Leur second album, ils l’ont produit et enregistré seuls et ils en sont fiers :
Petite présentation ?
Martin : Je chante !
David : Je joue de la guitare, de la batterie, du tambourin, un peu de basse
Victoria : Je chante, je joue un peu de basse et de percus, un peu de clavier
Martin : Et parfois elle clappe des mains !
Quels artistes appréciez-vous, autres que musiciens ?
Victoria : J’aime Oscar Wilde, Kafka, des écrivains surtout et qui ont une écriture très sombre. Mais ce sont aussi des émotions et des sentiments qui peuvent revenir au moment où tu écris quelque chose, où tu crées toi-même.
Les garçons : La peinture, la période des années 60 et le pop art.
Victoria : C’est quelque chose de très simple.
Martin : Oui, mais ça peut te transporter. J’aime le cinéma aussi, surtout. Des Stanley Kubrick ou des Woody Allen …
Ce sont de vraies influences sur votre musique ?
Martin : Je pense que ce que tu aimes vraiment t’influence nécessairement d’une façon ou d’une autre. Dans ma façon d’être, je suis influencé par des comédiens très certainement.
Tu es un comédien ? Es-tu en train de jouer ?
Martin : ( rires ) J’aimerais en être un.
Vous êtes au carrefour de beaucoup de cultures différentes. Déjà entre Copenhague et LA, mais aussi dans vos nombreux voyages… Quelle importance pour votre musique ?
Martin : Nous avons beaucoup été en Europe, aux États-Unis, jamais au Japon ou en Australie pour l’instant. Alors dans chaque pays, il y a certains stéréotypes, dans la façon d’être, de s’habiller, dans les habitudes. Mais il y a aussi tous ces gens qui diffèrent de ces clichés, et qui sont tout aussi intéressants.
Victoria : Traverser plusieurs cultures, c’est évidemment très inspirant pour écrire, ce sont plusieurs émotions (et plusieurs points de vue, précise simultanément David). Je compose quand je voyage oui, mais nous n’avons pas souvent le temps.
La mode, est-ce un autre moyen de révélation pour vous ?
Martin : J’ai une approche très simple de la mode, j’achète simplement ce qui me plaît, je choisis ce qui me convient et ça s’arrête là… Aujourd’hui j’ai une veste d’une fille de LA.
Victoria : J’achète beaucoup de magazines, je regarde les différents styles, je me fais ma propre opinion et parfois je décide d’acheter une robe, comme celle-ci c’est une Miss Sixty. J’aime être spéciale, dit-elle d’une voix accompagnée d’un sourire. C’est un très bon moyen d’exprimer qui tu es.
Moi par exemple ? Qu’en penses-tu ? Je porte une jupe courte noire à boutons, des collants bleus, des boots grises, une veste grise et noire à rayures. Dans mes cheveux, un serre-tête noir derrière ma frange.
Victoria : Toi… Very good ( j’attends, entre l’étonnement et l’angoisse, même si l’intonation était très positive ). Je pense que tu es une ‘good girl’, que tu as terminé tes études, que tu aimes être jolie et que tu veux te marier.
Devant mes refus et mon indignation, elle poursuit :
Tu vas voir plus tard, peut-être que la prochaine fois qu’on te revoit tu diras que j’avais raison !
Devant mes refus et mon indignation répétés, elle poursuit toujours :
J’avais raison pour les études !
Les hommes se marrent.
Crédits photo
©ADELAP – Alexandra de Lapierre
En savoir +
Guess, Devotion Implosion sorti chez depuis le 20 octobre 2009 sur le label Ryko .
Myspace : http://www.myspace.com/gliss
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