Gush – Everybody’s god

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Ces quatre Parisiens chevelus, au physique plus qu’avenant, nous livrent ici un premier album sympathique. Mais si avoir des références est une chose très bonne et très louable, achtung à l’indigestion.

Image de Gush - Everybody'S God Gush est un combo à caractère consanguin. Nos quatre Parisiens sautillants sont des frères couplés avec des cousins. Connus pour leurs excellents lives, et leurs refrains « stade de France » les voici avec leur premier album, sobrement baptisé Everybody’s god.

Et cet opus a des allures de terrain de jeu sur lequel notre bande de potes a expérimenté, bidouillé et kiffé la vibe… Une sorte de grosse teuf qui nous emporte avec, forcément, ses bons et ses mauvais moments et parfois des titres aussi lourds que Mister T… The Big Wheel en mode Queen, est une boucherie, In the sun ballade à la Beatles est ratée, Remedy est tout simplement insipide, et l’intro Jacksionnienne de P.nis atroce…

Les influences se ramassent à la pelle, de Supertramp, en passant par Weezer, les Beach Boys, ou Brendan Benson. À ce niveau-là, c’est la pelleteuse qu’il devient nécessaire de sortir… De plus l’accent frenchy en mode « tounaight iou couming » sur ce disque entièrement en anglais écorche vraiment l’oreille à certains moments…

Mais ne la jouons pas « Eric&Eric », Everybody’s God n’est ni un total ratage, ni un « vrai » mauvais disque.
Gush sait manier les titres plus qu’efficaces, comme Let’s burn again, Dance on ou encore Vondelpark.
My favourite song bénéficie d’une belle structure, les claviers 80’s de You really got style donnent envie de sautiller comme au Macumba, et ils ne s’en sortent pas trop mal avec le Bayou style sur Jealousy.
Notons aussi de belles performances vocales, tant au niveau du lead que sur des choeurs très bien utilisés (Jealousy, Back home) et qui portent certains des morceaux à elles toutes seules.

Bref, Gush nous livre ici un disque inachevé et parfois indigeste, mais comme c’est un premier album et vu le potentiel, laissons-leur le bénéfice du doute. Les premières fois ne sont pas toujours les meilleures…

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A propos de l'auteur

Image de : Discordance girl et jeune intermittente du spectacle, je suis rock, et je suis roll ! Keith, Jim, et Courtney se sont penchés sur mon berceau, et je les ai dans la peau… Mais point de snobisme de ma part, une mélodie pop bien sentie trouve, aussi, grâce à mes oreilles. Let’s Rock !

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