Gong gong à l’auditorium d’Issy

par |
Après Ez3kiel, c'est au tour de Gong Gong dêtre acueilli à l’auditorium d’Issy-les-moulineaux dans le cadre du Cube festival. Un concert tout en images, bourrés d’idées et de nouvelles façons de faire de la musique.

gongong2 Gong gong a beau s’exporter à Hanoi, Shanghai ou Berlin, sur ses propres terres, il a du mal à convaincre. Pour preuve, seul un petit tiers de la salle est occupée au démarrage de leur set. Leur matériel en revanche, force le respect. D’un côté de la scène, trois instruments à cordes une pléiade d’effets, de l’autre, la batterie et pour chaque musicien, une machine. Enfin, dans le fond, un PC et un objet étrange composé d’une multitude d’écrans.

Premier titre, Thomas Baudriller attrape une guitare minuscule. Il fait quelques notes puis lance un riff qu’il sample et fait tourner en boucle. Par-dessus, il continue à jouer une autre mélodie. Son confrère musicien, Jean-Christophe Baudouin – et oui, ils ne sont que deux à jouer – lance des sons et file derrière sa batterie. Le rendu est bon mais c’est surtout la méthode qui impressionne.

Le visuel est lui aussi à couper le souffle. Deux arceaux gigantesques ornent la scène, comme ceux des tentes de camping. Un Vidj, contraction de vidéo et dj, s’affaire à lancer des images psychédéliques. Avec lui, un type vagabonde sur la scène et met sur les arceaux des cercles ou des bandes de toiles pour y retranscrire les visuels.

Le set suit gentiment son cours. Les musiciens vaquent d’instruments en instruments. Thomas passe de la basse à une petite guitare, d’une autre basse étrange qu’il joue avec un archer à ses machines. Jean-Christophe lui est moins mobile : il passe de sa machine à la batterie, parfois tape sur des pads électronique. Visiblement pris dans l’ambiance, il sautille sans cesse.

L’enthousiasme des musiciens ne parvient pas au public. La plupart des gens restent enfoncés dans leurs sièges – le concert a lieu dans une salle de cinéma. Il y a deux filles qui dansent à deux pas de la scène mais c’est tout.

gong Gong gong a déjà joué dans de nombreux pays, cela a été dit plus haut. Le groupe a également eu le droit à un article dans Libération et est même passé dans l’émission de Frédéric Taddeï, Ce soir ou jamais . Pourtant, force est de constater que le set n’est pas très carré. Il y a des relâchements, des moments de flottements qui empêchent de rentrer pleinement dans l’ambiance.

La palette de sons proposée par Gong gong est très variée. On passe de samples world à des sons de guitares orientales, des thèmes dansants à d’autres plus planants. Nul doute que les deux compères ont beaucoup travaillé leur style.

Le set touche bientôt à sa fin. Le groupe lance une chanson puis s’arrête : suite à quelques modifications dans leurs titres, des samples ont été perdus. Il relance le titre. Puis s’arrête à nouveau. Le pire cauchemar du musicien. On les sent gêné. Soutenu par le public, Gong gong lance une quatrième fois le même titre, la bonne. La pause, imprévue, a fait retomber le concert comme un soufflet. À dix minutes du final, ça ne pardonne pas.

Le groupe bouclera gentiment son set et filera presto dans sa loge.

Crédits Photo: Stv

Partager !

A propos de l'auteur

Image de : Yves Tradoff s'intéresse à beaucoup de choses : http://yvestradoff.over-blog.com (work in progress)

Aucun commentaire

Abonnez vous au Flus RSS des commentaires

Réagissez à cet article