Gogol Bordello : gypsy attack!

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Un joyeux bordel se profile à l’Elysée Montmartre (Paris). Le combo de « gypsy punk » Gogol Bordello est de passage en France pour fêter la sortie de son nouvel album, Trans-Continental Hustle.

Image de Gogol Bordello à L'Elysée Montmartre On pourrait presque croire que le line-up de Gogol Bordello a été réalisé à partir d’un jeu de fléchettes et d’un globe terrestre : les membres ont en effet pour pays d’origine la Russie, l’Ukraine, la Chine, l’Ethiopie, Israël, l’Equateur etc. Cette joyeuse troupe multiculturelle est basée à New-York, ville réputée pour son cosmopolitisme (on rappel au passage que ce mot n’est pas forcément péjoratif).

Après une première partie aux sonorités résolument mexicaines, la troupe investit la scène. Les premiers morceaux montrent une maîtrise parfaite. Et pour cause, le groupe a dans ses bagages plus de 10 ans de carrière, des concerts à la pelle – le duo avec Madonna sur la Isla Bonita lors du festival Live Earth a beaucoup fait parlé – des prestations télévisées remarquées et une renommée bien entamée.

Le combo passe d’un registre à un autre comme on claquerait des doigts : d’un reggae/ska au punk, de mélodies de l’Est à des passages minimalistes chant/guitare sèche. Au risque de se perdre dans des dénominations foireuses, on va laisser leur propre définition : c’est du gypsy punk, point barre.

Le groupe a tout un tas de chauffeurs de salle en stock : bien sûr, le frontman, Eugène Hütz et son anglais coupé au couteau, qui passe du chant à la guitare, de la guitare au pinard – il garde soigneusement une bouteille près de la batterie. Régulièrement, le percussionniste vient lui voler la vedette, s’échappant de son poste. La danseuse squatte tous les recoins de la scène, gesticulant quand elle ne vient pas renforcer la section rythmique. Le reste du groupe n’hésite pas non plus à venir pousser la chansonnette pour un refrain ou plus.

On ne compte plus les onomatopées : laï, la, ho, yeah etc. Le public est conquis, pour sûr : il danse frénétiquement, applaudit sans compter, slam gentiment. C’est difficile de faire autrement : le dynamisme du combo est franchement communicatif. Après une douzaine de titres, le groupe s’en va et puis revient. Un rappel long et dynamique qui s’achève par une ballade, en hommage à l’alcool :

And you know that I’ll pick up
Every time you call
Just to thank you one more time
Alcohol
And you know that I’ll survive
Every time you come
Just to thank you one more time
For everything you’ve done

Crédits photo : Philippe Barbosa

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A propos de l'auteur

Image de : Yves Tradoff s'intéresse à beaucoup de choses : http://yvestradoff.over-blog.com (work in progress)

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