise ne fut pas au rendez-vous.
Je commencerai cet article en soulignant le clin d’oeil fait à un célèbre jazzman via l’affiche du film. En effet on peut y voir le visage en gros plan de Will Smith portant bonnet et grosses lunettes noires. Cette affiche n’est pas sans rappeler la pochette de l’album live
Cette anecdote soulignée, venons en à ce qui nous intéresse : le film. Assurément ce n’est pas une superproduction du type de celles que l’on a pu voir et que l’on verra encore cet été :
Il est communément admis que la popularité des super-héros parmi le public va de paire avec les crises que connaît son pays. Ainsi Superman est rapidement devenu une véritable icône lors de la Seconde Guerre Mondiale. Les Américains seraient-ils en quête d’un sauveur ? Il est vrai qu’après l’enlisement des troupes en Irak, l’affaire Guantanamo et les dérapages à répétition des Clinton, un nouveau Superman ne serait pas de trop.
C’est peut-être ce que s’est dit Will Smith en décidant de porter à l’écran un super-héros inédit: John Hancock . Inédit non seulement car il n’est pas issu d’un comics Marvel, au contraire d’ Iron Man, Spiderman et bien d’autres, mais aussi parce qu’il est noir. Ainsi Hancock est souvent annoncé comme étant le premier super-héros noir aux États-Unis. Ce n’est pas tout à fait vrai : il y en a eu d’autres. Et pour en voir, pas besoin de chercher bien loin : pour ne donner qu’un exemple, dans le numéro 14 du magazine bimestriel
On pourrait se demander pourquoi les prédécesseurs noirs de Hancock sont ainsi passés sous silence par certains journalistes. Les mauvaises langues y voient une intention politique pour tenter d’établir un parallèle bien commode : premier super-héros noir = possibilité d’un premier Président noir. Le soutien qu’apporte Will Smith au candidat démocrate Barack Obama n’est en effet un secret pour personne. Doit-on alors voir en son dernier film un message à l’intention du peuple Américain ? Possible. Mais à l’inverse de certains journalistes politiques qui pensent que les citoyens des États-Unis sont lobotomisés au point de se laisser influencer de la sorte par Hollywood, je ne pense pas qu’il s’agisse du but premier du film.
Alors qu’en est-il du film lui-même ? La première scène nous plonge immédiatement dans l’ambiance et donne le ton global du film : tandis qu’une fusillade éclate sur une autoroute entre trois malfrats et les autorités de Los Angeles, Hancock cuve son whisky sur un banc de la ville. John Hancock n’est pas un super-héros comme les autres : sauver la veuve et l’orphelin n’est pas son passe-temps préféré. Et lorsqu’il décide de porter secours aux autorités, c’est assez spectaculaire. Chacun de ses « actes héroïques » coûte des millions de dollars de réparation à la mairie de Los Angeles. Heureusement, notre super-poivrot va rencontrer Peter Berg ( Jason Bateman ), un représentant publicitaire qui n’a qu’une idée en tête : changer le monde. À travers Hancock il verra le moyen d’enfin y parvenir et mettra tout en oeuvre pour racheter une conduite au super-héros à la dérive.
Will Smith est comme à son habitude excellent dans son rôle de super-héros politiquement très incorrect. Charlize Theron est bien sûr un autre atout du film. La belle blonde, dont on a pu admirer la plastique (et accessoirement les talents de comédienne) dans
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4 commentaires
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Dahlia a écrit :
Sur la question du super-héros noir, je te conseille (si ce n’est déjà fait) de mater les films de Kevin Smith: Méprise Multiple et Jay et Silent contre-attaquent ont un running-gag sur la question du super-héros noir toujours spolié par les blancs
Ren a écrit :
Je n’ai pas vu Charlize Theron comme un atout dans Hancock. Dans la première partie, sa contribution est frustrante; dans la seconde elle devient carrément irritante. Il n’y a jamais de juste milieu pour elle, et l’antithèse physique ne fonctionne pas ou ne mène à rien. C’est un rôle assez ingrat pour elle, de voir le film gagner en fadeur quand elle gagne en importance..
Loïc a écrit :
Charlize Theron est un atout dans le sens où elle remplit son rôle : elle joue bien. Et dans un tel film, où le scénario ne permet pas totalement au spectateur de prendre un réel « plaisir », voir des acteurs qui connaissent leur job c’est déjà réconfortant. Ainsi, à la médiocrité de la seconde partie du film j’oppose les talents de comédienne de Charlize Theron. Imagine ce que ça donnerait si l’actrice était mauvaise, en plus… C’est un avis tout personnel, même s’il est exact que ce rôle est loin de la mettre en valeur.
Ren a écrit :
Ouais, c’est un peu le dilemme d’ailleurs.. Theron est une actrice de caractère comparée à une Liv Tyler, du coup dans un film de ce style elle peut aussi créer un déséquilibre.